samedi 18 janvier 2020 14:26:51

M. Kamel Rezig, ministre du Commerce : «Des avantages pour les plus performants»

Des incitations, fiscales notamment, oui. Une contrepartie, voire une plus-value, aussi. Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, a annoncé, hier, que tout avantage accordé devra rimer avec obligation de résultat.

PUBLIE LE : 14-01-2020 | 0:00
Ph. A. Asselah

Des incitations, fiscales notamment, oui. Une contrepartie, voire une  plus-value, aussi. Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, a annoncé, hier, que tout avantage accordé devra rimer avec obligation de résultat.

S’exprimant lors d’une journée d’études de la CACI, consacrée à la loi de finances 2020, M. Kamel Rezig précise que le tout s’inscrit en parfaite harmonie avec les engagements du Président d’asseoir une économie de croissance novatrice, avec un seul mot d’ordre: l’efficacité. Commentant les dispositions de la LF 2020, le ministre rappelle, d’abord, que l’adoption du texte est intervenue «dans des conditions très spéciales», notant une série d’avantages visant à mieux capter les investissements.
A ce sujet, il cite la levée des restrictions prévues dans le cadre de la règle 51-49, et l’instauration de l’impôt sur la fortune, ainsi que le retour de l’importation des véhicules de moins de trois ans. «Nous voulons préserver le rôle social de l’Etat», argumente M. Rezig. De son côté, M. Kamel Aïssani, directeur général des Impôts, a relevé, de prime abord, que l’amélioration des recettes fiscales a imposé la recherche de ressources supplémentaires, affirmant que le besoin de financer le Trésor se situe à quelque 2.000 milliards de dinars. A ce titre, l’intervenant indique que la loi de finances 2020 apporte des réaménagements à certaines mesures, dont l’impôt forfaitaire unique qui «n’a pas engrangé des ressources supplémentaires pour le budget de l’Etat». D’où, précise l’orateur, cette décision de revenir à l’ancien régime «où chaque contribuable devra payer le juste impôt». Partant du principe que trop d’impôt, tue l’impôt, M. Aïssani estime que le relèvement des taux d’imposition ne signifie pas forcément un bon résultat.
D’autre part, il rebondit sur un des engagements du Président Tebboune, à savoir une refonte profonde du système fiscal.
De son côté, M. Kamel Touati,  directeur de la législation et de la règlementation fiscales par intérim, a égrené différentes dispositions de la LF 2020, précisant qu’elles n’impactent pas le citoyen. La Direction générale des impôts compte lancer un recensement national des assujettis à l'impôt sur le patrimoine, restructuré dans le cadre de la loi des finances 2020, a, en outre,  annoncé Kamel Touati. Citant l’importation de véhicules de moins de 3 ans, il indique que les Douanes publieront un texte réglementaire très précis. Rappelons que, tout récemment, l’ex-ministre des Finances, M. Benkhalfa, a indiqué que 2020 doit être l’année du renouement avec la croissance et les financements alternatifs, précisant que dans le cas contraire, «des difficultés vont surgir». Relevant un taux de croissance de 1,8, «le plus faible de la décennie», des possibilités «très limitées» d’ajustement de la valeur du dinar, des équilibres internes et externes «tendus», l’ex-ministre des Finances qualifie l’équation de «complexe». A ses yeux, il y a nécessité d’aller vers une loi de finances complémentaire pour trouver des alternatives au budget et renforcer l’inclusion financière. Pour les équilibres externes, marqués par une balance commerciale «sous pression», il préconisait d’ «encadrer les flux du commerce extérieur et revoir le business-plan des entreprises activant dans l’importation».
Fouad Irnatene

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