samedi 18 janvier 2020 14:22:09

Amine Mesbah, enseignant universitaire : «Il est nécessaire de déployer une force onusienne ou africaine»

Un cessez-le-feu obtenu après d’intenses efforts d’Alger

PUBLIE LE : 14-01-2020 | 0:00
D.R

L'enseignant universitaire, Amine Mesbah, a estimé, hier, que la Conférence de Berlin sur la crise en Libye, prévue janvier courant, va consolider l'accord de cessez-le-feu observé depuis la nuit de samedi dernier par les parties libyennes. Les initiateurs de la Conférence de Berlin «peuvent en effet convaincre les belligérants de la nécessité de déployer une force onusienne ou de l'Union africaine  e pour veiller sur le respect de l'accord en question», a soutenu M. Mesbah, dans une déclaration à l'APS. «La présence d'une force garante à été à l'origine de toutes les expériences du cessez-le feu réussies dans l'histoire», a-t-il dit, faisant observer que les Nations unies ne sont présentes en Libye qu'à travers «une mission diplomatique». La conférence de Berlin va consolider aussi le cessez-le feu, selon M. Mesbah, dans le sens qu'elle œuvrera à  dissiper les différends entre les protagonistes de la crise, qui ont été, «pendant longtemps, l'origine de l'échec des initiatives de règlement onusiennes». «Les préparatifs d'une telle conférence sont en cours», a déclaré, lors d'une conférence de presse régulière à Berlin, Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement, ajoutant qu'elle serait réunie «dans tous les cas» en janvier et qu'elle pourrait se tenir dimanche 19 janvier. «L'échec, jusque-là, des Nations unies à convaincre les deux parties à dépasser leur différends renseigne sur la difficile entente en Libye et l'existence de divergences», a, en outre, indiqué M. Mesbah. Le déploiement d'une force pour la supervision du cessez-le-feu en Libye n'est pas seulement indispensable, selon lui, pour le respect du cessez-le-feu et la protection des civils, mais aussi pour apporter des solutions à certains problèmes qui peuvent surgir et qui peuvent entraver la mise en œuvre des accords, dont des chapitres ont trait à la régulation de l'exploitation des hydrocarbures dans le pays.

Un cessez-le-feu obtenu après d’intenses efforts d’Alger

Les protagonistes de la crise en Libye observent un cessez-le-feu au terme d'intenses efforts de l'Algérie. Alger a multiplié les initiatives diplomatiques pour parvenir à un cessez-le-feu en Libye, alors que la logique de la guerre menaçait de prendre des proportions aux conséquences plus dramatiques. Soucieuse de rester à «équidistance» des deux camps, l'Algérie a rejeté toute ingérence étrangère en Libye et exhorté toutes «les parties libyennes à retourner rapidement à la table des négociations». Sur la question du rôle que l'Algérie pourrait jouer dans la consolidation et le renforcement de l'accord de cessez-le-feu, Mesbah a indiqué que l'Algérie, à la différence des autres pays, «pourrait largement contribuer et faire avancer positivement les choses», grâce aux «liens forts qu'elle entretient avec le peuple libyen, ce qui fait d'elle +une voix écoutée+». «L'Algérie pourrait aussi, par sa proximité avec la Libye, convaincre les partis politiques en Libye quant à la dissipation des différends et de la nécessité d'opter définitivement pour la paix», a ajouté l'universitaire.
En outre, a-t-il conclu, «l'envoi des aides humanitaires dans la région par l'Algérie est de nature, aussi, à lui permettre une présence aux côtés des Libyens et contribuer, par la même, au rapprochement entre les parties en crise».

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions