samedi 18 janvier 2020 14:14:25

Grand angle : Espoir

Les nombreux appels à un cessez-le-feu ont finalement été entendus par les deux belligérants libyens.

PUBLIE LE : 13-01-2020 | 0:00
D.R

Les nombreux appels à un cessez-le-feu ont finalement été entendus par les deux belligérants libyens. Après des mois de combats, le cessez-le-feu est entré en vigueur hier. Mais la question est de savoir s’il résistera aux aléas et durera le temps que puisse être relancé le processus politique. La mission de l'ONU s'est félicitée de ces annonces, exhortant les parties «à laisser place aux efforts pour un dialogue interlibyen». Il n’en demeure pas moins que cette acceptation de la part des deux rivaux d’un cessez-le-feu est en soi un signe encourageant pour les prochaines semaines. Car aussi fragile qu’il soit, il est la preuve que les combats fratricides en Libye n’ont pas lieu d’être, d’une part et que, la pression que les parrains de chaque camp sont capables d’exercer sur leurs alliés, est à même de conduire la Libye à tourner cette page douloureuse et chaotique de son histoire. Le cessez-le-feu à l'initiative d'Ankara et Moscou est ainsi la preuve du poids que les puissances étrangères exercent sur les deux rivaux libyens. Mais pas uniquement. L’intense ballet diplomatique suscité par la crainte d'une internationalisation accrue du conflit à la suite de la décision de la Turquie d’envoyer des soldats sur le sol libyen a joué en faveur de cette accalmie. Car, faut-il le souligner, la décision d’Ankara est venue complexifier le conflit en cours depuis 2011. Il y a lieu aussi ici de souligner le déploiement de l’Algérie qui a, tout en se gardant de prendre partie, se tenant à équidistance des deux protagonistes, redéployé sa diplomatie en faveur de la recherche d’un règlement pacifique au conflit. La conférence à Berlin que l’Allemagne espère organiser sous l’égide de l’ONU tombe ainsi à point nommé pour sceller, peut-être, un début d’accord mettant fin à la situation qui prévaut en Libye . Car si le cessez-le-feu est entré en vigueur, force est de rappeler aussi que rien n’est pour autant acquis et que sa fragilité est certaine. D’autant que Fayez al-Sarraj, chef du Gouvernement d'union nationale n’a pas manqué, en annonçant qu'il acceptait lui aussi une cessation des hostilités, de souligner le
«droit légitime» de ses forces de «riposter à toute attaque». Mais l’espoir que la sagesse l’emporte est de mise dans l’intérêt de la Libye et son peuple.
         Nadia K.

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