samedi 18 janvier 2020 14:33:25

Témoignages , Khaoulen, doyenne de l’imzad : Pour perpétuer le son de l’Ahaggar

Actuellement, dans l’Ahaggar, l'une de celles qui maîtrisent le mieux les airs de l'imzad et l'une des dernières gardiennes de cet art musical ancestral est Khaoulen, une femme de la catégorie des forgerons enaden qui est sollicitée à chaque occasion.

PUBLIE LE : 12-12-2019 | 0:00
D.R

Actuellement, dans l’Ahaggar, l'une de celles qui maîtrisent le mieux  les airs de l'imzad et l'une des dernières gardiennes de cet art musical ancestral est Khaoulen, une femme de la catégorie des forgerons enaden qui est sollicitée à chaque occasion.

Nous avons eu l'occasion d'assister et d'être émerveillés par la pratique de l'imzad, joué par cette grande dame qui a dépassé les 75 ans. mais la maîtrise de cet  instrument qu’affectionne bien cette femme  targuie, qui le joue exclusivement pour raconter l’histoire ancestrale de la région et de son peuple, permet toujours de sauvegarder la mémoire et d'être vecteur d'une culture qui ne s’essouffle pas. certes de vieux mais toujours là pour égayer les airs du grand Sud avec des mélodies en voie de mutations modernes. pour Khaoulen, l’imzad semblait avoir réellement une fonction thérapeutique. Cette tazengharet, qui a vu des hommes et des femmes tomber en catalepsie, avait tout l’aspect d’un rituel de possession. Vêtue d’une tenue traditionnelle targuie et tenant fermement l’instrument, Khaoulen jouait de différents airs. Elle adaptait progressivement son jeu à l’état et la gestuelle du possédé, jusqu'à trouver le rythme qui lui correspondait et qui enchantera l’assistance à cette petite cérémonie organisée à l’auberge caravanséraille, dans le cadre du projet national des parcs culturels de l’Ahaggar. Des monts du Hoggar aux cathédrales de pierre du Tassili, des massifs de l'Aïr au Niger et de l'Adrar des Ifoghas au Mali, l'imzad a accompagné durant des siècles les Touaregs, ce peuple qui considère la femme comme le pilier central de la société. Khaoulen se réjouit de pouvoir transmettre cet art qu’elle pratique depuis l'âge de 10 ans, comme il nous a été expliqué par le directeur du parc de l’Ahaggar. la  joueuse de l’imzad, Khaoulene Alamine, demeure toujours une doyenne incontestée de cet art. Chapeau bas l’artiste. 
K. A. A.
 

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