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Banque nationale d’Algérie (BNA) : Rahali Lahouari, nouveau PDG

700 millions de dépôts de devises supplémentaires enregistrés.

PUBLIE LE : 11-12-2019 | 23:00
Ph. A. Asselah

« La réforme de la gouvernance des banques publiques, récemment décidée par le gouvernement, doit constituer, dans ce cadre, un axe stratégique majeur guidé par les principes d’autonomie, d’efficacité et d’obligation de performances», a indiqué, hier à Alger, le ministre des Finances, Mohamed Loukal, lors de l’installation du nouveau PDG de la Banque nationale d’Algérie (BNA), Rahali Lahouari.

«La banque doit constituer le signal fort de l’orientation des nécessaires réformes bancaires, à même de promouvoir la concurrence et davantage d’efficacité dans l’intermédiation bancaire», a-t-il insisté. Il a souligné que « cette réforme vise à rehausser l’activité bancaire, à travers une meilleure gouvernance des banques publiques, compte tenu de leur poids dans la sphère bancaire et financière et des défis qui leur sont assignés, en matière de performances, d’efficience managériale, d’approches prospectives». Il s’agit, dit-il, «à travers cette réforme, de l’amorce du processus de mise à niveau de nos banques publiques, afin de leur permettre d’agir en vecteur de développement économique du pays, en matière de bancarisation, d’inclusion financière et de financiarisation de l’économie pour une croissance plus inclusive». S’adressant aux cadres et aux professionnels du secteur M. Loukal leur a indiqué qu’ «il est attendu de votre banque une activation, notamment dans l’intensification, en matière de collecte de l’épargne y compris en dynamisant l’action commerciale, la poursuite des efforts de bancarisation et l’amélioration du niveau d’inclusion financière». Il a jouté que «la prospection active de nouveaux segments de clientèle par le lancement de produits d’épargne adaptés et l’élargissement de l’usage des instruments monétiques, et l’adoption de stratégies de communication actives pour soutenir une diffusion plus large des produits bancaires». Mettant l’accent sur le rôle des banques, le premier responsable du secteur a indiqué qu’il est crucial dans le contexte actuel de difficultés financières».

Améliorer les capacités à accompagner la création des PME

Et de poursuivre : «L’implication plus rigoureuse du système bancaire et financier est fondamentale, pour s’inscrire dans cette exigence, et ce, par une disponibilité de ressources adéquates, grâce à sa capacité d’amélioration des services bancaires et par une politique plus agressive d’offres de services innovants, y compris une politique de taux de placement plus attrayante». Il a réitéré le fait que «la collecte des ressources est le talon d’Achille de notre système bancaire». A ce titre, le ministre a appelé les banques à améliorer davantage leurs capacités à accompagner la création et le développement des entreprises, notamment la PME productive, à participer par des financements multiformes à la croissance de notre économie et sa diversification, et aussi à développer l’agressivité commerciale en matière de collecte de ressource, en direction de la masse monétaire non bancarisée, par une offre de services plus large et de produits innovants, notamment ceux à la finance participative devant permettre d’élargir les segments de clients des banques. Mettant à profit cette occasion, M. Loukal a donné des instructions fermes aux banquiers pour aller vers les ressources du marché afin de conserver leurs marges bancaires et leurs produits nets bancaires dans de bonnes conditions. Il a insisté à ce propos sur la nécessité d’offrir aux clients le meilleur accueil, le meilleur service et les meilleures conditions de relation de proximité avec la banque à savoir, la consultation à distance. Ce sont là, ajoute-t-il, « des défis qui impliquent tout le personnel de la banque». Évoquant à cet effet le nombre de comptes devises, il a indiqué que «d’après nos statistiques, il est de l’ordre de 500 à 700 millions de dépôts supplémentaires enregistrés récemment». Il a estimé que «le lancement de l’importation de véhicules de moins de trois ans constituera une opportunité idoine et    efficace pour inciter les gens à ouvrir des comptes en devise», car, a-t-il précisé, «le paiement se fera à travers les banques». S’agissant par ailleurs de l’inclusion financière, il a indiqué que « le challenge pour les banques c’est de récupérer au moins 2.500 milliards de dinars sur les 4.500 milliards chez les particuliers».
Makhlouf Ait Ziane
 

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