mardi 21 janvier 2020 02:24:51

Diabète : Appel au remboursement des médicaments innovants

Les participants au séminaire sur le diabète ont appelé au remboursement de certains médicaments innovants destinés au traitement d’une catégorie de diabétiques

PUBLIE LE : 12-12-2019 | 0:00
Ph. : Wafa

Les participants au séminaire sur le diabète ont appelé au remboursement de certains médicaments innovants destinés au traitement d’une catégorie de diabétiques. Organisée par le laboratoire pharmaceutique Novo Nordisk, cette conférence, animée par d’éminents spécialistes algériens, a été l’occasion pour souligner l’importance «d’optimiser» la prise en charge de cette pathologie, dont les complications pèsent «lourd» sur le système de santé.

Le Pr Amar Tebiabia, chef de service médecine interne de l'EPH d’El Biar (Alger), a indiqué que la prise en charge de la maladie du diabète est en «nette» progression à travers le monde entier et l’Algérie ne fait pas l’exception, ajoutant que si on veux agir dans l’efficacité, il faut prévenir la maladie en luttant contre les facteurs de risques. «L’obésité et l’excès pondéral, le pré-diabète, la sédentarité et le tabac constituent des facteurs de risques évitables», a-t-il expliqué, précisant que 30% des femmes algériennes sont obèses contre 14% chez les hommes.
Le président de la société algérienne de médecine interne a fait part également de l’existence d’une grande variété de médicaments innovants dont certains sont disponibles en Algérie et qui ne sont toujours pas remboursables. «Ces médicaments sont destinés au traitement d’une catégorie de malades, notamment les obèses et ceux qui présentent un risque cardiovasculaire», a-t-il fait remarquer, estimant que le nombre de malades qui nécessitent ces médicaments ne dépasse pas les 25%. Et d’enchaîner : «Il faut cibler les malades qui nécessitent ce genre de traitement dans une approche de rationalisation des dépenses en matière de santé.»
De son côté, le médecin chef du service endocrinologie-diabétologie du CHU Ibn-Badis de Constantine a qualifié le diabète d’épidémie «majeure à grande échelle» et confié à cette occasion que sa prévalence dans le monde est passée de 151 millions en 2000 (4,6% de la population mondiale) à 463 millions (9,3%) en 2019. La fédération internationale du diabète (FID) tire la sonnette d’alarme en termes de prévalence du diabète et ses complications. Elle prévoit que 578 millions de personnes, soit 10,2% de la population mondiale, seront atteintes de diabète d'ici 2030. «Ce chiffre passera à 700 millions d'ici 2045 si aucune mesure appropriée n'est prise pour faire face à la pandémie», a fait savoir le Pr Nassim Nouri, en ce référant aux estimations de la FDI.
Selon lui, les chiffes sur le diabète augmentent, les risques cardiovasculaires et les autres complications liées à la maladie aussi. Il existe, selon lui, des avancées scientifiques dans le domaine de la diabétologie, entre autres, deux classes thérapeutiques prennent le dessus, citant les agonistes du GLP-1 et celle des inhibiteurs des SGLT-2 comme médicaments qui provoque la sortie du sucre dans les urines. «Ce médicament a prouvé son efficacité dans le traitement du diabétiques de type 2 qui présentent un risque cardiovasculaire élevé», a-t-il expliqué, ajoutant que c’est une «importante» découverte.
Le Pr Nouri a indiqué que ce médicament n’existe pas encore en Algérie et fait savoir cependant qu’un laboratoire compte le mettre à la disposition des malades algériens «tout prochainement».    Le spécialiste précisera, dans le même contexte, que le GLP-1 (Liraglutide), un médicament innovant qui a été introduit en Algérie depuis des années, a montré un avantage «certain» sur la perte pondérale, la protection cardiovasculaire et le contrôle du diabète.
«C’est un médicament innovant qui a obtenu une autorisation de mise sur le marché depuis plus de 5 ans et qui est en attente de son remboursement par la sécurité sociale», a-t-il confié encore.
Pour sa part, la spécialiste en médecine interne à l'Etablissement public hospitalier de Birtraria, le Pr Samia Zekri, a présenté les résultats de plusieurs enquêtes effectuées en Algérie sur le diabète, faisant part de la hausse en termes de prévalence de cette maladie qui est passé de 8 % en 2004 à 14,5 % en 2017. Une situation,  selon la spécialiste, est imputée au changement du mode de vie et de consommation des citoyens et le manque de l’activité physique. Elle relèvera, dans ce contexte,  la nécessité de lutter contre les facteurs de risque, citant entres autre, l’obésité, le tabac et la sédentarité. Noton que le médicament Liraglutide sera produit localement par Novo Nordiste en partenariat avec Groupe Saïdal, en vue de couvrir les besoins nationaux.  Ceci permettra de réduire la facture d'importation en ligne avec la vision stratégique du gouvernement algérien.
Kamélia Hadjib
 

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