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Procédure de destitution : Le sénat, « l’antre » de Trump

Dans une décision appelée à marquer l'histoire, les démocrates américains ont retenu mardi deux chefs d'accusation dans la procédure de destitution visant Donald Trump : abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

PUBLIE LE : 11-12-2019 | 23:00
D.R

Dans une décision appelée à marquer l'histoire, les démocrates américains ont retenu mardi deux chefs d'accusation dans la procédure de destitution visant Donald Trump : abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès. Ces chefs d’accusation, jugés «ridicules» par le Président, étaient débattus hier au sein de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, en vue d'un vote en séance plénière la semaine prochaine. Compte tenu de la majorité démocrate dans cette enceinte, Donald Trump deviendra alors, selon toutes les probabilités, le troisième président de l'histoire des États-Unis mis en accusation au Congrès.  Jusqu'ici, seuls les présidents Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998 ont vécu cette situation. Le républicain Nixon avait démissionné avant.     
M. Trump devrait in fine échapper à une destitution, puisque le Sénat, chargé de son procès, est contrôlé par les républicains. Mais le vote à la Chambre laissera une marque sur sa campagne de réélection. Mardi soir, lors d'un meeting électoral en Pennsylvanie, le président se montrait combattif, martelant devant une marée de casquettes rouges : «Vous avez tellement de chance que je sois devenu votre président. Un président normal se serait caché sous la table, le pouce dans la bouche, disant : "maman, ramène-moi à la maison, parce qu'il trouverait ça trop dur".»  Plus tôt dans la journée, devant les drapeaux américains, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait évoqué un «jour solennel», lors d'une allocution matinale pour annoncer les chefs d’accusation retenus contre le milliardaire new-yorkais. Elle a jugé «triste», mais «nécessaire» d'en arriver là. Sinon, «nous disons adieu à la République et bonjour au président-roi». Reste à savoir si son procès, envisagé en janvier, sera rapide, comme le souhaitent certains proches du président, ou si Donald Trump s'en servira comme tribune politique. En attendant, la procédure empiète sur le fonctionnement du Congrès.   
M. T. et Agences

 

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