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Commentaire : L’heure des urnes

Après une campagne électorale pleine et intense, les Algériens vont renouer demain avec les urnes pour élire un nouveau président et mettre fin à la situation d’intérim.

PUBLIE LE : 11-12-2019 | 0:00
D.R

Après une campagne électorale pleine et intense, les Algériens vont renouer demain avec les urnes pour élire un nouveau président et mettre fin à la situation d’intérim. Ce jeudi 12 décembre marque la fin d’une phase de turbulences et le début d’un vrai changement démocratique dans le pays. Les électeurs sont conviés à choisir en toute liberté et transparence un président de la République parmi les cinq candidats à ce scrutin décisif. Ils auront à rendre le verdict définitif et trancher pour l’un des postulants qui remplit les conditions pour diriger l’Algérie pendant les cinq prochaines années. Durant trois semaines, les Algériens ont écouté et suivi les programmes, visions et propositions des uns et des autres, à travers des meetings, des sorties de proximité et des interventions dans les médias, audiovisuels ou presse écrite. Les candidats ont tout fait pour expliquer, convaincre et séduire des citoyens de plus en plus exigeants sur la conduite des affaires publiques.
Sur le plan organisationnel et logistique, tout est fin prêt pour la tenue du scrutin dans les meilleures conditions possibles. Tout est mis en place pour accueillir les électeurs, les journalistes et les observateurs durant cette phase importante de l’élection présidentielle. Les structures qui doivent organiser, superviser, contrôler et encadrer les opérations électorales sont installées et opérationnelles, grâce au grand et formidable travail réalisé par les membres de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Sous la conduite de l’ancien ministre de la Justice, garde des Sceaux, Mohamed Charfi, les membres de cette instance, tant au niveau national que local, ont déployé de grands efforts sur le terrain pour parachever les préparatifs pour la tenue de cette élection dans les meilleures conditions et pour garantir son déroulement dans un climat de sérénité, de transparence et de liberté. Pour réussir cette mission, tous les moyens matériels et humains ont été mobilisés durant toutes les phases électorales qui se sont déroulées, il faut le rappeler, dans d’excellentes conditions.
L’élection présidentielle de demain, qui constitue la clé de voûte dans le processus de règlement de la crise qui perdure depuis près de dix mois, est parmi les résultats du dialogue inclusif qui avait eu lieu en été dernier. Un dialogue conduit par un panel de personnalités nationales, coordonné par l’ancien président de l’APN, Karim Younès, s’est déroulé en plusieurs rounds. Un bon nombre d’acteurs et chefs de partis et responsables d’organisations de la société civile y ont pris part. Le processus a été couronné par l’élaboration d’un rapport détaillé portant synthèse des différentes propositions et avis émis par les participants ainsi que les recommandations portant les mesures et actions qui doivent être annoncées. Suite à ce dialogue, il a été décidé en septembre dernier l’institution d’une Autorité nationale indépendante pour organiser, superviser et contrôler l’élection présidentielle du 12 décembre. Depuis la mise en place de cette instance, le processus électoral est en marche pour aboutir dès demain à l’expression de la souveraineté populaire par les urnes. Encadré et organisé par l’ANIE, le scrutin présidentiel de demain sera une nouvelle expérience à inscrire dans le processus de renouveau démocratique dans le pays. Il consacrera le changement et la victoire de la volonté populaire par la voie démocratique dans des conditions de transparence et de régularité, tant souhaitées par les citoyens. Le scrutin de ce jeudi est incontestablement l’amorce d’une nouvelle ère qui consacre la concrétisation des aspirations du peuple par les urnes. En élisant demain librement et démocratiquement le futur chef de l’Etat, les citoyens lui donneront un mandat populaire pour engager toutes les réformes nécessaires dans tous les domaines et à tous les niveaux, afin de répondre aux attentes et aspirations exprimées par le peuple. Muni d’un mandat populaire et auréolé par la légitimité des urnes, le président de la République qui sortira des urnes à l’issue de ce scrutin aura tous les pouvoirs et prérogatives pour conduire le changement et le renouveau démocratique et lancer les chantiers du développement économique et social du pays.
    M. Oumalek

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