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Réforme des finances publiques, Goumiri : «nécessité d’un traitement particulier»

La politique d’aménagement du territoire doit impérativement s’accompagner de réformes, notamment au plan des finances publiques.

PUBLIE LE : 10-12-2019 | 23:00
D.R

La politique d’aménagement du territoire doit impérativement s’accompagner de réformes, notamment au plan des finances publiques. C’est ce que suggère l’expert financier, Mourad Goumiri, dans une contribution pour le site d’actualité économique Maghreb Émergent, sous l’intitulé «Les nouvelles wilayas, les finances publiques et la démocratie». Dans ce contexte, affirme-t-il, «ces réformes qui tardent à venir dans notre pays sont les plus emblématiques et nécessitent un traitement particulier qui doit absolument entraîner une révolution en la matière».
En effet, «dans un pays comme l’Algérie où la dépense publique (dans son volet de fonctionnement et d’équipement) prend des proportions de plus en plus importantes et mobilise l’essentiel des ressources des collectivités locales et des établissements publics, il est urgent d’introduire des réformes drastiques afin de réviser la répartition et d’améliorer leurs rendements».
En fait, «L’avènement de la loi des finances, chaque année, est un moment d’une extrême importance dans la vie économique de la nation. Mais, au-delà de l’aspect purement politique de ce texte juridique, prévu par la Constitution, il ne faut pas perdre de vue qu’il implique le citoyen de base puisque c’est la collecte de l’impôt (recettes fiscales) qui est censé nourrir les ressources budgétaires (impôts sur les personnes physiques et morales).
D’autre part, l’affectation de la dépense a des répercussions sur la vie de la population dans de très larges secteurs de sa vie quotidienne, comme l’éducation, la santé, le transport…».
Il fera remarquer également que «les diverses subventions accordées aux secteurs apparaissent également dans le budget général. Dès lors, affirme Mourad Goumiri, «les allocations de ressources publiques, hiérarchisées par ordre de priorité, doivent être en même temps efficaces et transparentes», notamment en matière d’imposition fiscale. Il s’avère que «la réforme fiscale a été un levier pour tous les pouvoirs, qui se sont succédé, depuis l’indépendance, sans qu’aucun n’ait pu identifier les vrais enjeux politiques et subséquemment proposer des solutions acceptables par un consensus sociétal. Conscients de la nature politique de la réforme fiscale, les pouvoirs successifs n’ont pas réuni les conditions minimales pour obtenir l’assentiment populaire pour arriver à un consensus politiquement acceptable.
D’autant que les réformes structurelles impliquent nécessairement des décisions spécifiques en matière de «finances locales» et, subséquemment, sur les relations entre le pouvoir central et les régions, relations très sensibles depuis toujours dans l’histoire récente et ancienne de notre pays». L’expert précise que «la condition sine qua non de cette démarche est entièrement dans une plus grande ouverture démocratique, l’implication de la société civile dans la prise en charge des problèmes sociétaux et certainement pas dans la création de dix (ou plus) nouvelles wilayas». En fait, «le dossier est complexe et suffisamment explosif pour le traiter sérieusement !» insiste-t-il.
D. Akila

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