lundi 06 avril 2020 09:50:22

Présidentielle du 12 décembre : Débat télévisé entre les candidats

Nécessité de réviser la Constitution

PUBLIE LE : 07-12-2019 | 0:00
D.R
Lors du débat animé hier par les candidats, les thèmes abordés avaient trait aux dossiers politique, de la santé, de l’éducation et des relations extérieures.
Abdelaziz Belaïd, du front El-Moustakbal, propose un dialogue avec la participation d’experts et de la classe politique pour parvenir à un référendum sur la Constitution.
 Selon lui, de grandes franges de la population évitent de s’inscrire dans la vie politique et qu’il faut militer pour la restauration de la confiance entre gouvernants et gouvernés, et propose une refonte de la loi sur les partis et sur les élections. 
Abdelmadjid Tebboune, candidat indépendant, a indiqué que la Constitution est le premier jalon du changement, et qu’elle devra faire l’objet d’étude prospective pour réaliser la séparation des pouvoirs.
Tebboune insiste sur l’importance de la loi électorale qui doit éloigner le pouvoir de l’argent de la politique. 
Ali Benflis, de Talai’e El-Hourriyet, considère que la réponse aux aspirations du peuple nécessite une Constitution pour établir un régime semi-présidentiel et une répartition des compétences du pouvoir exécutif entre le Parlement et le Premier ministre. 
Benflis estime que quelques éléments, comme la personnalisation du pouvoir, ont perverti la vie politique, ce qui a permis à l’argent de faire son entrée dans la vie politique.
Il ajoute que de multiples composantes de la société, y compris les forces politiques, doivent être organisées de manière rationnelle à travers les lois sur les partis et sur les élections. Le financement des partis est aussi une question importante pour le candidat qui appelle à une séparation entre l’action politique et l’argent, ce qui passe aussi par un État des institutions.
Azzedine Mihoubi, du RND, a indiqué qu’il s’est engagé devant le peuple pour mener une action commune et à adopter une Constitution qui puisse épargner au pays des crises politiques, comme il faut passer à une République des institutions, avec une place particulière pour le pouvoir judiciaire afin d’être prémunis contre toute ingérence. Il prône l’équilibre des institutions, pour éviter les carences dans la Constitution actuelle.  
Abdelkader Bengrina, du mouvement El-Bina, a rappelé qu’il n’a jamais été en faveur des précédentes révisions constitutionnelles, et veut faire de la Loi fondamentale une opportunité pour approfondir les libertés publiques et privées, et ce après un large débat entre toutes les composantes de la nation, pour aboutir à un régime semi-présidentiel qui définit clairement les missions du président de la République et du Premier ministre. Le gouvernement doit être un reflet de la composante du Parlement, comme il y a lieu d’instaurer un équilibre des institutions, précise-t-il.
Bengrina répond aussi à la question sur le renouveau de la vie politique, et estime que les citoyens ont le droit de sortir dans la rue pour exprimer diverses opinions, en ajoutant que les partis ne représentent pas le peuple, du fait de leur implication dans la fraude électorale sans respect de la volonté des électeurs. L’Algérie nouvelle issue du hirak du 22 février impose de prendre en compte plus sérieusement l’opinion de l’opposition, recommande-t-il. 
La première heure du débat a été entièrement consacrée au dossier politique et à l’organisation de l’élection. À l’heure où nous mettons sous presse, le débat se poursuivait. Nous y reviendrons dans notre prochaine édition. 
Ahmed Mesbah
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