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5e édition du grand prix Assia-Djebar du roman : Kheiri Belkhir, Djamel Laceb et Lynda Chouiten primés

Les noms des trois lauréats de la plus prestigieuse des distinctions littéraires dans la catégorie Roman en Algérie ont été dévoilés, dans la soirée de jeudi dernier, lors d’une cérémonie solennelle au palais de la Culture Moufdi-Zakaria, en présence du ministre de la Communication, ministre de la Culture par intérim, porte-parole du gouvernement, Hassen Rabehi, et de hauts cadres de l’État.

PUBLIE LE : 05-12-2019 | 19:20
Ph.:Nacéra I.
Les noms des trois lauréats de la plus prestigieuse des distinctions littéraires dans la catégorie Roman en Algérie ont été dévoilés, dans la soirée de jeudi dernier, lors d’une cérémonie solennelle au palais de la Culture Moufdi-Zakaria, en présence du ministre  de la Communication, ministre de la Culture par intérim,  porte-parole du gouvernement, Hassen Rabehi, et de hauts cadres de l’État.
 
Institué en 2015 par l’Entreprise nationale des arts graphiques (ENAG) et l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP), en hommage à la romancière algérienne Assia Djebar, membre de l’Académie française à partir de 2005, disparue en février 2015,  le Grand Prix Assia-Djebar du roman vise l’encouragement de  la production de la littérature en Algérie. Il  récompense des œuvres, dans les deux langues nationales (arabe et amazigh) et la langue française de fiction en prose, qui se distinguent par leur originalité ou leur style. L’esprit Assia Djebar, c’est la quête de l’identité, l’authenticité du terroir, la pluralité linguistique du Maghreb et ses richesses, les voix féminines, le travail sur la mémoire et le patrimoine, les méfaits de la colonisation, le respect des valeurs humaines et l’ouverture sur l’universalité, la beauté de l’écriture. 
Ainsi, les noms des trois meilleurs participants à cette cinquième édition consécutive de la plus prestigieuse des distinctions littéraires ont été dévoilés par le jury lors d’une cérémonie solennelle, en présence du porte-parole du gouvernement, ministre de la Communication et ministre de la Culture par intérim, M. Hassen Rabehi, et de hauts cadres de l’Etat. Dans son allocution, le ministre  a souligné que le Prix Assia-Djebar porte le nom d’une  écrivaine et académicienne «attachée à sa patrie et son identité», qui a contribué à travers sa plume à la promotion de la littérature algérienne et du peuple algérien à l'ère du colonialisme. Il a, en outre, rappelé que «Assia Djebar demeure l'une des grandes écrivaines algériennes qui a marqué de son empreinte la littérature de son pays et à l'étranger». 
Sur les 95 œuvres en lice dans les trois langues, dont les deux langues nationales, trois ont été primées. Ainsi, le prix du meilleur roman en langue arabe a été décerné à Kheiri Belkhir pour son œuvre Noubouate rayka  de la maison d’édition Khayal. En langue amazigh, le prix est revenu à Djamel Laceb pour son roman Nna Tni des éditions Imtidad, alors que celui de la meilleure œuvre en langue française a été remis à l’auteur de une Valse, Lynda Chouiten, paru aux éditions Casbah. Les lauréats se sont vu décerner les trophées de ce Grand Prix assortis d’une récompense financière de sept cent mille dinars pour chacune des trois langues, soit une baisse trois cents mille dinars de moins que pour le prix décerné lors des quatre premières éditions. Le jury est composé d’universitaires et de critiques littéraires expérimentés, à savoir, Mme Aïcha Kassoul, présidente du jury, M. Hamid Abdelkader, Mme Karima Mendili, M. Kaci Djerbib et M. Ahmed Ouyed. Déplorant quelques bémols, à l’exemple des fautes de syntaxe et de grammaire, la présidente du jury, qui a exposé un panorama de la production qu’ils ont eue à examiner, a toutefois réitéré son appel aux éditeurs à améliorer la production littéraire: « Nous encourageons les maisons d’édition, effectivement à faire des efforts  ; il faut que le livre soit un bel objet qui nous permet de voyager et il doit être beau parce qu’il relève de l’art. » De son côté, le président-directeur général de l’ANEP, M. Mounir Hmaidia, a affirmé que « le Grand Prix Assia-Djebar du roman connaîtra dans les prochaines éditions un nouveau design dont les détails seront dévoilés prochainement ». L’objectif, dira le premier responsable de l’ANEP, « est de donner un nouveau souffle au prix et d’aller dans de nouvelles créations littéraires et d’élargir le champ de participation en ouvrant de nouveaux horizons ». 
Pour sa part, le directeur général de l’ENAG, M. Hamidou Messaoudi, qui a rappelé que les écrits de feue Assia Djebar qui étaient en langue française, a souligné son engagement à traduire toutes ses œuvres en langue arabe. Il a dans ce sillage rappelé: « Nous nous sommes engagés, dans la précédente édition, de procéder à la traduction des œuvres d’Assia Djebar en langue arabe, nous avons procédé à la traduction de quelques œuvres ». Il a cité à titre d’exemple, l’édition récente du roman l’Amour et la fantasia, où s’entrelacent l’histoire de l’Algérie coloniale et l’histoire personnelle d’une jeune femme algérienne. 
Sihem Oubraham
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