lundi 06 avril 2020 11:05:13

Coopération Algéro-sud-Coréenne : L’intelligence artificielle au service du développement agricole

Améliorer la visibilité des universités et des écoles

PUBLIE LE : 04-12-2019 | 0:00
Ph. Wafa

L’agriculture intelligente (smart Farming) a été, hier,  au centre des débats, lors d’un symposium organisé à l’École nationale supérieure d'agronomie (Alger). En cette ère mondiale en rapide mutation, diverses technologiques et industries se sont développées, ainsi que les opinions sur la nourriture.

La gestion des fermes agricole de plus en plus innovées. Donc, l’orientation de secteur agricole algérien  vers  l’adoption et l’intégration de ces nouvelles technologies est devenue, aujourd’hui, une nécessité. Intervenant, à cette occasion, le  ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Chérif Omari, a insisté sur la nécessité à  intégrer davantage les nouvelles technologies dans les activités agricoles. Il dira  dans ce sens que «les orientations stratégiques du Premier ministre ont notamment pour objectif  d’encourager les start-up et les jeunes porteurs de projets innovants de mettre à leur disposition tous les moyens nécessaires pour les intégrer davantage dans le développement et la croissance de l’économie», et d’ajouter  qu’«une disposition a été mise en place pour financer l’activité des jeunes porteurs de projets innovants à travers un fonds spécial». Ce dispositif, a précisé M Omari, «sera lancé officiellement à partir du mois de janvier prochain», ce qui permettra, selon lui,  aux jeunes diplômés dans le domaine de l’agriculture d’exploiter des espaces agricoles ou d’intégrer l’encadrement de l’agriculture à travers ce que nous sommes en train de  faire pour fédérer les bureaux d’études et tout l’environnement de l’ingénierie».
 Mettant à profit cette occasion, le ministre a fait savoir que «des mesures importantes  ont été également prises pour essayer de donner l’ensemble des commodités et des moyens nécessaires pour permettre aux chercheurs de travailler dans des conditions adéquates afin de donner des éléments  de réponse aux différentes problématiques de terrain qui se posent». Il a estimé  à cet effet, que la création en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur, les premières unités de recherche dans les instituts techniques constitue  un moyen efficace pour former  nos techniciens et chercheurs et leur donner l’ensemble des éléments et des conditions favorables pour leur permettre de s’ouvrir avec les autres réseaux des centres de recherche». Et de poursuivre : «A travers ces unités on va booster la production agricole, développer nos espaces ruraux et exploiter durablement nos espaces forestiers ainsi que  développer les ressources halieutiques et la création des postes d’emplois». 

Améliorer la visibilité  des universités et des écoles

Le ministre n’a pas manqué par ailleurs, de saluer le soutien de la Corée pour son accompagnement à l’Algérie dans son développement. Il a qualifié  la coopération avec le Corée «d’exemplaire et de stratégique». Il a cité  à titre d’exemple les projets de coopération réalisés en partenariat avec la Corée notamment dans le domaine aquatique (la ferme pilote d'élevage de crevette à Skikda et Ouargla).  Ce partenariat,  a-t-il dit,  «s’inscrit dans le cadre du programme de gouvernement qui vise à moderniser les systèmes de production et augmenter les  capacités de production». De son côté, Lakhdar Khelif, directeur de l’école nationale d’agriculture, il a mis en exergue le rôle primordial des chercheurs dans le développement de l’économie, indiquant que «la tenue de symposiums a pour objectif d’initier officiellement le partenariat entre nos deux institutions  (RDA et  ENSA)». Il a souligné que «ce type d’incitative s’inscrit pleinement dans la politique de formation et de recherche du ministère de l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique qui n’a cessé de mettre des moyens pour améliorer la visibilité des universités et des écoles et de toutes les structures de la recherche aussi bien au niveau national qu’au niveau  l’international  par ce type de partenariat». Il  dira que «les entreprises doivent sans cesse se réinventer et cela à travers la mise en œuvre de procédés innovants garantissant une production, en quantité mais aussi en qualité, tout en assurant un certain confort aux acteurs sur le terrain». Mettant l’accent sur les nouvelles technologies, il a fait savoir  que «l’agriculture ne peut pas rester en marge de ce développement extraordinaire qu’offert l’intelligence artificielle». Pour sa part l’ambassadeur de la Corée, Park Sujin, a rassuré  la disponibilité des entreprises coréennes à continuer davantage à travailler  avec les entreprises  algériennes.  Il dira dans ce sens que la tenue de ce symposium constitue un signal fort de notre souhait à renfoncer notre coopération, surtout dans le domaine économique.
    Makhlouf Ait Ziane

 

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