vendredi 13 dcembre 2019 15:55:37

Résolution du Parlement européen sur l’Algérie : Les réactions se poursuivent

Le Conseil constitutionnel de l’UMA condamne avec force

PUBLIE LE : 03-12-2019 | 0:00
D.R

Depuis l’adoption, par le Parlement européen, de la résolution non contraignante sur la situation en Algérie, les réactions émanant des institutions et organisations nationales et internationales se multiplient.  Toutes ces réactions dénoncent fermement ce qui a été qualifié, à juste titre d’ailleurs, de forme «d'ingérence dans les affaires internes de l'Algérie», et parmi ces institutions figure le Conseil consultatif  de l'Union du Maghreb arabe (UMA).

Le Conseil consultatif de l’UMA — et tout en faisant part de son «étonnement» par rapport à cette résolution — a dénoncé «une sinistre immixtion dans les affaires intérieures d'un État indépendant et souverain de la part d'une institution législative européenne qui n'a même pas réussi dans sa mission de hisser l'Union européenne en union politique».
Le communiqué, rendu public par le Conseil consultatif de l’UMA, affirme également que cette institution «ne jouit même pas de la prérogative d'initiative législative dans sa sphère de compétence et ne sert qu'à exercer des pressions (...) et parasiter les prochaines échéances, en l'occurrence l'élection présidentielle du 12 décembre 2019, à des fins idéologiques et pour des calculs étroits», est-il mentionné.
Aussi, le Conseil consultatif de l’UMA a salué, via ce communiqué, la volonté politique et populaire en Algérie, et l'adhésion de ses enfants de la diaspora au «projet de consécration d'une transition démocratique fluide et pacifique», de même qu’il a mis en avant que les conditions sont «réunies pour la réussite des prochaines échéances en termes de garanties de régularité et de neutralité pour le bon déroulement de l'opération électorale». 
Le Conseil consultatif de l’UMA, qui condamne donc «avec force» toute ingérence étrangère, «de quelque partie que ce soit, dans les affaires intérieures de l'Algérie», fait aussi remarquer que «le peuple algérien, qui a souffert, plus d'un siècle et demi durant, des affres du colonialisme avant de recouvrer son indépendance et sa pleine souveraineté au prix de lourds sacrifices, n'a de leçon à recevoir de quiconque et n'acceptera jamais de diktats quant à la gestion de ses affaires et de sa gouvernance».

« Le peuple algérien   est le seul habilité  à décider  de son avenir. »

«Souverain, le peuple algérien est le seul habilité à gérer, avec sagacité, sagesse et abnégation, ses affaires et à décider de son avenir loin de toute tutelle tendancieuse procédant d'une haine viscérale», souligne le communiqué relevant dans ce même contexte qu’il «ne saurait y avoir de démocratie sans le respect de la souveraineté des États et des exigences de solidarité, de respect mutuel et de partenariat égalitaire en accord avec les engagements prévus dans les Chartes internationales et les us et pratiques diplomatiques».
Enfin, il sera procédé par le Conseil consultatif de l’UMA à «la condamnation de la politique du deux poids, deux mesures véhiculée par des mercenaires infiltrant certaines tribunes et organisations internationales et régionales, et dont les préjudices sont encore visibles dans nombre de nos pays arabes, à l'instar de la Libye, de l'Irak, de la Syrie et d'autres théâtres de l'ingérence étrangère».
Réagissant aussi suite au vote de cette même résolution par le Parlement européen, l'Union interparlementaire arabe (UIPA) a dénoncé la résolution votée par le Parlement européen qui se «permet de s'immiscer, d'une manière flagrante, dans les affaires intérieures de l'Algérie», faisant part en toute clarté de son rejet «catégorique de cette ingérence, tant sur le fond que sur la forme», est-il précisé. L’UIPA évoquera par ailleurs le fait que cette résolution «a été votée par une partie qui ne jouit d'aucune tutelle sur l'Algérie indépendante et souveraine, et qui n'a pas pris en considération l'importance et la régularité de la transition démocratique profonde que connaît le pays».  Cette même position de rejet de toute forme d’ingérence, s’ajoute à celle émise précédemment par les nombreuses institutions, mais aussi à celles exprimée précédemment par les différents partis politiques, organisations nationales et autres associations.   C’est ainsi que l'Association des Oulémas musulmans algériens (AOMA) vient de dénoncer «fermement» la résolution du Parlement européen sur la situation des libertés en Algérie.

La société civile,  unanime à dénoncer cette ingérence   

L’AOMA a qualifié cette résolution «d'ingérence flagrante dans les affaires internes de l'Algérie, laquelle porte atteinte à la stabilité et à la sécurité de ce pays, dont le vaillant peuple s'attache à l'édification de l'État de droit, de la démocratie et du bien-être, dans le cadre des principes et valeurs puisés dans la Déclaration du 1er novembre 1954».  « L'Algérie, État et peuple, dispose de toutes les potentialités et des moyens permettant de réaliser le rêve des Chouhada et Moudjahidine qui, grâce à leurs immenses sacrifices, ont pu chasser le colonisateur de ce pays et recouvrer la liberté confisquée», met en avant l’association des Oulémas qui rejette catégoriquement «toute ingérence étrangère dans les affaires internes de l'Algérie».  L’association des Oulémas, qui insiste sur l’importance et la nécessité de préserver l’indépendance de notre pays et de son «intégrité nationale sacrée contre toute tentative interne ou externe visant à déstabiliser et à diviser l'Algérie», exhorte le peuple algérien à «faire montre de prudence en cette circonstance délicate», et relève l'impératif de «faire prévaloir l'intérêt suprême de l'État au-dessus de toute autre considération».  Les Scouts musulmans algériens (SMA) ont, pour leur part, dénoncé également toute tentative d'ingérence dans les affaires internes du pays, en appelant à «protéger la patrie en cette conjoncture sensible et importante par laquelle nous passons, et empêcher les prédateurs d'attenter à la sécurité et à la stabilité du pays».  Les SMA ont par ailleurs mis en relief toute l’importance du prochain rendez-vous électoral, appelant tout le peuple algérien, notamment les jeunes, à «participer massivement à la présidentielle du 12 décembre, considérée d'ailleurs comme le début de la solution et le guide vers une Algérie forte et épanouie».  Le communiqué a également mis en avant «le rôle prépondérant qu'assume l'institution militaire dans la sauvegarde du cadre constitutionnel, la préservation du pays et l'accompagnement sage et clairvoyant des revendications du peuple, en protégeant sa volonté».
    Synthèse de Soraya G.
 

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