vendredi 13 dcembre 2019 15:36:26

Bengrina anime plusieurs meetings dans le sud : «Je milite pour la cohésion et la tolérance»

Pour sa tournée dans le sud du pays, le candidat à l'élection présidentielle, Abdelkader Bengrina, a choisi la capitale des Ziban (Biskra), pour y animer son premier meeting, avant de rejoindre la ville d’Oued Souf, puis Touggourt, au début de la soirée.

PUBLIE LE : 03-12-2019 | 0:00
Ph. : A. A.

De nos envoyés spéciaux : Tahar Kaidi et Akram Asselah

C’est en face de ses sympathisants réunis dans la salle Atlas, à Biskra, que le candidat Bengrina a évoqué le dossier des privatisations des entreprises publiques dans les années 1990, pour promettre de «rouvrir une enquête sur les procédés et motifs du sabotage des entreprises publiques», alors que «le Fonds monétaire international (FMI) n'avait émis aucune clause mentionnant le recours à la privatisation à l'époque, lors de la signature de contrat de rééchelonnement avec les autorités publiques». Dans le même contexte, il s'engage, s'il sera élu président, de «traduire devant la justice tous ceux qui ont participé au pillage des richesses, et à l'affaiblissement de l'économie nationale». Dans l'après-midi, alors qu'il faisait face à une dizaine de personnes scandant des slogans hostiles à la tenue des élections devant la maison de la culture Mohamed-Amine-Amoudi, M. Bengrina a rappelé à ses orateurs qu'il connaît bien «les problèmes de cette région».
Pour lui «la sécurité alimentaire est une dimension de la sécurité nationale». L'évocation de cette thématique était motivée par un constat que le candidat a bien voulu partager avec ses partisans, à savoir «la hausse de la facture d'importation des denrées alimentaires à plus de 9 milliards de dollars». Il estime, en guise d'illustration, que «75% des calories dans la nourriture de l'individu algérien proviennent de l'étranger».
Pour remédier à cette situation qu'il qualifie d'«illogique», M. Bengrina propose d'accorder «une attention particulière à l'agriculture saharienne, notamment le développement du potentiel dattier».
Plus globalement, pour améliorer le secteur de l'agriculture et diminuer la facture d'importation, il propose une série de mesures : «D'abord, la récupération de l'argent public volé par la ‘‘Issaba’’, ensuite l'accompagnement des agricultures à travers des mécanismes d'aide et d'appui concernant l'octroi des permis d'exploitation, la prise en charge des frais de transport d'énergie et d'exportation, l'aide bancaire, et la lutte contre le monopole» et ce, dans l'objectif de « faire de l'Algérie un pays exportateur et de le libérer du fardeau de la dépendance alimentaire ».
Plus tard, lors de sa visite éclair à la ville de Touggourt, le candidat a déploré le fait que le nouveau découpage administratif et l’avènement de nouvelles wilayas «ne s'est pas accompagné de l'adoption de décrets administratifs pour favoriser le développement local». Bengrina citera dans ce contexte l'exemple de Touggourt qui «possède tous les ingrédients pour un décollage économique », mais qui nécessite l'appui des autorités publiques pour «l'élargissement de la zone industrielle, le centre universitaire et la zone d'activité commerciale, afin de créer un nouveau pôle économique équivalant à celui d'autres régions du pays».
Enfin, ce candidat a déploré l'absence d'un institut de recherche spécialisé dans la création et l'amélioration des traitements médicaux pour lutter contre l'envenimation scorpionique dans une région qui enregistre plus de 52.000 cas de piqûres par an». Au cours de son meeting à Ghardaïa, M. Bengrina n'a pas manqué d'évoquer le procès public des affaires de corruption impliquant d'anciens hauts responsables de l’Etat. Il a assuré que s’il est élu président de la République, il va œuvrer à la consolidation d'une justice libre, indépendante et équitable, «principal pilier de l’État démocratique».
Commentant l'actualité politique du pays, Bengrina a ironisé sur «ceux qui, à une certaine époque, se sont érigés en seigneurs de l'Algérie et maîtres du peuple, qui ont martyrisé ses enfants, pillé ses richesses et ôté le sourire à tout le monde». Il considère que l'ouverture du procès est l’un des acquis du Hirak populaire. Aussi, il a assuré que sa mandature, s’il est élu, sera «celle de l'union, du refus de toute forme de régionalisme, de la promotion de la culture de la paix et de la tolérance». « Je serai le symbole de l'union et de la cohésion entre tous les Algériens», a-t-il souligné. Il a rappelé, dans ce contexte, le parcours de l'Émir Abdelkader et les qualités humaines du fondateur de l'Etat moderne algérien « qui prônait paix et tolérance ».
Sur le plan économique, il a réitéré son engagement de revoir la politique d'aide aux artisans à travers des mesures de financement et d'octroi de crédits bancaires. Le candidat Bengrina a expliqué, dans ce cadre, que le secteur de l'industrie artisanale, qui emploie plus de 350.000 artisans, apporte plus de 250 milliards DA au PIB».
Enfin, Bengrina a appelé au renforcement de l'économie algérienne, notamment par la diversification des ressources financières «pour accélérer la cadence du développement et sortir le pays de son état de stagnation chronique».
    T. K.


 

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