vendredi 13 dcembre 2019 15:38:30

Ali Benflis à Mostaganem et à Sidi Bel-Abbès : «semer les graines de l’espoir»

« Le colonisateur d’hier, rêve toujours de spolier nos terres. »

PUBLIE LE : 03-12-2019 | 0:00
D.R

De notre envoyé spécial :  Sami Kaidi

Pour sa seizième journée consécutive, le candidat à la magistrature suprême, Ali Benflis, a poursuivi sa campagne électorale en se rendant, hier à Mostaganem, où il a animé un meeting au niveau de la maison de la Culture de cette ville de l'ouest du pays.
S’exprimant, à cette occasion, il a rappelé, d'emblée, que «ce qui nous rassemble» est l'amour du pays et «notre» crainte pour son avenir. «L’amour de la patrie est un des signes de la foi», a-t-il lancé, avant d’indiquer être venu avec un projet à même de sauver le pays et mener la nation à bon port. «Il faut régler en priorité la crise politique ; pour cela, il faut hâter le retour de la confiance entre gouvernés et gouvernants», a-t-il expliqué, avant de préciser que l'on y arrivera par le partage des pouvoirs entre le président de la République et le chef du gouvernement issu de la majorité parlementaire, par la mise en place d'un statut spécifique au profit de l’opposition.
Benflis a, par ailleurs, évoqué la nécessité de développer l'agriculture. «Les agriculteurs doivent bénéficier de l'accompagnement et du suivi de l’État. Il faut, donc, accorder des actes de propriété pour faciliter l’octroi des prêts bancaires, condition sine que non pour favoriser une dynamique productive», a-t-il mis en exergue, avant de souhaiter, dans ce sens, la création de fermes expérimentales. Outre l'agriculture, le candidat a également prôné le développement des secteurs du tourisme et de l’industrie, les qualifiant de «pôles à fort potentiel de croissance».  Sur un autre registre, il a émis une série de propositions pour faire sortir le pays de la crise sociale. Toutefois, il a affirmé ne pas faire de promesses électoralistes, car il n'est pas là pour faire un concours de populisme. «C'est par le dialogue franc et direct que l'on pourra faire dégager des propositions à même d’apporter les solutions idoines à cette situation exceptionnelle», a-t-il noté, avant d'appeler à la médiation et à l'intermédiation par le biais des syndicats.
Évoquant, par la suite, la question de l'identité nationale, Ali Benflis, a affirmé que le peuple algérien, qui est musulman, arabe et amazigh, tient inconditionnellement à ses valeurs. «Je défendrai la langue arabe, j'assurerai son développement et sa promotion», a-t-il mis en exergue, avant d'ajouter qu'il s'est porté candidat pour rassembler les Algériens, et ce sans aucune distinction.

« Le colonisateur d’hier, rêve toujours de spolier nos terres. »

«Je suis venu semer les graines de l'espérance et faire le serment que plus personnes ne sera mis de côtés. En effet, notre jeunesse est une chance pour notre nation, ainsi il faut qu'elle retrouve l’espoir en ayant accès à l'emploi, au logement et aux loisirs», a-t-il souligné, avant d’exprimer sa volonté, en cas de victoire, de diminuer de 20% le budget de fonctionnement de l’État au profit exclusif du renforcement du pouvoir d’achat des nécessiteux et de la classe moyenne.
Benflis a, cependant, tiré la sonnette d’alarme sur le phénomène de l'émigration clandestine qui touche particulièrement la wilaya de Mostaganem. Et d'assurer que si le peuple algérien lui accordait sa confiance, il ouvrirait ce dossier pour pouvoir y mettre fin en permettant aux Algériens de vivre, décemment, chez eux.
Ali Benflis a, d'autre part, fait un état des lieux du secteur de l'Éducation nationale, pour insister sur l’impérieuse nécessité de mettre en place une école algérienne moderne utilisant les nouvelles technologies en vue de favoriser le goût de «l’apprentissage» et «l’émulation» entre élèves.
Dévoilant d’autres engagements pris, le candidat a fait part de son intention d’instaurer un secrétariat d’État chargé des personnes à besoins spécifiques, ainsi qu’un ministère de la numérisation de l’économie, afin de lutter contre les corrompus et la bureaucratie. «Ces mesures permettront d’économiser les deniers publics et de les redistribuer à ceux qui en ont le plus besoins», a-t-il assuré, avant de mettre à profit cette opportunité pour saluer la communauté algérienne résident à l’étranger soulignant, au passage, qu'ils sont des Algériens à part entière. «Je suis opposé à toute loi qui divise notre peuple selon le lieu de résidence de chacun», s'est-il écrié.  À la fin de son discours, il a mis en garde contre le colonisateur d’hier, qui «rêve toujours» de revenir spolier nos terres. «Le Parlement européen doit commencer par s’occuper de ce qui se passe chez lui. Notre armée et nos services de sécurité sont à même de faire face à toutes tentatives de déstabilisation», a-t-il, une nouvelle fois, prévenu, sous les applaudissements nourris de la salle.
En milieu d’après-midi, le président de Talai’e El-Hourriyet a poursuivi son marathon en se dirigeant un peu plus à l’ouest, et plus précisément à Sidi  Bel-Abbès, où il a animé son second meeting de la journée. À cette occasion, il a appelé les Algériens à défendre coûte que coûte l’unité nationale. Il a, aussi, souhaité donner l’ensemble des moyens, humains et matériels à la Cour des comptes, pour qu’elle puisse accomplir, dans les meilleurs conditions, sa mission. Il a, enfin, salué, avec force, le rôle de l’ANP, digne héritière de l’ALN, et de son haut commandement qui ont sauvé le pays de l’ensemble des dangers qui la guettent.
S. K.


 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions