vendredi 13 dcembre 2019 15:41:00

Abdelaziz Belaïd à Khenchela et à Batna : «Le peuple décidera de son avenir»

Abdelaziz Belaïd a mis en garde, hier depuis Khenchela, contre tous ceux qui «veulent changer» le cours de l’élection présidentielle et la détourner de la «volonté» du peuple algérien, «seul habilité», selon lui, à «décider» de l'avenir de notre pays.

PUBLIE LE : 03-12-2019 | 0:00
Ph. Y. C.

De nos envoyés spéciaux : Mendaci Mohamed  et Youcef Cheurfi

«L’Algérie est vraiment fatiguée des manigances et des complots qui la guettent de partout, raison pour laquelle les citoyens doivent prendre une décision définitive en allant aux urnes et voter pour le meilleur candidat», s’est-il adressé aux citoyens venus assister au meeting populaire qu’il a animé à la maison de la Culture de l’antique Mascuda. 
Pour le président du front El-Moustakbel, tous ceux qui sont contre les prochaines élections «n’ont pas de solutions alternatives» pour faire sortir le pays de la crise politique qui persiste depuis plusieurs mois. «La politique est un mélange de tout, composé de personnes qui veulent faire sortir le pays de sa crise et trouver des solutions efficaces, et d'autres lobbys qui veulent réorienter le scrutin», a-t-il estimé, assurant que la stabilité politique est la «base» de tout développement. «Le peuple n'a pas d’autres choix que celui de renouer avec la bonne gestion et en finir avec la bureaucratie», a-t-il lâché.
À l’adresse des citoyens de Khenchela, le plus jeune candidat de la présidentielle du 12 décembre promet qu'il sera le «premier» défenseur de «tous» les Algériens, particulièrement les pauvres, les démunis et les personnes à besoins spécifiques. Et d’enchaîner : «Soutenez-moi pour bâtir notre pays en s'armant d'espoir et de confiance pour changer les choses. Laissez le peuple choisir et décider de son destin.» Il soulignera par ailleurs que l'institution militaire reste «l’épine dorsale» de l'État algérien et œuvre «inlassablement» pour «protéger» nos frontières et «renfoncer» l'unité et la souveraineté nationales.
Pas loin de Khenchela, Belaïd s’est rendu dans l’après-midi à Oum El Bouaghi, où il a animé un second rassemblement populaire dans lequel il a insisté, devant une forte assistance, à ce que le peuple algérien «ait de l'espoir» dans son pays et choisisse des hommes «intègres» et «honnêtes», dont des parlementaires «courageux» pour légiférer, et «non pour chauffer» leur siège et «ne rien faire». Il appelle les citoyens à voter pour choisir un président de la République «responsable» qui fera «honneur» à l'Algérie et aura les «pleines» capacités à gérer le pays des «meilleures» des façons, et «non pas qu'il soit dirigé par d'autres parties ou lobbys». «Aujourd'hui, a-t-il poursuivi, notre pays a besoin d'une nouvelle révolution qui débutera le 12 décembre. Il ne suffit pas d'aller voter et rentrer chez soi. Le citoyen devra protéger sa voix en surveillant les urnes. La décision du peuple doit absolument être respectée.» Le candidat au scrutin a invité les électeurs à voter pour lui et assuré être un militant de la «génération de l'indépendance», en faisant toutes ses classes à l'école algérienne. «Je n’ai jamais participé à la gestion du pays avec la "Issaba". Le 12 décembre sera une véritable fête pour l'Algérie et son avenir», a noté le président du front El-Moustakbel.  Ce dernier a conclu son discours en affirmant qu’il n’allait pas promettre au peuple algérien monts et merveilles, comme par exemple l’augmentation des salaires ou la distribution des logements. «Je donnerai la parole de travailler la main dans la main avec vous pour sortir l'Algérie de la crise. Un président ou un gouvernement seul ne pourra pas faire grand-chose et n'apportera rien au pays», a conclu estimé M. Belaïd.
M. M.
 

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