vendredi 13 dcembre 2019 15:45:00

Réaction à la résolution du Parlement européen : Le peuple, attaché à la souveraineté du pays

Des marches populaires pacifiques ont été organisées, samedi dernier, dans plusieurs wilayas, pour dénoncer la résolution du Parlement européen sur la situation en Algérie et exprimer leur soutien à l'élection présidentielle du 12 décembre et leur union autour de l'Armée nationale populaire (ANP) et des autres corps de sécurité.

PUBLIE LE : 02-12-2019 | 0:00
Ph : Billel

Des marches populaires pacifiques ont été organisées, samedi dernier, dans plusieurs wilayas, pour dénoncer la résolution du Parlement européen sur la situation en Algérie et exprimer leur soutien à l'élection présidentielle du 12 décembre et leur union autour de l'Armée nationale populaire (ANP) et des autres corps de sécurité.

A lger, Tipasa, Bordj Bou-Arréridj, M'Sila, Saïda, Sétif et Sidi Bel-Abbès, des citoyens de différentes tranches d'âges sont sortis avec l'emblème national et des pancartes à la main où ont condamné et dénoncé l'ingérence étrangère et ont appelé au renforcement de l'unité nationale et à l'adhésion autour de l'ANP et des autres corps de sécurité.
A Sétif, les rappelés du service national dans le cadre de la lutte contre le terrorisme durant la période entre 1995 et 1999 ont organisé un rassemblement et une marche de soutien à l'ANP, scandant des slogans en faveur de l’ANP et portant des banderoles appelant à préserver l'unité et la sécurité de la patrie.
Des citoyens de Tipasa ont organisé également une marche pacifique à Ahmeur El Aïn, pour dénoncer l’ingérence du Parlement européen dans les affaires internes de l’Algérie. Les participants à cette marche, organisée en écho à des appels lancés par des acteurs de la société civile et du mouvement associatif, via les réseaux sociaux, ont notamment réclamé l’impératif d'«une position unique» pour faire face aux tentatives d’ingérence «flagrantes» dans les affaires internes de l’Algérie. Des manifestants ont, également, mis en garde contre le risque de «se défier du processus politique en cours en Algérie», visant l'«élection d’un président de la République et l’intégration d’une nouvelle ère», qui, selon eux «n’est pas du goût de nombreux pays occidentaux qui œuvrent à préserver leurs intérêts, même si c’est au prix de la destruction et de l’anarchie».
Pour leur part, des citoyens de la wilaya de Batna ont organisé une marche populaire de soutien au processus électoral et à l’institution militaire. Partie de la place de la Concorde à proximité de la mosquée 1er-Novembre-1954, la marche s’est dirigée vers la place des Martyrs au centre-ville où une motion de soutien à l’ANP a été lue, saluant son rôle efficace et appelant à une participation massive à l'élection présidentielle du 12 décembre prochain. Il est notamment affirmé dans cette motion «Oui à l’édification d’une Algérie sécurisée et stable. Nous sommes fiers des réalisations de l’Armée nationale populaire qui a été la soupape de sécurité durant cette phase sensible et qui a fait de l’Algérie un pays sécurisé, stable et imperturbable devant les manœuvres des ennemis et des comploteurs».
Les participants à cette marche marquée par la présence d'hommes, de jeunes et de femmes de tous âges de moudjahidine de la région, ont scandé des slogans appelant à une participation forte à la prochaine élection pour barrer la route aux ennemis de l'Algérie et rejetant toute forme d’ingérence étrangère dans les affaires internes du pays.
Les participants à une marche à M'sila ont exprimé leur «soutien absolu» à l'ANP, marquant une halte devant le siège du secteur opérationnel militaire où ils ont scandé des slogans de soutien à l'institution, pour le respect de la Constitution et en faveur de la tenue de la présidentielle dans les délais. Cette marche pacifique caractérisée par une organisation parfaite a également condamné et rejeté l’ingérence étrangère dans les affaires internes du pays en réaction à la résolution du Parlement européen sur la situation des libertés en Algérie.
A l'ouest du pays, plusieurs citoyens de Saïda et Sidi Bel-Abbès ont organisé des marches pacifiques pour dénoncer toute forme d'ingérence dans les affaires internes de l'Algérie, qualifiant le contenu de la résolution adoptée par le Parlement européen «d'ingérence flagrante». Les manifestants ont également affirmé leur positionnement aux côtés de l'ANP, et leur soutien à la tenue de la présidentielle le 12 décembre prochain, insistant sur l'impératif d'aller massivement aux urnes pour garantir la réussite de cet événement national et mettre en échec tous les plans étrangers visant la sécurité et la stabilité de la patrie. Les participants à cette marche ont brandi des banderoles sur lesquelles était écrit «Oui à la présidentielle», «Nous voterons massivement le 12 décembre prochain» et «l'Armée, garante du pays et du peuple».
Le bureau de l'association nationale des retraités de l’ANP a organisé, à Bordj Bou-Arréridj, une marche pacifique à travers cette marche, les membres de l’association ont exprimé leur rejet total de toute ingérence étrangère dans les affaires du pays, considérant celle du Parlement européen dans les affaires de l'Algérie comme «manifeste et injustifiée», saluant, en ce sens, le communiqué du ministère des Affaires étrangères dénonçant l'ingérence du Parlement européen dans les affaires du pays. Ils ont estimé, à cet effet, que «la conjoncture que traverse notre pays est une question interne nécessitant une solution entre nous sans aucune intervention étrangère, quelle que soit sa nature ou son intention».

Sidi Bel-Abbès
Indépendance et souveraineté

C’est dans les communes du sud de la wilaya que les voix s’élèvent pour condamner avec fermeté et vigueur cette résolution du Parlement européen sur les libertés et faire entendre les aspirations de l’Algérie profonde.
Des marches sont organisées par des citoyens pour exprimer leur attachement à la souveraineté et l’indépendance, et rejeter ces formes d’ingérence. Les citoyens ont envahi les places publiques et artères de leur circonscription pour rejeter dans la forme et dans le fond les appels pernicieux de cette instance. Ils étaient hier des centaines à scander des slogans hostiles aux pratiques de cette institution. Ces marches ont été mises à profit pour renouveler leur soutien à un processus électoral et leur appui à l’action de l’Armée nationale populaire. Ils comptent maintenir la cadence jusqu’au déroulement des élections et militer pour une participation massive le jour du scrutin.
Jeunes et moins jeunes, hommes et femmes ont investi les villes et villages pour rappeler une certaine ligne rouge à ne pas franchir. Une grande leçon de patriotisme a été administrée par ce peuple qui reste uni et solidaire dans les épreuves et soucieux de la préservation de l’intégrité de son territoire. Cette résolution évoque curieusement des positions presque similaires de cette institution à une période sombre de l’histoire du pays lorsque l’Algérie luttait dans l’indifférence d’une opinion internationale contre le terrorisme.
Des mois durant, les Algériens ont manifesté pacifiquement en signe de refus à un mode de gestion pour susciter l’admiration d’un monde ébloui par le civisme et la maturité d’un peuple et constituer une référence. Ces manifestants ont scandé des slogans divers tout en exprimant leur attachement à l’union et à la solidarité de la nation et leur soutien à l’œuvre de l’Armée nationale populaire. Aucun incident majeur n’a été relevé.
Cette semaine, des millions de citoyens signifient au Parlement européen l’esprit patriotique d’un peuple engagé à perpétuer l’esprit de Novembre pour une Algérie libre et indépendante, unie et solidaire.
A. B.

Oran
Un précédent gravissime

Les Oranais ont exprimé un rejet massif à la résolution adoptée par le Parlement européen, concernant la situation politique dans notre pays, considérant cette démarche comme un précédent gravissime depuis le début de la crise.
Entre condamnation vigoureuse et vive indignation, des citoyens de toutes catégories sociales dénoncent ce qu’ils qualifient, purement et simplement, d’ingérence dans les affaires internes de l’Algérie. «Pourquoi s’immiscent-ils dans nos affaires ? Est-ce que nous en faisons autant dans les leurs?», s’interroge Fatima-Zohra H., pharmacienne à Bir El Djir. Pour cette dernière «la meilleure réponse à cette tentative de violation de la souveraineté des Etats, est l’unité de tous les Algériens qui doivent constituer un bouclier contre cette ingérence», dit-elle. Salim G. Ayad, enseignant dans un établissement secondaire à Esseddikia abonde dans le même sens. «Même si je n’ai pas pris connaissance de l’intégralité des détails de cette résolution, le principe en soi de l’ingérence est à dénoncer catégoriquement. L’Algérie a toujours prôné une politique étrangère et une diplomatie qui respectent la souveraineté des peuples et des Etats. Cela fait partie des dogmes de ses institutions et le Parlement européen le sait très bien, ce qui me laisse penser qu’il s’agit bien d’une provocation», dit-il, avant de poursuivre que «le plus drôle dans l’histoire réside dans cette politique du deux poids deux mesures adoptée par Strasbourg en fonction de l’intérêt des Etats les plus influents dans cette institution». Quant à El Hadj Djilali, épicier à Haï Salem, il estime que la souveraineté de l’Algérie est une ligne rouge à ne pas franchir. «En tant qu’ancien moudjahid, je considère cette interférence comme un pas dangereux et contre-productif car l’on connaît mal les Algériens.
A mon avis, cela va les pousser à se mobiliser davantage derrière les institutions de leurs pays. Si ma mémoire est bonne, la non-ingérence dans les affaires internes de l’Algérie était et demeure parmi les slogans brandis pendant les marches pacifique du mouvement du 22 février», dit-il.
Pour C. Salem, étudiant en droit, «malgré leurs divergences autour des questions politiques économiques et sociales du pays les Algériens, quelles que soient leurs appartenances politiques ou idéologiques, sont unanimement contre toute interférence étrangère. J’espère que l’Union européenne va se démarquer de la position de son Parlement. Cela y va de l’avenir des relations de certains pays avec le nôtre», a-t-il soutenu.
Même avis partagé par H. Hamida, cadre dans une entreprise privée, qui estime que les Algériens ont tiré la leçon de ce qui s’est passé dans certains pays arabes et après la décennie noire. «Personne n’a envie de voir son pays sombrer dans le chaos et nous savons tous comment se termine ce genre de démarche. Nous devons rester soudés afin de barrer la route à certains aventuriers.
L’heure et à la vigilance et à la prudence, aucun Etat ne peut rien faire face à l’attachement d’un peuple à son pays et à sa souveraineté. Si nous n’avons pas cédé pendant une décennie face au terrorisme, ce n’est pas maintenant que nous allons offrir aux puissances étrangères les bonnes cartes pour déstabiliser le pays et menacer sa sécurité», dira-t-elle.
S. A.

Mascara
L’Algérie  une et indivisible

Les parlementaires européens n’arrêtent pas de s'acharner contre l’Algérie à la veille de la tenue de l’élection présidentielle du 12 décembre avec un agenda visant la déstabilisation du pays et des intentions malveillantes en jetant l’huile sur le feu et en instrumentalisant les marches pacifiques, alors qu’il y a des manifestations des gilets jaunes en France avec des heurts, nous rappelle ce jeune étudiant. Il ajoute que les voix des jeunes s’élèvent contre le complot de déstabilisation ourdi par des forces occultes. L’Algérie est unie et indivisible grâce à la mobilisation de la société civile et du mouvement associatif et de l’ANP.
Ce sont des avis partagés par les personnes que nous avons interrogées à ce propos au niveau de toute la cité de l’Emir.
Elles veulent constituer un bouclier contre cette campagne tendancieuse des ennemis de l’Algérie avec un sens de patriotisme de la part des couches sociales pour défendre bec et ongles la paix sociale dans le pays.  Les drapeaux sont déployés par des manifestants lors de marches qui veulent le maintien de la stabilité politique, économique et sociale régnant dans le pays, ce qui a dérangé plus d’un parmi ceux qui ne portent pas l’Algérie dans leur cœur.
Le peuple ne souhaite pas que le pays replonge dans la chaos des années noires du terrorisme et veut opérer d’urgence le redressement pour sortir de la crise avec tous les risques que cela comporte pour la stabilité et la sécurité.
A. Ghomchi

Tissemsilt
Des étudiants dénoncent

Des centaines d'étudiants du Centre universitaire «Ahmed Benyahia El-Wancharissi» de Tissemsilt ont organisé hier un sit-in pacifique pour dénoncer l’ingérence étrangère dans les affaires internes du pays, suite à l'adoption par le Parlement européen d'une résolution sur les libertés en Algérie, a-t-on constaté.
Les étudiants qui répondaient à un appel de la famille universitaire (organisations estudiantines, enseignants et syndicats), ont scandé des slogans dénonçant l’ingérence du Parlement européen dans les affaires intérieures de l’Algérie et brandi des banderoles appelant à l’unité pour faire face à «toute ingérence de l'extérieure».
Dans ce cadre, l’étudiant Mohammed en 3e année techniques des activités physiques et sportives, a exprimé son rejet «absolu» de toute ingérence étrangère dans les affaires du pays car, a-t-il soutenu, ce que vit actuellement l’Algérie est une affaire interne. Le directeur du Centre universitaire de Tissemsilt, le professeur Abdelkader Dahdouh, a souligné, de son côté, que ce sit-in exprime «la cohésion et l’unité du peuple», dont les étudiants qui ont exprimé leur soutien au pays contre toute ingérence du Parlement européen dans les affaires internes de l’Algérie.
Une forte participation des enseignants et de l'encadrement administratif de cet établissement d’enseignement supérieur a été enregistrée lors de cette manifestation.


 

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