vendredi 13 dcembre 2019 15:47:07

Annaba : Condamnation unanime

La résolution que vient d’adopter le Parlement européen (PE) sur la situation politique en Algérie, créée depuis le 22 février de l’année en cours, n’a laissé personne indifférent.

PUBLIE LE : 01-12-2019 | 0:00
D.R
La résolution que vient d’adopter le Parlement européen (PE) sur la situation politique en Algérie,  créée depuis le 22 février  de l’année en cours,  n’a laissé personne indifférent.
Toutes les réactions des citoyens hommes, femmes et jeunes issus de différents horizons sociaux, professionnels se rejoignent dans le fond et dans la forme, condamnant et s’opposant en bloc à l’ingérence étrangère dans les affaires internes du pays. Approchés, des citoyens ont rejeté catégoriquement la résolution du Parlement européen estimant que le peuple algérien est capable de résoudre ses propres problèmes sans recourir à aucune partie étrangère. Pour l’enseignant universitaire, le Pr Fillali en sciences politiques, la résolution du Parlement européen, qu’il considère  comme un non-évènement, est venue pour sonder la réaction du pouvoir, de fait, en Algérie. L’Union européenne ne connaît pas avec précision ce qui se passe vraiment en Algérie, a-t-il soutenu. Pour le citoyen Salih Bedaïria, militant et activiste politique, il n’est pas question que le Parlement européen s’interfère dans les affaires internes de notre pays quelles que soient les circonstances et les situations par lesquelles passe le peuple algérien, qui a défié une des grandes puissances de l’Otan pour arracher son indépendance au prix d’un million et demi de chahids.  La  marche d’hier du Hirak, plus importante que celle de vendredi dernier, au plan de la mobilisation, a réservé sa part de critiques à la résolution du Parlement à travers des affiches et pancartes sur lesquelles on pouvait lire ‘‘Nous n’avons pas besoin du soutien de l’Union européenne, nous voulons tout simplement qu’elle lève la main sur nos affaires’’. C’est l’avis également des pro-élection présidentielle qui rejettent, eux aussi, en bloc l’ingérence du Parlement européen dans les affaires du pays, estimant que ce qui se passe en Algérie, depuis le mouvement populaire du 22 février 2019, est une affaire algéro-algérienne. La situation politique en Algérie n’intéresse que les Algériens qui doivent, eux-mêmes, trouver des solutions dans le cadre d’un dialogue sérieux et inclusif, ont souligné des retraités parmi lesquels des anciens syndicalistes et moudjahidine. 
Ce qui s’est passé dans certains  pays arabes, notamment l’Irak, la Syrie et la Libye, suite aux ingérences et influences des parties étrangères, est un exemple qui doit inciter tous les Algériens à resserrer les rangs pour faire face aux dangers pouvant provenir de l’extérieur, ont-ils insisté. D’autres citoyens estiment que la résolution du Parlement européen ne devra pas être utilisée par une quelconque partie pour occulter les vrais problèmes que connaît le pays, d’où la nécessité d’accorder, selon eux, un intérêt particulier au dialogue fécond et porteur au profit de tous et devant jeter les bases concrètes pour l’édification d’une économie forte et prospère.
B. Guetmi
 
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