vendredi 13 dcembre 2019 15:45:54

Réactions à la résolution du Parlement européen : Les condamnations se poursuivent

Outre le parlement arabe, qui a exprimé son «rejet catégorique» de la résolution adoptée par le parlement européen concernant la situation en Algérie, la qualifiant «d’immixtion flagrante dans les affaires internes de l’Algérie», l’Union parlementaire africaine (UPA) a également dénoncé cette ingérence dans les affaires internes de notre pays.

PUBLIE LE : 01-12-2019 | 0:00
D.R
Outre le parlement arabe, qui a exprimé son «rejet catégorique» de la résolution adoptée par le parlement européen concernant la situation 
en Algérie, la qualifiant «d’immixtion flagrante dans les affaires internes de l’Algérie», l’Union parlementaire africaine (UPA) a également dénoncé cette ingérence dans les affaires internes de notre pays. 
 
En effet, l’UPA a vivement dénoncé, dans un communiqué rendu public, vendredi dernier, à l’issue des travaux de la 42e conférence des présidents des Parlements membres de l’Union africaine, la résolution adoptée par le Parlement européen, tout en appelant au strict « respect de la souveraineté de ce pays dans la gestion de ses affaires internes, conformément aux aspirations du peuple algérien ». 
D’un ton on ne peut plus clair, l’UPA a également appelé le Parlement européen à « ne pas s’immiscer, à l’avenir, dans les affaires internes des pays africains », de même qu’elle fera part, aussi, de toute sa «solidarité» et de son «soutien» au processus électoral en Algérie.
 Autre position des parlementaires, le Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée (APM) a exprimé, lui aussi,  « sa position favorable pour le processus électoral en cours en Algérie», comme rapporté par la presse nationale. L’APM compte, faut-il le rappeler, pas moins de 25 Etats membres. 
Autre remarque importante à retenir, la Haute représentante de l’Union européenne (UE) pour la politique étrangère et la sécurité, Federica Mogherini, a insisté sur le « respect total » de l’Union à la souveraineté et l’autonomie de l’Algérie, «un pays voisin mais aussi un partenaire politique et économique».
Au niveau national, c’est pratiquement toutes les composantes de la société algérienne (formations politiques, société civile, différentes organisations nationales, professeurs universitaires, etc.) qui se sont joints au gigantesque élan populaire enregistré à travers les différentes wilayas pour exprimer le rejet total de toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays. 
Toutes et tous ont condamné « vigoureusement » la récente résolution du Parlement européen, la qualifiant d’«agissement provocateur flagrant». 
C’est le cas notamment du parti du Rassemblement national démocratique (RND) qui a mis en exergue dans son communiqué le fait que «le peuple algérien, tout comme il s’attache au principe de l’Etat algérien qui repose sur la non-ingérence dans les affaires d’autrui, n’accepte ni ingérence ni tutelle de toute partie étrangère, même sous le prétexte de défense des libertés ». 
 
Partis politiques : « Non à l’ingérence ! » 
 
Aussi et à travers ce même communiqué, le RND a appelé le Parlement européen à «se contenter de traiter les questions qui le concernent sans s’immiscer dans les affaires internes de l’Algérie, pays d’un million et demi de Chouhada», notant que l’Algérie, « qui ne s’est pas pliée hier à l’hégémonie coloniale inique, ne se pliera ni aujourd’hui ni demain à toute partie étrangère qui tente de s’ingérer dans ses affaires internes ». 
Avant ce communiqué du RND, d’autres communiqués ont été émis par nombre de formations politiques pour dire « Non à l’ingérence! ».
 Le parti du Front de libération nationale (FLN), qui a lui aussi fait part de son indignation et de sa condamnation vigoureuse de la résolution du Parlement européen, a affirmé qu’il s’agit, en fait, d’une « immixtion flagrante dans les affaires internes de l’Algérie et une provocation à l’égard de son peuple». Il faut dire aussi que le FLN, et tout en mettant en avant l’importance de « participer massivement au scrutin présidentiel prévu le 12 décembre prochain », a fait part de sa « conviction profonde que le peuple algérien qui rejette l’ingérence étrangère dans les affaires internes de son pays, n’a pas de leçons à recevoir car étant attaché à l’exercice de ses libertés, à la souveraineté de décision de son Etat et conscient des mauvaises intentions sous la couverture des libertés et des droits de l’Homme qui font l’objet de politisation ».
Notons, par ailleurs, que l’Alliance nationale républicaine (ANR) a pris note, «avec regret et étonnement », est-il mentionné, de la résolution non contraignante adoptée par le Parlement européen sur la situation politique en Algérie, dénonçant fermement «les tentatives désespérées du Parlement européen visant à s’immiscer dans les affaires internes de notre pays » ; ce qui constitue, fera remarquer l’ANR « une contradiction flagrante avec les engagements de l’UE en matière de respect de la souveraineté des pays, le renforcement de la concertation et du dialogue et de concrétisation des valeurs de bon voisinage ».  Ce parti politique a cependant exprimé sa « confiance totale en la capacité du peuple algérien, unifié autour de ses institutions constitutionnelles, de répondre à temps à ces provocations flagrantes en faisant aboutir le processus électoral qu’il a choisi en toute liberté et souveraineté dans l’objectif de réaliser les aspirations des Algériens ». 
 Et d’ajouter que ce rejet « implique, à l’avenir, une révision des niveaux de la coopération aux plans politique, économique et sécuritaire avec les partenaires qui ne respectent pas les nobles principes de la politique étrangère de l’Algérie, en tête desquels le respect de la souveraineté des Etats et le rejet de l’ingérence dans leurs affaires internes ». 
 
Des groupes parlementaires  montent au créneau 
 
A signaler, d’autre part, que le groupe parlementaire Tajamoue Amel El Djazaïr (TAJ) à l’APN a lui aussi qualifié la résolution du Parlement européen concernant l’Algérie d’ «ingérence dans ses affaires internes » et d’«acte inacceptable qui va à l’encontre des intérêts communs des pays et des peuples ».
 De son côté, le groupe parlementaire du Parti des travailleurs (PT) à l’APN a également dénoncé ce qui s’est passé à Strasbourg, le qualifiant d’«ingérence dans les affaires internes de l’Algérie et de grave provocation à l’encontre du peuple algérien », tout en exprimant son « rejet catégorique » de toute ingérence dans les affaires internes de notre pays.  
Les cinq candidats à la magistrature suprême du pays ont tous insisté sur leur rejet catégorique de « toute forme d’ingérence dans les affaires internes du pays ».  Ils ont, également, mis en relief l’importance de la cohésion du peuple algérien pour faire face à ces tentatives tendancieuses.
Pour ce qui concerne les organisations, nombreuses sont celles qui ont émis des communiqués en réaction à la résolution adoptée par le Parlement européen. 
L’on peut citer, notamment, l’Organisation nationale des enfants de chouhada (ONEC) qui a dénoncé les déclarations de certains députés du Parlement européen concernant la situation en Algérie, les qualifiant d’ingérence flagrante dans les affaires internes du pays et de grave provocation à l’encontre du peuple algérien. 
De son côté, le bureau exécutif national de l’Union générale estudiantine libre (UGEL) a aussi condamné cette ingérence, soulignant que « l’Algérie ne sera pas un appât pour des ambitions malveillantes » et appelant le Parlement algérien à agir en hâtant l’adoption de la loi sur la criminalisation du colonialisme.
 L’UGEL soutient que cette ingérence « est flagrante, immorale » et qu’elle est « une provocation claire à l’encontre du peuple algérien et de la souveraineté du pays ».
 La même organisation estudiantine a appelé l’ensemble des étudiants à « se mobiliser massivement pour préserver le pays et à s’allier autour de l’Armée nationale populaire (ANP) pour faire face à toute tentative de perturbation du processus électoral ». 
 
Des associations de la société civile et le Conseil national des droits de l’homme rejoignent le mouvement de protestation 
 
Il sera mis l’accent d’autre part sur le fait que le bureau de l’UGEL s’engage à « œuvrer avec force en mobilisant tous les étudiants et les jeunes pour faire réussir la prochaine présidentielle qui est la charnière dans l’histoire de la nouvelle Algérie et ce, par la participation massive au scrutin du 12 décembre ». 
L’Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA), et tout en faisant part de ses vives condamnation et dénonciation de la résolution du Parlement européen (PE) sur l’Algérie, a souligné que « le peuple algérien, qui s’est sacrifié corps et âme pour sa souveraineté et son indépendance, rejette catégoriquement et sans équivoque toute ingérence étrangère dans ses affaires internes ».
 Il sera précisé, via ce même communiqué, que  le peuple algérien et les institutions de l’Etat « disposent de toutes les informations et moyens qui les habilitent à mettre en échec les plans des haineux, des comploteurs et des relais de la bande qui veulent semer la fitna et la zizanie entre Algériens et Algériennes ». L’UNJA, qui relève « la nécessité d’une forte et efficace participation à l’élection présidentielle du 12 décembre 2019 », a également salué la position des institutions sécuritaires « à leur tête l’Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN), ainsi que son commandement, pour le bon sens et la sagesse, la position souveraine et son accompagnement des revendications du peuple, tout en veillant sur l’intégrité et la sécurité de la Patrie et du peuple, avec un sens élevé de professionnalisme ».
Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a, de son côté, exprimé, « ses vives dénonciation et condamnation » de la résolution du Parlement européen, soutenant qu’elle est basée sur « des renseignements erronés et des intentions malveillantes ». 
En somme, la réaction à la résolution adoptée par le Parlement européen concernant la situation en Algérie est on ne peut plus claire. En plus de tous les citoyens sortis en masse pour exprimer leur rejet catégorique à cette immixtion flagrante dans les affaires internes de l’Algérie, c’est quasiment toute la classe politique nationale qui s’est unie pour dire « NON à l’ingérence! », quelle qu’elle soit.
Soraya Guemmouri
 
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