vendredi 13 dcembre 2019 15:39:30

Résolution du Parlement européen sur les libertés : Forte condamnation

Marche de travailleurs à travers le pays

PUBLIE LE : 01-12-2019 | 0:00
Ph : Billel
Rejet de l’ingérence et soutien à la présidentielle
 
Des centaines de citoyens ont répondu favorablement à l’appel de l’UGTA, pour dénoncer l’ingérence  du parlement européen dans les affaires internes du pays. C’est de la maison du Peuple, siège de l’UGTA, que s’est ébranlée cette marche pacifique, initiée par le secrétariat national de la Centrale syndicale,  en guise de réponse désapprouvant et blâmant fermement la démarche du parlement européen, qualifiée de flagrante provocation. 
 
Les responsables de l’UGTA, à leur tête le secrétaire général Salim Labatcha, ont dénoncé l’intrusion des eurodéputés du parlement européen (PE) dans les affaires internes du pays. Une dénonciation reprise à coups de slogans exprimés par des centaines de citoyens venus rappeler à quel point le refus de l’ingérence constitue cette position de principe ancrée dans l’esprit de la collectivité. 
Du siège de l’UGTA, en passant par la place du 1er-Mai, puis la rue Hassiba-Ben- Bouali, la marche a regagné la Grande-Poste, haut lieu du Hirak populaire, qui, pour rappel, a adopté, dès ses premières semaines, une position de rejet catégorique contre l’ingérence. Encadrés par un important dispositif de sécurité, les participants portaient l’emblème national et des banderoles mettant en relief l’impératif de préserver l’intégrité nationale, en appelant à consolider le lien entre le peuple et son armée.
«Djeich, chaâb, khaoua-khaoua», scandaient les marcheurs nombreux qui ont saisi cette opportunité pour rendre un hommage appuyé au Haut commandement de l’Armée nationale populaire (ANP), pour son rôle majeur dans l’accompagnement des revendications du peuple.
 Ils ont aussi affirmé leur mobilisation en prévision du prochain rendez-vous des urnes. «La seule solution pour l’Algérie, c’est le vote du 12 décembre», martelaient de jeunes citoyens devant les caméras des chaînes TV. 
De leur avis, l’ingérence étrangère vise, non pas à perturber le processus électoral, mais aussi à susciter un climat d’instabilité, à la veille de cette importante élection. «Nous sommes algériens et fiers de l’être, nous sommes prêts à consentir tous les sacrifices, pour que notre pays reste debout», nous déclare un dame, tout en rappelant que le patriotisme des Algériens et leur engagement à préserver le pays de toutes tentatives visant à le fragiliser s’inscrivent dans la même lignée des sacrifices consentis par nos valeureux martyrs pour libérer le pays du joug du colonialisme. «Nous sommes déterminés et unis pour bâtir notre pays dans un esprit de souveraineté et de cohésion nationales, loin de toute immixtion des cercles étrangers et de leurs relais à l’intérieur du pays», disent d’autres citoyens, mettant en évidence la nécessité d’une participation massive au prochain scrutin, afin de mettre en échec les plans des comploteurs contre l’Algérie et de ses ennemis tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. «Vous les Européens, occupez-vous d’abord de vos rues !» ont-ils ajouté.
 Dans une déclaration à la presse, en marge de la marche, le SG de l'UGTA, Salim Labatcha, a affirmé que «les forces étrangères hostiles à l’Algérie n'ont pas apprécié le caractère pacifique du Hirak populaire», ce qui les a poussés, a-t-il ajouté, à recourir à «la politique de provocation à l'encontre du peuple algérien». 
L'Algérie vit «une profonde mutation démocratique et s'apprête à organiser une importance échéance qui aboutira au choix d'un président pour le pays, de manière transparente et régulière», a-t-il martelé.
 Cette marche a vu la participation d’autres organisations de la société civile. À Alger comme dans plusieurs autres villes, de même que dans le pays profond, des milliers de citoyens, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, ont investi la rue, pour dire non à toute immixtion dans nos affaires internes. 
Karim Aoudia

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UNFA   
Refus catégorique 
 
L’Union nationale des femmes algériennes (UNFA) a exprimé son rejet «catégorique» de l’ingérence du parlement européen dans les affaires internes de l’Algérie. 
«Nous rejetons catégoriquement l’ingérence européenne, nous n’acceptons aucune intervention du parlement européen sous couvert des droits de l’homme, et nous exprimons notre colère et indignation face à cette ingérence flagrante dans les affaires de notre pays», a déclaré la secrétaire générale de l’UNFA, Nouria Hafsi, lors d’une rencontre de concertation en présence des secrétaires de wilayas de l’ouest du pays de cette organisation. 
«Cette ingérence a renforcé de nouveau l’unité et la solidarité du peuple algérien avec son Armée nationale populaire (ANP) dans la protection du pays», a-t-elle encore souligné, affirmant que «le peuple algérien répondra sûrement à ce complot du parlement européen, le 12 décembre, en se dirigeant massivement aux urnes pour donner une leçon, notamment aux parlementaires d’extrême droite, et leur dire que l’Algérie restera unie, indépendante, souveraine et aucun ne peut s’ingérer dans ses affaires». 
Dans ce cadre, Mme Hafsi a lancé un appel au peuple algérien à faire échec aux ennemis de l’Algérie et les comploteurs, appelant également les militantes de l’UNFA à se mobiliser «en sensibilisant la société, surtout la femme qui joue un rôle fondamental dans la promotion du civisme et de la citoyenneté sur la réussite de la prochaine élection présidentielle pour préserver la stabilité de l’Algérie».
La SG de l’UNFA a réitéré, lors de cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre des élections du 12 décembre prochain, le soutien de l’UNFA à l’ANP dans sa protection du pays contre tous les dangers qui le guettent.
 
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L’enseignant universitaire  Idris Cherif :   
« Des intentions malveillantes » 
 
L’enseignant en sciences politiques et relations internationales à l’université d’Alger, Idris Cherif, a affirmé, vendredi, que l’adoption, jeudi, par le parlement européen, d’une résolution sur «la situation en Algérie», était une ingérence dans les affaires internes du pays, indiquant qu’elle est basée sur des intentions malveillantes à la solde d’agendas étrangers».  
Commentant la résolution adoptée hier par le parlement européen à Strasbourg (siège du Parlement), sur la situation politique en Algérie, M. Cherif a précisé qu’il s’agit d’une intrusion dans les affaires internes de l’Algérie, soulignant que le parlement européen est contrôlé par plusieurs courants politiques issus, notamment de la gauche, représentée principalement par l’eurodéputé Rafael Glucksmann, ou encore Gilbert Collard, connus pour leurs positions extrémistes et «s’emploient en permanence à porter des questions liées aux libertés, à la démocratie, ainsi que les droits de l’homme, d’une manière qui soulève des interrogations et sert des agendas étriqués». Il a rappelé, à ce propos, qu’il y a «une grande différence entre la défense des questions et des libertés, et l’utilisation de ces questions à des fins politiques, économiques et stratégiques», notamment en cette période décisive dans l’histoire de l’Algérie, à savoir l’élection présidentielle. 

L’analyste politique a tenu à rappeler, à cet égard, que les décisions et les résolutions du parlement européen demeurent «symboliques, et non contraignantes», régies par une vision normative et évaluative. M. Idris a ajouté que le plaidoyer du parlement européen sur ce qu’on appelle «les libertés d’exercice de culte et des rites religieux en Algérie», lesquelles sont soumises dans notre pays à des règles et à des lois claires, est une nouvelle carte utilisée par certains députés et pays pour exercer la pression et la provocation afin d’amener les autorités algériennes à concéder certains dossiers à la solde d’intérêts étrangers.
En conclusion, l’enseignant universitaire a appelé les autorités algériennes à «agir sagement» avec la situation sensible que vit le pays et à barrer la route à toutes tentatives d’ingérence flagrante dans ses affaires internes

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Commission parlementaire Algérie - UE :   
« Grave empiètement » de la part du Parlement européen 
 
La partie algérienne au sein de la Commission parlementaire mixte Algérie-Union européenne (UE) a dénoncé, hier, un grave empiètement de la part du parlement européen de tous les us diplomatiques internationaux. «Nous, membres de la partie algérienne au sein de la Commission parlementaire mixte Algérie-UE, dénonçons le grave empiètement de tous les us diplomatiques internationaux de la part du parlement et des droits de l’Algérie et de son processus électoral», lit-on dans un communiqué de l’Assemblée populaire nationale (APN).  «Cette résolution, qui ose demander au parlement algérien la reformulation de ses lois, est une atteinte aux bonne relations existant en l’Algérie et l’Union européenne (UE), et la partie algérienne, qui la rejette catégoriquement, se réserve le droit de riposter au moment opportun», soutiennent les rédacteurs. 
Ce grave empiètement vient dévoiler «le ressentiment de parlementaires européens à l’égard de l’Algérie, et de l’avenir de ce pays qui sortira, grâce à son peuple, victorieux en dépit des haineux», estime la même source, pour qui «le parlement européen montre, ainsi, ses intentions non sincères à l’égard des institutions algériennes, et une violation des accords bilatéraux». «Par l’adoption de sa résolution, le parlement européen aura montré sa nostalgie de l’époque coloniale, une époque de laquelle le peuple algérien s’est affranchi en payant le prix fort», ajoute le communiqué. 
Les membres de la partie algérienne au sein de la Commission parlementaire mixte Algérie-UE appellent les Européens à «reconsidérer leur position s’ils veulent préserver leurs intérêts, qui autant nous souhaitons qu’ils soient réciproques, autant nous souhaitons qu’ils soient révisés dans le sens du respect de la souveraineté du peuple algérien sur sa terre et sur ses décisions, visant la consécration de la pratique démocratique en allant à la présidentielle le 12 décembre prochain, et la préservation des droits politiques, économiques et sociaux de la manière qui l’agrée lui, et non suivant des diktats obéissant à une vision tronquée et à la politique du deux poids, deux mesures».
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