vendredi 13 dcembre 2019 15:42:05

Commentaire : ici c’est l’Algérie !

Décidément, lorsqu’il s’agit de l’Algérie, certaines institutions étrangères tendent à croire que notre pays, indépendant et souverain depuis 1962, peut encore recevoir des leçons ou des injonctions quant à la manière dont les autorités devraient gérer les affaires internes

PUBLIE LE : 30-11-2019 | 0:00
D.R
Décidément, lorsqu’il s’agit de l’Algérie,  certaines institutions étrangères tendent à croire que notre pays, indépendant et souverain depuis 1962, peut encore recevoir des leçons ou des injonctions quant à la manière dont les autorités devraient gérer les affaires internes. Mais pourquoi ces parties extérieures croient-elles encore qu’elles peuvent s’ingérer dans nos affaires ? Pensent-elles vraiment détenir un droit de regard sur les affaires intérieures de l’Algérie, au seul prétexte que notre pays est lié à elles par des accords d’association ou de coopération bilatérale ? Pourtant, jusqu’à preuve du contraire, le peuple algérien n’a jamais mandaté un autre pays ou une autre institution pour le représenter et parler en son nom. Mieux encore, les Algériens jaloux de leur souveraineté n’accepteront jamais de se mettre sous la tutelle d’un pays ou d’une institution étrangère. Ne l’ont-ils pas affirmé à maintes reprises ? Mais, semble-t-il, les nostalgiques d’une époque à jamais révolue se refusent à l’entendre. Toutefois leurs desseins inavoués, car inavouables, sont faciles à percer. Mais de là à croire que l’Algérie est fragilisée parce qu’elle fait face aujourd’hui à une situation difficile est méconnaître ce pays et son peuple qui, face à toute adversité ou hostilité, réagit comme un seul homme pour signifier son refus de toute ingérence étrangère. Le Parlement européen qui, à l’initiative de quelques eurodéputés, s’est cru dans l’obligation de montrer par l’adoption d’une résolution sans valeur contraignante, l’«amitié» de l’Europe à l’Algérie et à tous les Algériens et Algériennes qui expriment depuis des mois leur désir d’un profond changement, fait assurément fausse route. Nous n’avons pas besoin d’une pseudo-amitié qui, bizarrement, se manifeste à quelques jours d’une échéance électorale décisive pour l’avenir du pays. L’Europe n’est mue que par ses seuls intérêts. Les Algériens le savent. Depuis fort longtemps du reste. N’a-t-on pas été abandonné à notre sort alors que nous faisions face à la plus terrible tragédie post- indépendance ? Il aura fallu que la paix et la sécurité reviennent, grâce aux sacrifices consentis tant par les services de sécurité que de nombreux citoyens et que les caisses de l’Etat soient de nouveau pleines pour que l’Algérie redevienne un pays fréquentable. Difficile dans ce cas de croire à la sincérité de la démarche du Parlement européen qui veut faire croire que c’est le destin des Algériens qui l’intéresse. L’enjeu est ailleurs. C’est pourquoi aussi il y a lieu de rappeler que l'Algérie, «libre et souveraine» dans ses décisions, n'accepte «aucune ingérence ou diktat» et «ne se soumet à aucune tractation de la part de quiconque». Cette affirmation du général de corps d'Armée Gaïd Salah, lors d'une visite de travail au Commandement des Forces aériennes mercredi est partagée par tous les Algériens. Et de rappeler à forte raison que «le peuple algérien qui a crié haut et fort qu'il n'a pas besoin de leçons, quelles que soient leur origine, sait parfaitement comment répondre au moment opportun à ces porte-voix qui tentent en vain de s'immiscer dans ses affaires et d'entraver le processus de passage de l'Algérie à une nouvelle ère, où elle tracera sa voie avec constance vers le progrès et la prospérité, dans la sérénité et la quiétude». La Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité qui a eu déjà à connaître durant son mandat, la fermeté des autorités algériennes dès lors qu’elles estiment que les lignes rouges ont été franchies, a tenu à rectifier le tir en assurant que «le respect de l’UE pour la souveraineté et l’autonomie de l’Algérie est total» et que «c’est aux Algériens, et à eux seulement, de décider le présent et le futur de leur pays». L’Europe doit savoir une bonne fois pour toutes que l’amitié et le partenariat ne sauraient s’accommoder de toute tentative, condamnée et condamnable, d’ingérence dans nos affaires internes. Du reste n’a-t-elle pas suffisamment à faire avec ses propres problèmes pour s’immiscer dans celles des autres ? 
N. K. 
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