lundi 06 avril 2020 00:35:25

Bolivie : De nouvelles élections sans Morales

Le Parlement bolivien a donné son feu vert à l'organisation de nouvelles élections présidentielle et législatives sans Evo Morales, des scrutins censés mettre un terme à l'instabilité née après la présidentielle controversée du 20 octobre.

PUBLIE LE : 25-11-2019 | 0:00
D.R

Le Parlement bolivien a donné son feu vert à l'organisation de nouvelles élections présidentielle et législatives sans Evo Morales, des scrutins censés mettre un terme à l'instabilité née après la présidentielle controversée du 20 octobre. Le projet de loi a été approuvé samedi soir par les députés, quelques heures après le vote des sénateurs. Pour que le texte ait force de loi, il doit être promulgué par la présidente par intérim Jeanine Anñez. Dans le même temps, le gouvernement provisoire a ouvert un "dialogue" afin de tenter de pacifier la Bolivie, où 32 personnes ont trouvé la mort dans des violences depuis la présidentielle du 20 octobre. Le texte approuvé par le Parlement prévoit notamment l'annulation du scrutin du 20 octobre. Dans le même temps, il interdit à toute personne ayant exercé deux mandats électifs de suite de se présenter à un troisième, fermant ainsi la porte à une nouvelle candidature d'Evo Morales qui a déjà exercé trois mandats. Le propre parti d'Evo Morales, le MAS (Mouvement vers le socialisme), qui dispose de la majorité au Parlement, a voté en faveur du projet de loi, mettant ainsi en évidence ses divisions concernant l'ancien président. Depuis son exil mexicain, ce dernier ne s'était pas exprimé samedi sur ce texte.
En prenant les rênes de la Bolivie le 12 novembre, Jeanine Añez, une ancienne sénatrice de droite, a promis l'organisation de nouvelles élections pour "pacifier" la Bolivie, qui vit sa pire crise en près de vingt ans. La présidente par intérim a déclaré, samedi, qu'elle refuserait de promulguer un projet de loi présenté par des sénateurs visant à amnistier Evo Morales contre lequel une enquête a été ouverte pour "sédition" et "terrorisme". "Nous avons clairement dit que mon gouvernement ne poursuivrait aucun responsable politique, syndical ou civil", a dit Mme Añez lors d'une intervention télévisée. "Mais dans le même temps, nous disons clairement que toute personne ayant commis des crimes, qui se moque des lois, qui a commis des abus ne sera pas amnistiée", a-t-elle déclaré. Vendredi, le parquet général a ouvert une enquête pour "sédition" et "terrorisme" contre l'ancien président de gauche, après une plainte du ministre de l'Intérieur Arturo Murillo. Le gouvernement provisoire accuse Evo Morales d'accentuer l'instabilité en Bolivie en appelant ses partisans à "encercler" et bloquer les villes en signe de protestation contre la "dictature" de Mme Añez. Evo Morales estime avoir été victime d'un "coup d'Etat".
M. T. et Agences

 

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