jeudi 05 dcembre 2019 17:02:12

Présidentielle 2019 : Les candidats expliquent leurs priorités

Le 12 décembre prochain, les Algériens seront au rendez-vous des urnes pour élire le futur président de la République.

PUBLIE LE : 19-11-2019 | 0:00
D.R

Le 12 décembre prochain, les Algériens seront au rendez-vous des urnes pour élire le futur président de la République. Une échéance décisive pour le pays, en ce sens qu’elle est censée inaugurer une nouvelle ère dans l’exercice démocratique, et surtout asseoir les fondements qui concourent à l’édification de l’État de droit. Mais force est d’admettre que le contexte général et particulier qui caractérise l’élection présidentielle fait que les enjeux sont, cette fois-ci, différents et déterminants. La solution première à la crise que vit le pays st certes politique, car il s’agit d’abord de légitimité et de stabilité des institutions de l’État, mais la priorité est éminemment économique. Aujourd’hui, la majorité des analystes évoquent une période difficile et inévitable qui se profile sur le court terme, d’où l’impératif d’un audit de la situation réelle, pour pouvoir situer les défaillances, cibler les actions urgentes et établir un ordre des priorités. Face à la complexité de la situation économique du pays, aggravée par la contraction de ses ressources, des questionnements s’imposent quant aux alternatives et moyens de faire face à ces urgences. On ne peut qu’admettre que l’épreuve sera difficile, au moment où le ministre des Finances parle d’éventuel retour à la planche à billet, et pendant que le processus d’amenuisement des réserves de changes suit son cours et que le baril de pétrole continue de subir les fluctuations d’un marché aussi incertain qu’instable. Autant d’éléments qui font que la dimension économique dans la feuille de route politique des futurs gouvernants revêt un caractère d’urgence et impose des priorités. Celles-ci devront  impérativement aller au rééquilibrage budgétaire, à l’amélioration du climat des affaires et à la rénovation des systèmes de gouvernance, notamment en matière de conduite des affaires. Notre économie, doit-on le retenir, est soutenue par la dépense publique, et donc demeure «faiblement incitative et peu orientée vers le développement de la demande», soulignait, en 2013, le Conseil national économique et social (CNES), alors que le pays jouissait d’une aisance financière qui aurait pu être déployée dans la diversification de l’économie. Les experts du CNES relevaient également «un manque de visibilité, en matière d’impact dans les stratégies de développement de certains secteurs d’activité». Aussi, ont-ils mis en avant «les dysfonctionnements du système de gouvernance, aggravés par la centralisation des pouvoirs de décision, une affectation des ressources très souvent inadaptée et non ciblée, et sans impact réel sur les objectifs assignés, un manque d’application des réformes engagées, et l’insuffisance avérée des instruments de régulation, ce qui impacte négativement les régimes de croissance actuels». Notre régime de croissance, qui est resté dans ce constat, a par conséquent contribué à accentuer «la vulnérabilité de l’État, la société et l’économie nationale». De ce fait, la démarche des pouvoirs publics, pour l’étape à venir, consiste à situer notre économie dans un objectif de diversification, avec une plus grande marge de manœuvre par rapport aux fluctuations du marché des hydrocarbures, pour préserver la solvabilité de la demande sociale et soustraire l’action publique des injonctions extérieures, qui se font de plus en plus pesantes et insistantes.
D. Akila

 

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