vendredi 13 dcembre 2019 15:37:57

Nouvelles de Mascara, Ressources en eau : Retard dans le dévasement du barrage Fergoug

Solidarité : Les meilleurs égards aux personnes âgées

PUBLIE LE : 19-11-2019 | 0:00
D.R

Page animée par Abdelkader Ghomchi

L’envasement des barrages est l’un des grands problèmes hydrauliques qui menacent l’existence  de l’infrastructure hydrotechnique en Algérie.

Les moyens de lutte contre l’envasement par l’aménagement des bassins versants, qui est le meilleur, est situé au niveau de la source de production des particules, c'est-à-dire au niveau du bassin versant. Diverses méthodes sont appliquées comme le reboisement, la réalisation de banquettes et l’aménagement des ravines par la correction torrentielle.
Des tentatives de reboisement et des corrections torrentielles ont été appliquées sur plusieurs bassins versants comme solutions préventives. En parallèle, des opérations de dévasement se déroulent sur plusieurs barrages.  Deux modes de désenvasement peuvent être opérés au niveau d’un barrage. Il s’agit d’un dévasement périodique et d’un dévasement occasionnel. A l’arrivée des crues, l’ouverture des pertuis de vidange permet de soutirer les courants de densité qui se rapprochent du mur du barrage. Grace à la forte concentration en particules fines, le courant de densité arrive au pied du barrage après avoir parcouru plusieurs kilomètres.
La technique de soutirage des courants de densité a obtenu de très bons résultats dans la durée de vie du barrage qui  peut tripler  par le dévasement périodique, pour éviter le blocage des vannes de fond. L’ouverture périodique des pertuis de vidange permet d’extraire les dépôts vaseux situés.  Dans ce cas, ,  la vase située dans la zone basse peut être perturbée par les manœuvres des vannes, extrêmement nécessaires pour alléger l’ouverture des pertuis. Un retard dans l’ouverture pourrait avoir de graves dégâts..
Le barrage de Fergoug à
Mohammadia est envahi  par  quelques 6.000.000 m3 de vase, dont la solution salutaire tarde encore à venir en dépit des gros efforts déployés par l’Etat. Une enveloppe a été déboursée pour financer une opération de désenvasement, qui peine toujours et ce, depuis de longues années, à se concrétiser en raison de divers facteurs, dont le manque d’eau indispensable en grande quantité pour ce type de travaux. Le responsable du secteur de l’hydraulique nous confie que l’opération de désenvasement devait durer 32 mois. Mais, l’entreprise relevant du groupement
«Al Diph Cetar» chargée de ce projet s’est trouvée, elle-même, enlisée puisque seulement 1.176.800 m3 de vase ont été retirés car l’opération de désenvasement a souvent été interrompue pour des raisons diverses.

Plus de quatre millions de m3 de vase attendent  d’être dégagés du fond du barrage
   
Ce qu’il faut retenir, c’est que plus de quatre millions de m3 de vase attendent d’être dégagés du fond du barrage, qui ne retient plus rien des eaux de pluie. Là aussi, des instructions ont été données par l’ex-chef de l’exécutif, mais en vain. L’opération en question a connu plusieurs chamboulements -trois opérations-, mais le résultat reste en deçà des objectifs escomptés et assignés à cette opération de grande envergure, défrayant la chronique. En 1989, une entreprise néerlandaise se charge de l’opération de dévasement ; l’objectif étant d’enlever plus de 6 millions de m3 de vase. Une autre opération est tentée en 2005 par un groupement d’entreprises. Sur les 6 millions de vase à dégager, seule une quantité de 2 millions de m3 de vase a pu être curée. Mais un autre incident vient ébranler toute cette opération en 2006 à cause d’une crue exceptionnelle qui cause des dégâts considérables aux équipements de curage sur le site. En 2008 une crue de Bouhanifia sur le barrage fait chavirer la dragueuse et l’engin fut enseveli  sous les eaux  durant. Une année entière de travail et l’irrigation du périmètre de «habra» est sérieusement hypothéqué et l’on s’achemine vers la résiliation du marché. On procède au rehaussement de la cuve d’évacuation et l’on prévoit le curage de plus de 3 millions de m3, une opération de travaux de dévasement, de débroussaillement et d’ouverture des pistes pour un montant global de 8 086 321 548,50 de d.a., nous a indiqué le directeur de l’hydraulique de la wilaya de Mascara. L’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT) augmentera bientôt le volume de stockage des barrages de la wilaya de Mascara. Cette dernière dirigera la mise en œuvre du projet de désenvasement de 5 millions de m3 au barrage de Bouhanifia après avoir levé 6 millions de m3 de vase, augmentant ainsi la capacité de stockage du barrage à 34 millions de m3.
Un deuxième projet de désenvasement de 3 millions de m3 au barrage de Fergoug sera réalisé. Le chantier a été installé pour le lancement prochain des travaux au niveau de cet ouvrage d'une capacité de stockage actuelle d'un million de m3. Sa capacité était de 17 millions de m3 avant le phénomène d’envasement qui persiste depuis plusieurs années. L’ANBT a inscrit un troisième projet au profit du secteur dans la wilaya de Mascara pour lutter contre les déperditions d’eau au niveau du barrage de Chorfa .  Des études techniques et financières seront lancées pour les travaux en vue d’éviter les fuites d’eaux affectant les eaux stockées. À noter qu’une grande partie des eaux de ce barrage sont orientés vers l’irrigation de terres agricoles dans la plaine de Sig. La wilaya de Mascara dispose de 5 barrages d’une capacité de 206 millions de m3 dont celui d’Ouizert au sud-ouest de la wilaya (94 millions de m3) et le barrage de Chorfa (70 millions de m3).

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Solidarité
Les meilleurs égards aux personnes âgées

Nos regards et nos réflexions de professionnels poursuivent un but commun : accompagner les personnes âgées dans les meilleures conditions possibles. L’exercice de notre métier est de constater de visu les efforts dans la lutte contre la fragilité des personnes âgées, de repérer les facteurs de risque pour préserver et maintenir son autonomie. L’accompagnement suppose également l’aide aux aidants. Il s’agit de leur faire bénéficier de soutien de la part des professionnels pour, par exemple, renforcer les liens entre génération, ne pas dénaturer les attachements affectifs, orienter vers les ressources adéquates, apporter des savoir-faire et convaincre les aidants à se faire aider. Ainsi, pour entrer dans cette démarche, le professionnel aide la personne âgée à exister en tant que personne humaine car on ne peut agir, ni décider à la place de l’autre.  
 La prise en charge des personnes âgées vulnérables est une approche pluri-professionnelle, la mise en place de temps d’échanges sur les pratiques et d’analyse multidisciplinaire, l’évaluation des situations de maltraitance, ainsi que le renforcement des qualifications et le développement des formations. Pour ce faire nous avons rendu visite aux personnes âgées au centre de Khessibia.  
Les visiteurs aux âmes sensibles qui se présentent pour la première fois dans ce genre de centre ne peuvent retenir leurs larmes tant les scènes qu’elles découvrent sont émouvantes.
Ces pensionnaires, sexagénaires et octogénaires pour la plupart, sont des mères, des pères, des frères des sœurs, des fils et des filles, qui vivaient unis au sein d’une même famille, laquelle pour diverses raisons sont démembrés, qui a eu pour effet l’isolement de ces fragments.
En écoutant quelques personnes âgées hébergées dans ce centre, le moins que l’on puisse dire est que le constat est amer et que certaines ont lourdement chuté sur l’échelle sociale à l’image de
B. Kheira qui a tenu à narrer, en sanglotant, son histoire : «J’avais fondé un foyer et je vivais sereinement avec mes enfants à l’abri de tout besoin. Ma vie a basculé moins d’une année après la mort de mon époux qui dirigeait en main de maître la gestion de notre foyer. L’aîné de mes 2 enfants, marié et père de deux enfants, a accédé aux exigences de son épouse et m’a «déposée» dans cet établissement. Je sais que je ne suis pas seule dans ce cas mais, plus le temps passe, plus je ressens une forte douleur. Certes sur le plan matériel nous ne manquons de rien dans le centre mais la vie familiale est indispensable». D’une capacité d’accueil de 120 personnes, l’établissement héberge à cette date 70 personnes âgées dont  certaines viennent des wilayas limitrophes. Trente deux pensionnaires sont de sexe féminin dont une douzaine présentant des déficiences mentales et 38 masculins, en grande partie des malades mentaux qui sont pris en charge sur le double plan, logistique et sanitaire par le centre.
Selon la directrice du centre, ces malades sont assistés de 3 psychologues recrutés dans le cadre du pré-emploi. Une entreprise privée basée à Mohamadia leur fournit les médicaments appropriés et procède à leurs soins. Outre les subventions étatiques, l’établissement bénéficie de la générosité des âmes charitables de toute la région lesquelles n’hésitent pas à faire constamment des dons en nature. Certains de ces malades, une fois soignés et rétablis, regagnent leur domicile et reprennent une vie familiale.
C’est le cas de 5 hébergés qui ont quitté le centre dans le cadre de leur réintégration alors qu’une dizaine d’autres sont confiés à des familles d’accueil. La directrice du centre déplore le manque de médecins et agents paramédicaux pour une assistance médicale et effective des malades. En période hivernale, les services de l’assistance sociale en collaboration avec les éléments de la Protection civile effectuent des tournées nocturnes dans le but de recueillir les SDF et les conduire dans un centre pour leur prise en charge. Ces structures leur assure alors des repas chauds, des matelas et couvertures pour s’abriter du froid. En dépit de tous ces efforts, l’unique espoir de ces pensionnaires est de retrouver une vie familiale dans les plus brefs délais.

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JOURNÉE MONDIALE DU DIABÈTE
12.000 diabétiques recensés au niveau de la wilaya

La wilaya de Mascara à l’instar des autres régions du pays et du monde a célébré la Journée Mondiale du diabète coïncidant avec le 14 novembre de chaque année à la place publique de l’Émir Abdelkader de Mascara. Des actions de dépistage du diabète sont organisées  par des spécialistes et professeurs de médecine, endocrinologues et diabétologues qui ont donné des explications, au cours de cette journée d’information et de vulgarisation scientifique,  sur tout ce qui a trait à cette maladie chronique .  
La wilaya de Mascara compte 12.000 personnes diabétiques recensées, des malades insulino-dépendants et plusieurs autres de
type 1. Parmi ces personnes diabètiques figurent des enfants âgés de moins de 15 ans. Les nécessiteux, eux-aussi diabétiques, s’approvisionnent en médicaments spécifiques dans la pharmacie publique qui manque cependant de médicaments appropriés.  «Le nombre de cas d’amputation sont au nombre de 30, 50 cas de cécité, 60 cas d'insuffisance rénale», nous a déclaré, M. Gaidi  Baghdad, président de l’association des diabétiques de la wilaya de Mascara, en marge des travaux de cette rencontre médicale de vulgarisation et de sensibilisation au profit du grand public. La maladie du diabète se propage selon les spécialistes à une vitesse vertigineuse et peut atteindre 600 millions dans le monde dans 20 ans, alors qu’on compte actuellement 382 millions de cas. L’Algérie compte de nos jours 3 millions de personnes atteintes de diabète, soit 12% du taux mondial, dont 25% de jeunes et d’enfants -plus de 20% ne sont pas pris en charge socialement (non assurés).  Le diabète est en rapport avec des facteurs à risques qu’il faut combattre, dont l’un demeure le tabagisme qui tue plus de 15.000 personnes/an, alors que les AVC ravagent aussi, avec plus de 30.000 personnes/an. L’auto surveillance demeure indispensable pour éviter les ulcères du pied diabétique dont sont victimes plus de 200.000 personnes par an. Les médecins mettent d’ailleurs l'accent sur les voies et moyens à mettre en oeuvre afin d’éviter les risques du diabète  ainsi que les complications afin de vivre avec son mal sans risque. Le président de l’association des diabétiques de la wilaya de Mascara que nous avons contacté en marge de la journée déclare que l’association des diabétiques de la wilaya manque d’un local  qui lui permettrait de recevoir les malades et également de recevoir des médecins qui ont déjà proposé leurs services dans le cadre du bénévolat. Un nouveau local faciliterait également la mise en marche d’un E.C.G, qui est à l’arrêt depuis belle lurette, ainsi qu’un laboratoire 44 paramètres mis à leur disposition par la polyclinique. Le président informe également de dossiers des diabétiques nécessiteux qui demeure en souffrance au niveau de la D.A.S. et des A.P.C, qui déclarent que seuls les cancéreux et les hémodialysés ont droit à une prise en charge par ces deux structures, sachant que le coût du traitement mensuel d'un diabétique, nous précise le président de l’association, varie entre 25.000 et 30.000DA.
 

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