vendredi 13 dcembre 2019 15:51:38

Nouvelles des Bibans, Campagne labours-semailles : Des pluies prometteuses

Production céréalière : Une récolte record mais…

PUBLIE LE : 17-11-2019 | 0:00
D.R

Campagne labours-semailles 
Des pluies prometteuses

La wilaya de Bordj Bou-Arréridj, qui a lancé la campagne labours-semailles dans des conditions idéales, avec notamment une bonne pluviométrie, espère rééditer la récolte de l’an dernier qui a été la meilleure des cinq dernières années et l’une des plus réussies depuis l’indépendance.

Cette réussite cache mal pourtant les lacunes que la filière enregistre d’année en année même si beaucoup de problèmes ont été résolus entre-temps, comme la capacité de stockage qui était le casse-tête des responsables et des agriculteurs qui regrettaient presque d’avoir une bonne production puisqu’ils avaient du mal à l’entreposer.
Les paysans de la wilaya de Bordj Bou Arréridj ont apprécié les pluies qui se sont abattues cette semaine sur la région.
Ces pluies qui arrivent en pleine campagne labours-semailles sont de nature à faciliter le travail de la terre ainsi que l’éclosion des grains.
Ces paysans avaient craint une année difficile avec la sécheresse qui avait frappé la wilaya durant les deux mois passés.
Ils espèrent que la wilaya sera au rendez-vous au début du printemps pour qu’ils puissent récolter le fruit de leur labeur effectué durant cette période.
Le secrétaire de wilaya de l’union nationale des paysans algériens au niveau local, M. Hamlaoui Thabti, qui a regretté que la wilaya soit faible en matière d’irrigation avec seulement 6.000 hectares irriguées, a indiqué que la région dépend de la pluviométrie pour la bonne marche de la culture céréalière.
Il a lancé un appel aux agriculteurs pour faire le bon choix des semences ainsi que des engrais pour que la qualité et la quantité des récoltes soient au rendez-vous.
Le rôle des CCLS pour les fournir au temps voulu a été mis en avant par le même responsable qui a évoqué les chaînes que les agriculteurs devaient observer pour avoir ces denrées nécessaires pour le fonctionnement de l’appareil de production.

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Production céréalière  
Une récolte record mais…

La wilaya, qui a enregistré une récolte de plus d’un million 140.000 quintaux de céréales à la fin de la campagne moisson-battage, a consacré 78.500 hectares à cette activité.
58.600 d’entre eux sont consacrés au blé dur qui est la spécialité de la région. Le reste de la surface exploitée a été répartie entre l’orge avec 13.900 hectares, le blé tendre avec 5.310 hectares et l’avoine avec 690 hectares.
Les services de la direction agricole, qui suivent l’opération, assurent que les quantités de semences et d’engrais qu’il faut sont disponibles avec 93.750 quintaux pour les premières et 7.205 autres pour les secondes.
Ils précisent que tous les dossiers déposés pour l’octroi du crédit RFIG, à savoir 220, ont été acceptés. Cent vingt d’entre eux ont été déjà transmis à la banque. Ils notent un engouement pour cette formule qui permet le financement de l’opération labours-semailles. Les services de la DSA, qui rappellent que seuls 24 dossiers ont été déposés l’année dernière à la même période, prévoient la réception de 600 dossiers à la fin de la saison agricole.
Ce qui peut améliorer l’encadrement d’une filière qui souffre, en plus de la faiblesse de l’irrigation, de l’utilisation de méthodes archaïques dans la production.
Malgré la surface qui lui est consacrée, qui prend à elle seule 43% de la surface agricole utile, la céréaliculture ne donne pas le rendement attendu comme le montre le taux de productivité qui ne dépasse pas les 20 quintaux par hectare.
Ce qui suffit à peine à faire marcher les exploitations agricoles qui sont, il faut le rappeler, les plus nombreuses avec près de 30.000 unités entre EAC et EAI.
Avec la récolte de l’année écoulée, qui est pourtant la meilleure des 5 dernières années et sans doute parmi les plus réussies depuis l’indépendance, la filière a réalisé un  chiffre d’affaires de l’ordre de 4 milliards 526 millions de dinars.
Elle a fait moins que l’oléiculture et surtout l’arboriculture qui occupent pourtant une surface nettement inférieure.
La première a fait 5 milliards 817 millions de dinars. La seconde approche les 8 milliards, soit presque le double de la céréaliculture.
C’est paradoxalement la production animale qui fait le bonheur de la wilaya qui n’est pas connu d’ailleurs comme terre d’élevage. Le chiffre d’affaires réalisé de 34 milliards et demi de dinars est significatif. Ce qui ne permet pas, toutefois, à la wilaya, malgré des traditions certaines, de s’imposer dans le domaine agricole.
Elle occupe une position peu reluisante au niveau national. Elle est 39e sur les 48 wilayas.
 Et dire qu’elle était à vocation agricole.
Heureusement qu’elle a d’autres activités comme l’industrie qui lui ont permis de sauver la mise et même de se faire un nom au niveau national et international.

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Commerce   
2 marchés de proximité pour le chef-lieu

Les deux marchés quotidiens des fruits et légumes de la ville de Bordj Bou Arréridj devront disparaitre à court terme.
C’est ce qu’a annoncé le wali de la wilaya, M. El Ghali Abdelkader Belhazadji, qui a ajouté que deux marchés de proximité de niveau international devront les remplacer.
Le wali, qui est revenu sur les conditions de travail difficiles des commerçants activant dans les deux espaces, a souligné également l’absence de l’hygiène, de sécurité et même de dispositions nécessaires pour l’entreposage et le stockage des produits qui sont, par définition, périssables. Avec ces circonstances, les consommateurs également n’étaient pas mieux placés, eux qui étaient placés devant tous les dangers.
Les marchés de proximité qui seront réalisés offriront, selon le premier responsable de la wilaya, outre leur aspect attractif qui collera au statut de la ville en tant que cité historique et pole économique, des conditions d’accueil favorables pour les vendeurs et les acheteurs à la fois. Il a même assuré que les deux marchés devront ressembler à ce qui se fait le mieux de par le monde.
M. Belhazadji a annoncé que les projets de réalisation des deux espaces est passé cette semaine au comité des marchés de la wilaya. Sitôt l’avis d’appel d’offres publié sur la presse nationale, les entreprises intéressées devront se présenter pour commencer les procédures de passation des marchés, a déclaré le wali qui a insisté sur la réalisation dans les plus brefs délais des deux espaces.
Quant au sort de l’assiette occupée par les deux marchés quotidiens qui se trouvent, rappelons-le, au centre-ville, le premier responsable de la wilaya a expliqué qu’elle sera consacrée au divertissement des citoyens. Nous allons engager une étude pour offrir des espaces de récréation pour les habitants qui n’ont que la citadelle pour se promener eux et leurs enfants.
Les deux espaces qui sont situés à côté de deux principales artères, Abdelkader-Bariki pour la première et Houari-Boumediene pour la seconde, sont d’autant plus utiles qu’ils se trouvent à côté des arrêts de transport urbain.
Ils peuvent devenir, une fois réalisés, les poumons de la ville qui étouffe actuellement.
En effet, Bordj Bou Arréridj manque actuellement de possibilités de respirer avec les goulots d’étranglement qu’elle renferme de bout en bout. Justement, les deux emplacements des marchés sont parmi les plus graves goulots avec le nombre important de voitures qu’ils attirent. Si au moins des parkings ont été aménagés à côté. Ce que les nouveaux marchés devront contenir par ailleurs.
Mais ce n’était pas le seul aspect négatif des deux espaces. Ils sont actuellement des points noirs de l’environnement de la ville au grand dam des habitants qui ont alerté plusieurs fois les autorités locales sur la question. Les déchets des vendeurs des fruits et légumes restent sur place en dépit des efforts des agents de nettoiement.
Le problème s’aggrave quand il s’agit de l’oued Lagraphe sur lequel les deux marchés sont situés. Beaucoup de vendeurs ne se privent pas de mettre leurs ordures dans les caniveaux censés couvrir l’oued, rendant ce dernier très sale et surtout dangereux.
Parmi les facteurs qui l’ont rendu meurtrier en 1994 figure ce chargement de différents objets que l’eau des crues n’a pas manqué d’emporter. L’odeur qui se dégage des deux espaces, même la nuit, est un autre motif qui motive la décision de déplacer les deux marchés qui pourraient par la même occasion rendre plus fluide la circulation dans la ville de Bordj Bou Arréridj.

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Monoxyde de carbone
Une campagne de sensibilisation pour éviter le drame

La direction de la protection civile de la wilaya de Bordj Bou Arréridj a lancé cette semaine une campagne de sensibilisation contre les dangers des gaz brulés. Ce phénomène qui prend de l’ampleur dans la wilaya fait des morts chaque année.
Cela devrait pousser la population à prendre les dispositions nécessaires pour l’éviter. Ce que les agents de la protection, qui interviennent à chaque fois pour sauver des vies humaines, œuvrent à combattre eux aussi. Avec l’aide des représentants de la Sonelgaz et de la direction de la santé et celle du commerce, les mêmes agents expliquent aux citoyens, à chaque halte de la caravane organisée à cet effet, la nécessité d’aérer leurs foyers pour permettre la sortie de ces gaz brulés qui conduisent à des asphyxies mortelles.
Ils insistent également sur l’obligation de faire appel à des professionnels pour le montage des installations de chauffage ainsi que l’importance de l’achat de produits de qualité.
Les appareils défectueux et la mauvaise installation peuvent favoriser la sortie de ces gaz mortels. Les agents de la Protection civile ont même expliqué aux habitants qu’ils doivent rencontrer au cours de la caravane lancée à partir de la daïra de Ras El Oued, la conduite à tenir en cas d’émanation de gaz. Un geste simple pourrait permettre de préserver toute une famille, ont-ils indiqué.
Notons que 30 cas d’asphyxie aux gaz brulés ont été enregistrés et 67 personnes ont été sauvées d’une mort certaine. Malheureusement, deux victimes ont péri sur place. Il s’agit d’un habitant de la commune de Haraza, à l’ouest de la wilaya, et d’un autre d’El Hamadia au sud.

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Infrastructures routières
Réhabilitation de la route entre Haraza et le CW 41 

Les habitants de la commune de Haraza attendent depuis des années la réhabilitation de la route qui lie cette dernière au chemin de wilaya 41. Ce dernier qui mène vers la RN5 en passant par El Mehir est synonyme de désenclavement pour la commune isolée, qui se trouve à l’extrême ouest de la wilaya de Bordj Bou Arréridj.
Malheureusement la route qui traverse plusieurs villages de la commune est dans un état déplorable, ce qui n’encourage pas les gens à s’installer dans la région qui souffre également d’activités économiques.
Même le transport qui pourrait aider les habitants à satisfaire leurs besoins dans les autres communes n’est pas favorisé par cette situation. Les professionnels du secteur sont très rares à couvrir la liaison Haraza.
L’APC a bien essayé de prendre en charge cet aspect, mais seuls 2 kilomètres et demi ont été modernisés. Il reste 16 kilomètres encore à réhabiliter. Pour les services concernés, ce tronçon, qui est dans un état de détérioration certain, nécessite plus de 10 milliards de centimes pour qu’il change de visage et avec lui la commune de Haraza.
Les habitants comptent sur le wali de Bordj Bou Arréridj pour exaucer ce rêve qui pourrait transformer leur vie.

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Décharges sauvages   
Réception du centre d’enfouissement  de Mansourah

Avec la réception du centre d’enfouissement technique de Mansourah, les habitants de l’ouest de la wilaya de Bordj Bou Arréridj peuvent dire adieu aux décharges sauvages.
Ces dernières n’ont pas seulement défiguré le paysage de la région, traversée par 3 infrastructures importantes, à savoir la voie ferrée, l’autoroute est-ouest et la RN 5, mais elles ont aussi posé un problème environnemental. Ces habitants se sont d’ailleurs plaints de cette situation qui a provoqué beaucoup de maladies dont celles qui sont à transmission hydrique.
Heureusement que la région a bénéficié de cette structure située dans la localité de Mzirâa.
Mais les cinq communes de la daïra pour lesquelles le CET intercommunal est destiné tardent à en profiter. Aucun camion chargé des déchets n’a franchi la porte du centre qui reste désespérément vide.
La raison ? Les APC n’ont toujours pas signé de conventions avec l’entreprise de gestion des CET à laquelle le centre a été confié.
Un retard de procédure qui pourrait couter cher à la daïra en cas de problème ou même de maladie.

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