vendredi 13 dcembre 2019 15:57:33

Nouvelles de Mascara, Cueillette des olives : Ça ne baigne pas dans l’huile

ARTISANAT : Un Métier en désuétude

PUBLIE LE : 12-11-2019 | 0:00
D.R

Page animée par Abdelkader GHOMCHI

Lorsqu'on veut acheter une huile saine et de bonne qualité, il faut absolument vérifier la date de récolte qui doit obligatoirement figurer sur la bouteille. de cette manière, on a l'assurance d'avoir acheté une bonne huile aux bienfaits pour la santé. Mais comment être sûr d’en choisir la bonne ?

La date de récolte a-t-elle un fait important sur la production ? Eh bien oui, et elle doit être entreprise entre les mois d'octobre et février; la période à laquelle les fruits arrivent à maturité et cela dépend aussi des régions et en fonction de l'ensoleillement et de la pluviométrie. Cette récolte devait, en principe, s'effectuer à la main pour ne pas abimer les arbres et la récolte. les arboriculteurs chevronnés et en possession des moyens adéquats utilisent des matériaux qui facilitent la tâche, comme le peigne qui permet de secouer les branches et les échelles pour la traite. mais de nos jours, les gens utilisent plus les bâtons qui abiment l'olivier et le feuillage. La qualité a également un autre critère à respecter. en effet, les olives doivent être cueillies quand elles sont un peu vertes, c'est-à-dire avant qu'elles ne soient complètement mures, nous explique B. B., ancien cadre de l'agriculture, ce qui permet à l'huile de garder sa puissance aromatique parce que ce fruit est gras et fragile et s'oxyde rapidement. sa récolte doit se faire de jour et doit tout de suite être transportée vers les moulins pour être pressée immédiatement. Certains de nos fellahs ou commerçants n'emploient point ces procédés; les olives sont cueillies, puis mises dans des caisses en plastique pour être stockées pendant une ou trois journées dans un hangar mal aéré. Beaucoup de gens stockent les olives de cette  façon illicite. On compte plusieurs variétés d’olives; certaines sont destinées aux huiles, les autres à la conservation, et chacune a une saveur et une texture propres à elle. La conserve est une spécialité de Sig qui porte le nom de "la Sigoise” avec un label. depuis la nuit des temps, la Kabylie a un mode de vie social spécifique durant cette période légué par les ancêtres. Dans ces deux régions, quand arrive la campagne de cueillette des olives, toutes les familles se mobilisent pour aller dans les champs engranger les récoltes, une activité à laquelle des familles entières restent fidèles considérée comme une véritable tradition ou un héritage ancestral. Quel que soit l'environnement ou le niveau de vie des familles, des hommes et des femmes prennent soin de l'olivier, malgré la pluie, la neige ou le froid. L'olivier a connu une large progression. de grandes superficies sont plantées au niveau de la wilaya de Mascara. si, autrefois, Sig tenait la palme, aujourd'hui, il y a Oued Taria, Hachem, Tighennif, qui la concurrence. le manque de conserveries et de huileries se fait sentir, parce que la transformation est concentrée au niveau de la ville de Sig, portant dans les temps passés, la ville de Tighennif avait une cave dont le nom était gravé sur l'emballage de la conserve d'olives spécialité "façon Grèce" que l'on exportait vers les Etats-Unis d'Amérique. Malheureusement, ces infrastructures ont disparu tout comme celles de Mohamadia pour les tomates, les confitures d'orange ou l'ENAJUC de Relizane, dont il ne reste que le nom. Certains fellahs d'un âge avancé regrettent cette période, d’ailleurs M. Ali dira amèrement : "on se demande si on avance ou on fait un pas en arrière ? Pendant que des pays arriérés se sont développés, notre pays recule. des infrastructures gigantesques ont été squattées, d'autres démolies et les assiettes vendues, et on voit que des projets portant des infrastructures similaires sont entrain de pousser, et cette fois au nom des privés ! " H. Abdelkader abonde dans le même sens : "Comment voulez-vous que les gens travaillent et produisent, les extras fellahs sont maîtres et c'est à eux que revient le dernier mot."

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ARTISANAT
Un Métier  en désuétude

En prévision de la journée nationale de l'artisan ou de l'artisanat, les chambres de l'artisanat, avec le concours de certaines associations, ont organisé une semaine nationale de l'artisanat, ouverte du 3 au 9 novembre 2019. Cette semaine a vu  la participation des artisans venus d'Alger, Tizi Ouzou, Ghardaïa mais aucun participant de la wilaya de Mascara. Si les artisans que nous avons approchés reprochent aux responsables du secteur le favoritisme, la mauvaise prise en charge, de même pour les associations chargées de l'organisation, les responsables, de leur côté, reprochent aux artisans de bouder la semaine. Mais selon les slogans du ministre, la Semaine nationale de l'artisanat est destinée à révéler l'apport très important des entreprises de l'artisanat à la création de richesses et d'emplois pour garantir la qualité de vie de nos artisans. Dans un habit traditionnel, si Mohamed, artisan, disait : "Comme on le sait, la région de Mascara est très connue pour son artisanat, mais avec le temps, et faute du désintéressement affiché à tous les niveaux, y compris par le secteur, des métiers ont disparu. on peut citer, par exemple, les couturiers des djellabas, qu’on appelle dans le langage local "bourcheman", qui travaillaient entièrement à la main et au fil de soie, les artisans du bronze, les tanniers, les tisserands. Hélas, tout ce beau monde a disparu du circuit et nous voilà tourner autour du pot." La politique de l'Etat c'est comment découvrir le secteur de l'artisanat de manière concrète, se plonger dans la pensée quotidienne de l'artisan et voir ses échanges avec l'artisan, l'apprenti, le citoyen et le salarié, et non pas faire de la figuration pour faire survivre le métier. Durant des journées pareilles, on devrait découvrir les problématiques de l'artisanat. cette semaine aurait pu également offrir la possibilité de se mettre dans la peau d'un créateur. On se pose la question, disait Si Habib, "est-ce qu'on a le savoir-faire de notre artisan et le taux de sa participation à la richesse de l'économie nationale et ce qu’il peut apporter aux jeunes montants ? Portant la journée du 9 novembre est tenue comme journée nationale de l'artisan pour mettre en évidence le rôle important du secteur en termes de performance économique dans la création d'emplois et de valeur ajoutée et une contribution de l'artisan aux besoins en fourniture de produits et de prestations aux divers services. De même que la créativité au sein du secteur. Les artisans doivent assurer la stabilité de leurs métiers et la cohésion des familles qui doivent assurer la transmission du métier de père en fils. Ce qui s’est passé durant cette semaine ne concorde point avec ce qui se dit; le langage politique et l'action sur le terrain sont en totale contradiction. Peut-on réellement compter sur la contribution a la préservation du patrimoine multiculturel hérité des temps anciens et préserver la spécificité culturelle de l'identité algérienne au niveau national et continental ? Les spécialistes du secteur  doivent assurer la recherche scientifique afin d'enrichir la mémoire du secteur, constituer une base de données scientifique pour consolider le secteur et préserver  sa mobilité. Pour sortir de l'oubli, on a décrié une journée nationale de l'artisanat, mais, disait Farida, "avons-nous pensé à la dimension éducative de nos métiers et l'empreinte identitaire que nous ont laissée nos ancêtres au niveau de la conscience et les gestes hérités d'eux ? Il est grand temps que l'Algérie conjugue modernité avec authenticité sans oublier de se rapprocher plus de la technologie et du modernisme. Nos montagnes, campagnes et villages demeurent toujours les gardiens du temple en matière d'artisanat. en effet, les maîtres artisans sont dans l'Algérie profonde et c'est auprès d'eux qu'il faut se rendre pour connaitre quelles sont les matières à préserver et les personnes à remplacer en fonction de leur âge. Les jeunes d'aujourd'hui arrivent à assimiler si on leur assure un avenir promoteur. Ils ont droit à une couverture sociale et un revenu décent. Alors, approchons d'eux.

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RAS-EL-AïN-AMIROUCHE
DOUAR MAïZA : DES CONDITIONS DE VIE  déplorables

 Les quelque 62 familles qui continuent à peupler le  douar Ahl Seddik, plus connu sous le nom de douar Maiza, dans la commune de Ras El Ain Amirouche, se plaignent du manque des conditions de vie décente dont l'évacuation des eaux usées, l'aménagement des rues, le manque d'éclairage public dans l'ensemble du douar où la circulation s'avère très difficile la nuit et en particulier tôt le matin. Les jeunes sont également privés de stade de proximité; ils pratiquent leur sport préféré dans un terrain vague où il y a moins de sécurité, pendant que la maison de jeunes demeure carrément fermée. Les enfants du douar font un déplacement quotidien pour rejoindre l'école au douar Ahl Kada, à environ un kilomètre, tandis que pour les soins, les malades parcourent environ deux kilomètres pour se rendre au douar Ahl M'hamed. On a essayé de contacter le P/APC pour plus de précisions sur les problèmes posés par les citoyens, mais celui-ci semblait être en réunion au niveau de la Wilaya et on compte le rejoindre dans les prochains jours. Au moment où on s'apprête à quitter le douar, des fellahs se sont joint à nous pour poser le problème de l'irrigation des vergers d'oliviers. ces derniers avancent qu'ils ne reçoivent pas leur quota comme le reste de leurs collègues et posent ensuite le problème du raccordement au gaz naturel, puisque le réseau, disent-ils, passe à environ 1 km du douar.

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JET D’EAU D’ERREKABA  
La fuite en avant

La population de la ville de Mascara est vraiment étonnée de ce qui s'est passé ce mardi 5 novembre 2019 au niveau du nouveau jardin, aménagé il y a quelques mois à la place du marché des fruits et légumes d'Er-rekaba. sur ce jardin se trouve un jet d'eau encastré qui a fonctionné pendant plusieurs semaines à la satisfaction des enfants et de leurs parents, malheureusement, ce mardi, l'entrepreneur s'est présenté avec ses ouvriers et ont commencé à démonter le matériel de fonctionnement du jet d'eau. Renseignements pris, les versions des uns et des autres diffèrent sur le pourquoi de cet acte. Le maire a promis aux citoyens qu'une autre entreprise entreprendra les travaux dans les jours à venir.

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Accidents de la circulation
Un mort et 70 blessés en octobre

Le service de wilaya de la sécurité publique relevant de la sûreté de wilaya de Mascara a enregistré durant le mois d'octobre  dernier 59 accidents corporels de la circulation sur le tissu urbain ayant fait un mort et 70 blessés, ceci contre 62 accidents corporels enregistrés durant la même période de l'année 2018, ayant fait deux morts et 79 blessés. L'on constate ainsi une légère hausse dans le nombre d'accidents de l'ordre de trois cas, et une baisse de deux cas dans le nombre de décès et de 09 cas dans le nombre de blessés.  Le chef de la cellule de communication de la Sûreté de wilaya indique que les conducteurs sont à l'origine de 49 accidents dont 11 motocyclistes. Les causes des accidents sont dues au non-respect du code de la route, notamment les infractions relatives à l'inattention du conducteur dans les agglomérations, le refus de priorité et la perte du contrôle du véhicule. D'autre part, 10 cas incombent aux piétons, dont 3 pour jeu en milieu de route par les enfants, 5 cas pour inattention lors de la traversée de la route. Il est à signaler que  3 conducteurs titulaires de permis depuis moins de deux ans sont impliqués dans ces accidents, 13 autres n'atteignant pas les 5 ans, 13 cas de titulaires de permis entre 5 et 8 ans. Le service a aussi enregistré 23 cas titulaires de permis de conduire de plus de 08 ans et 08 cas non titulaires de permis.

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