jeudi 14 novembre 2019 06:14:49

Bande dessinée : Rencontre sur la promotion du 9e Art en Algérie

Des éditeurs et des auteurs de bande dessinée ont dressé, mercredi dernier à Alger, un constat des plus sévères sur la situation du 9e art en Algérie, proie au manque d'intérêt et à l'absence de réseaux de distribution car considéré comme un art «mineur».

PUBLIE LE : 09-11-2019 | 0:00
D.R
Des éditeurs et des auteurs de bande dessinée ont dressé, mercredi dernier à Alger, un constat des plus sévères sur la situation du 
9e art en Algérie, proie au manque d'intérêt et à l'absence de réseaux de distribution car considéré comme un art «mineur».
Réunis en marge du 24e Salon international du livre d'Alger (Sila), les intervenants ont tenté de «dégager des pistes de réflexion» qui puissent   permettre de «promouvoir la BD algérienne», après avoir été unanimes à souligner la «démission des pouvoirs publics» à cette forme d'expression artistique, traduite par l'inexistence de textes de loi à la faveur d'une véritable «industrie de la BD», jugée (par eux) «trop onéreuse, car impliquant «plusieurs métiers artistiques. Les éditeurs, Dalila Nadjem, Lazhari Labter et Salim Brahimi, ont fait remarquer le «manque de librairies spécialisées», relevant l'absence de distribution au peu d'ouvrages édités, devant le «potentiel important de créateurs» qui attendent de «voir leurs travaux publiés». «Aucun des éditeurs possédant une imprimerie n'a ouvert de créneau pour la BD» a déclaré Salim Brahimi, évoquant à tort, des raisons d'«études de marchés» où la BD qui, selon lui, «s'adresse à tous les âges», serait perçue par «les commerciaux», comme «compliquée et onéreuse».  L'ancien directeur de presse, Youcef Ferhi, parmi les premiers promoteurs de la BD sur les journaux, a invité à un recours «aux anciennes méthodes», faisant part de sa grande expérience durant les années 1960, où la   promotion de la BD était «accessible», tant sur le plan de l'«édition que celui de la diffusion». De son côté, le jeune bédéiste algérien établi en Tunisie, Salim Zerrouki, a rendu compte de toutes les difficultés auxquelles il s'est toujours confronté pour pouvoir ramener sur le marché algérien, ses quelques productions, au risque de tomber, a-t-il expliqué «sous le coup de l'interdiction». «Effarés» de voir qu'aucune suite n'était donnée -par les pouvoirs publics notamment- à l'issue de chacune des 12 éditions du Festival international   de la bande dessinée (Fibda), pour développer la promotion de la BD en Algérie, les orateurs ont plaidé pour la «création de réseaux de   distribution» et l'instauration par le Fond de développement des arts et des lettres (FDAL) d'un «quota réservé à la bande dessinée de 15%" sur l'ensemble du budget alloué au soutien de la promotion du livre. La formation des jeunes auteurs de BD, l'introduction du 
9e art dans les programmes et manuels scolaires et l'encouragement à ouvrir de nouvelles maisons d'édition et librairies», spécialisées dans le 9e art, figurent également parmi les propositions des intervenants.  Des rencontres sur l'histoire, la littérature, la bande dessinée et l'édition, entre autres, étaient programmées en marge du 24e Sila qui se poursuit jusqu'à aujourd’hui au Palais des expositions des Pins-Maritimes.
 
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