jeudi 14 novembre 2019 06:04:23

24e édition du salon international du livre d'Alger

Absence d’accès pour les personnes à mobilités réduite

PUBLIE LE : 09-11-2019 | 0:00
D.R
L’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (handicapés) est un grand problème en Algérie qui n’a pas été résolu ! Alors que cette question devrait être réglée et garantie depuis si longtemps, vu les fortes demandes et appels de cette frange de la société  et des associations en charge. Sommes nous en train d’imposer l’handicape mental aux personnes atteintes d’un handicape physique ou même leur dire tout simplement que vous êtes des personnes ?
 
C’est ainsi, que le Salon international du livre 2019, pour sa 24e édition, n’a pu installer aucun accès aux personnes handicapés. Il semble que les organisateurs de cet événement prennent encore plus du retard pour penser à cela et mettre en conformité cet espace pour permettre à cette catégorie de la société de prendre part à ce genre d’événement, notamment, visité et acquérir ses propres livres et être à la rencontre de ses auteurs préférés. Mohamed, un jeune de 25 ans, victime d’un accident de la circulation qui lui a coûté  ses deux gambes, assisté toujours par sa maman, avait une folle envie d’entrer dans les   pavillons du salon international du livre, pour rencontrer des auteurs, assisté a des conférences et acheté des livres dédicacés. Mohamed est un mordus de lecture, mais son handicap l’empêche de vivre et de réaliser ses rêves. «J’ai bien envie de rentrer, mais il n’y a aucun accès réservé pour nous. Chaque année c’est le même problème. C’est ma mère qui rentre pour m’acheter les livres dont j’ai besoin. Mais j’ai bien envie de le faire moi-même», dit-il avec forte émotion et les larmes aux yeux, qui font mal au cœur à voir.      
 Le constat des lieux qui saute aux yeux est que pour avoir accès aux différents pavillons du salon, il faut être aidé par au moins quatre personnes pour soulever le fauteuil roulant. C’est également le cas pour les autres personnes ayant différents handicaps. Nonobstant tous les efforts et les démarches auprès des autorités locales que la tutelle multiplie sur la nécessité de la mise en place des installations permettant de faciliter ces déplacements et des aménagements spécifiques leur permettant de pouvoir vivre sans difficulté dans la ville et de circuler dans les rues, stationner, prendre le transport en commun. 
Pour les personnes en situation de handicap moteur, ces gestes de la vie quotidienne peuvent vite devenir une course d’obstacles insurmontables en l’absence d’aménagements adéquats. Mais il est à rappeler que, pour que tous ces efforts aient un sens et une utilité, il est indispensable que chacun de nous soit vigilant et observe un certain nombre de règles : ne pas stationner sur les places réservées, ne pas obstruer le passage sur les trottoirs de la ville,  les insérer dans la vie quotidienne tout comme les personnes ordinaires en leurs facilitant les accès à tous les événements (sociétaux, politiques, économiques, culturels…) pour leur montrer qu’ils sont partie prenante de la société.
C’est un devoir et non pas un service d’aider les handicapés à être des citoyens à part entière de la ville et de la vie sociétale, et pouvant accéder aux mêmes services que tout un chacun, se déplacer librement sans entraves, pratiquer les loisirs qu’ils désirent...
Après une semaine de la tenue de cette événement d’envergure international, le constat est que, les personnes en situation de handicap sont victimes d’une double peine : leur handicap, mal pris en charge généralement, et les difficultés de la vie dans une société qui ne leur est pas adaptée.
Kafia Ait Allouache  
 
 
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