jeudi 14 novembre 2019 06:12:53

Le colonel à la retraite, Abdelhamid Larbi Chérif : « L’ANP est capable de faire barrage à toute tentative d’atteinte à la sécurité du pays »

Le colonel à la retraite et expert en questions sécuritaires, Abdelhamid Larbi Cherif, était l’invité, hier, du Forum du quotidien arabophone El-Wassat.

PUBLIE LE : 07-11-2019 | 0:00
D.R

Le colonel à la retraite et expert en questions sécuritaires, Abdelhamid Larbi Cherif, était l’invité, hier, du Forum  du quotidien arabophone El-Wassat. D’emblée, l’intervenant a évoqué ce qui constitue les fondements d’une armée puissante, à savoir «la logistique, la formation en continu et de haut niveau de tous les corps constitués». Pour lui, «ce sont-là les défis majeurs que l’institution militaire a pu relever, en dépit de tous les obstacles qui se sont dressés devant elle».
Se référant aux derniers  événements prévalant dans l’actualité, il a regretté qu’«au moment où les caractéristiques marquantes d’une armée solide et professionnelle commençaient à apparaître», certaines fractions dans les hautes sphères du pouvoir «étaient gênés de constater l’émergence d’une armée puissante».
Il ajoute, dans le même contexte, qu’«à partir de l’opération de Tiguentourine, les gens ont commencé à admettre le fait que cette armée était capable de faire barrage à toutes les tentatives visant à porter atteinte à la sécurité du pays». Les exemples sont nombreux, et «aucun ne peut ignorer les opérations qualitatives de lutte contre les fléaux de terrorisme, de la contrebande et du  crime organisé à partir des pays voisins», a-t-il affirmé, soulignant que la réponse de l’institution militaire se fait constater dans le terrain de l’action. «L’ANP  n’était pas de tout classée auparavant, aujourd’hui, elle occupe la 19e place parmi les armées les plus professionnelles et les plus modernes du monde». C’est ce qui atteste de la volonté de ses hauts gradés de se mettre résolument sur la voie de la professionnalisation et de la modernisation, d’abord, et de la préservation de la sécurité du pays, ensuite, a également estimé M. Larbi Chérif. En réponse à une question relative à la situation politique actuelle, l’expert explique que «l’armée se trouve devant un choix historique», car «l’intérêt stratégique du pays lui commande de se mettre du côté de la population et au service de la solution idoine qui lui épargne tout bouleversement». Et d’ajouter : «Les Algériens ont manifesté leur désir du changement» ; c’est dans ce sens que l’ANP doit jouer le rôle de facilitateur de la transition démocratique et l’instauration de l’État de droit.» L’analyste a rappelé le contexte géographique et géopolitique de l’Algérie, qui se trouve «dans une région où les frontières terrestres ne sont ni stables ni sécurisées». À cela s’ajoutent plus de 1.400 km de littoral, «parmi les plus instables en Méditerranée».
Aussi, selon lui, assurer la sécurité du pays n’est pas chose aisée. «Le terrorisme est le produit des laboratoires des services étrangers qui visent à détruire le potentiel économique de notre pays et à créer le chaos, afin de mieux contrôler les richesses, de s’assurer la domination politique et surtout économique». M. Larbi Chérif a tenu à préciser que «la cohésion entre le Hirak et l’institution militaire est ce qui est mesure de permettre l’émergence d’une Algérie nouvelle», avant d’approfondir sa pensée, en estimant que «la concrétisation de l’engagement de l'armée dans l’accompagnement vers une transition politique respectant la volonté du peuple est ce qui matérialise l’espoir de changement des foules de manifestants».
Et de rappeler, enfin, que «l’ANP est populaire, issue du peuple. Elle se considère investie d’une mission de protection et de tutelle sur le peuple algérien». Le conférencier a par ailleurs expliqué l’objectif recherché par le chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, qui appelle la justice à accélérer la prise en charge du dossier de la lutte contre la corruption dans le pays.
«Pour lui, le véritable frein à l’enracinement de la démocratie et à la promotion d’un État de droit est l’intrusion de l’argent sale dans la sphère politique», conclut-il.
T. K.

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