lundi 18 novembre 2019 18:57:39

24e Sila (du 30 octobre au 9 novembre) : Priorité aux jeunes auteurs

Plus de 1.000 maisons d’édition, dont près de 300 algériennes, exposeront près de 183.000 titres.

PUBLIE LE : 20-10-2019 | 1:00
D.R

Plus de 1.030 maisons d'édition représentant 40 pays, dont 298 sont de droit algérien,  323 de droit arabe et 430 issu d’autres pays du monde, prendront part à la 24e édition  du Salon international du livre d'Alger, du 30 octobre au 9 novembre prochains,  au Palais des expositions à Alger. Portant le slogan «Le livre, un continent», cette édition verra la participation du Sénégal, comme invité d’honneur, a annoncé, hier, le commissaire du Salon, Mohamed Iguerb, lors d’une conférence de presse animée à la Bibliothèque nationale.  Il a indiqué que le Sénégal qui sera présent avec une forte délégation occupera un espace de 200 m2. «Le choix du Sénégal comme invité d’honneur vise à rendre hommage aux intellectuels, hommes de lettres et philosophes de ce pays», a-t-il souligné, en précisant que la participation coïncidait avec le 50e anniversaire du Festival culturel panafricain (Panaf), qui sera célébré, cette année, en présence d’hommes de lettres et d’historiens qui débattront plusieurs thèmes relatifs aux relations panafricaines, à la littérature et à la pensée en Afrique. Le représentant de l’ambassadeur du Sénégal, M. Mamadou Boy Ba, a souligné que le choix du Sénégal vise «à rendre hommage aux intellectuels hommes de lettres et philosophes et que le pionnier du cinéma africain et romancier Sembène Ousmane, l’historien Cheikh Antadiop et l’anthropologue Tidiane N’Diaye ont déjà été invités.
 Il a rappelé que l’Algérie et le Sénégal se sont investis dans l’organisation des évènements panafricains, ce qui invite les nouvelles générations des deux pays «à entretenir aujourd’hui des échanges plus intenses que leurs aînés par le biais d’internet mais aussi de certaines rencontres internationales».

56 livres interdits

Pour sa part le représentant du ministère de la Culture, Djamel Eddine Foughali, a annoncé que 56 titres religieux ont été interdits. «Ce sont des livres étrangers qui touchent à la doctrine tandis que les publications locales sont toutes autorisées», a-t-il précisé, en ajoutant, que même les livres évoquant la situation actuelle du pays seront présents au Salon.
«Le public trouvera une grande variété de livres, allant de la religion, la politique, la science, la littérature, la technologie. Et même les enfants auront leur propre espace», a-t-il encore ajouté.

 Priorité aux jeunes et au grand public

S'agissant de l'organisation du Salon, et nonobstant, des difficultés budgétaires rencontrées pour cette édition, le commissaire signale que la priorité sera accordée au grand public, loin du caractère académique et élitiste ayant marqué les éditions précédentes. «Nous nous sommes attachés à maintenir ce cap et à assurer les missions essentielles de la manifestation, et ce malgré les difficultés financières rencontrées», a-t-il indiqué en mentionnant que l’objectif est de «préserver le cœur de la manifestation, à savoir l’accueil des visiteurs à l’exposition pour découvrir et acquérir des livres et un programme d’animation culturelle riche et diversifié».
Ce Salon, dit-il, constituera, par ailleurs, l'occasion pour les jeunes écrivains, notamment les 43 lauréats des précédents prix littéraires (depuis 2010) Assia Djebbar, Ali Maachi, Yasmina Mechakra et Mohamed Dib, de mieux se faire connaître.

 Un espace spécial dédicaces

Outre l’organisation des concours du meilleur logo et de la meilleure affiche du Salon, cette édition verra, pour la première fois, l’aménagement d’un espace réservé aux dédicaces au profit des maisons d’édition algériennes et étrangères, en vue de faire connaître leurs écrivains et intellectuels, a indiqué M. Iguerb, ajoutant que cette initiative vise à «encourager ces maisons à participer au programme du Sila».  Il a affirmé, par ailleurs, que le choix des éditeurs devant occuper le pavillon central du Palais des expositions, se base sur leur spécialisation en matière de créativité littéraire et de livre scientifique (technique et universitaire), outre leur ancienneté dans ce domaine, et ce au vu de la forte demande des personnes sur ce genre d’ouvrages, soulignant que le Sila «offre de nouveaux livres de qualité à des prix raisonnables, notamment à travers les remises pratiquées lors de la dernière semaine du Salon». Plusieurs écrivains, romanciers et intellectuels devront prendre part à cet important événement culturel, aussi bien dans le cadre du programme officiel du Sila qu’au sein des programmes des maisons d’édition, à l’instar des deux romanciers Waciny Laredj et Yasmina Khadra, ainsi que le romancier palestinien Ibrahim Nasrallah et l’historien français Olivier Le Cour GrandMaison.

Kafia Ait Allouache

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