mercredi 13 novembre 2019 01:50:31

Cellules d’écoute et de prévention santé-jeunes : Nécessité d’une stratégie unifiée

Les participants à une rencontre sur la redynamisation des cellules d’écoute et de prévention Santé-Jeunes, organisée par le ministère de Jeunesse et des Sports, hier, au complexe sportif Mohamed-Boudiaf, ont souligné la nécessité de mettre en place une stratégie de travail unifiée et pratique pour la prévention des fléaux sociaux. Ceux-ci ont pour nom la délinquance, la toxicomanie, l’alcoolisme dont se noient les jeunes en proie à des troubles psychologiques.

PUBLIE LE : 17-10-2019 | 1:00
Ph. : Y.Cheurfi

Le constat est gravissime et la nécessité d’une prise en charge une urgence de l’heure, fera savoir Mme Benmaghsoula Samia, directrice de la jeunesse au ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS). Elle a en effet plaidé pour la mise en place d’un dispositif Santé-Jeunes à même de mettre à l’abri ces derniers et de les prémunir des dangers susceptibles de compromettre leur avenir, autant au plan social que professionnel. Les voies et moyens qui sont à promouvoir pour atteindre cet objectif, s’articulent en termes d’ouverture d’espaces culturels d’encouragement de la pratique de sports dans différentes disciplines et bien évidemment la prise en charge des aspects liés à la formation et à la vie professionnelle. Remédier de fait aux maux dont souffre la jeunesse peut paraître simple. Toutefois et selon la même responsable, il est impératif de réactiver le rôle assigné au dispositif d’accueil d’écoute, d’aide, de soutien et d’orientation au profit des jeunes en difficultés. Tisser des liens étroits avec leurs familles et leurs éducateurs fait aussi partie des mesures recommandées, tous comme l’amélioration des capacités pédagogiques et sanitaires au profit de la jeunesse. Pour ce qui est des cellules d’écoute et de prévention, la représentante du MJS a fait savoir que leur rôle consiste en l’adoption d’une approche éducative plus vaste visant les causes du problème afin de permettre aux jeunes et à leur entourage de comprendre la nature du problème et contribuer ainsi à prévenir une nouvelle progression de la maladie ou l’apparition de complication et ce, en cas de pathologie liée à la santé mentale. Pour sa part, le représentant du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Chaoui Farid, a présenté la stratégie du secteur relative protection de l’enfance. Il a mis l’accent sur le rôle des établissements destinés à la protection et à l'assistance de l'enfance en détresse, qui garantissent l’éducation, l’insertion et l’accompagnement familial des enfants en détresse. Le représentant du ministère de la Santé, Mohamed Chikani, qui a présenté à l’occasion, une intervention intitulée «Adolescence à hauts risques», a souligné la nécessité de renforcer la mise en œuvre du plan national de promotion de la santé mentale des enfants et adolescents. Le même responsable a fait savoir que le PNPSM souligne l’importance de lutter contre les violations des droits des personnes atteintes de troubles mentaux ainsi que les discriminations dont elles sont victimes. C’est un élément essentiel dans l’action visant à réduire la charge de morbidité liée aux troubles mentaux.  En effet, le représentant du ministère de la Santé a indiqué que les services du ministère ont recensé dans le cadre de ce plan quelque 561 cas de suicide déclarés, et pas moins de 3.401 cas signalés, en 2018.
    Salima Ettouahria
 

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