lundi 18 novembre 2019 18:51:36

Conseil scientifique de la Cosob : Les enjeux de la Fintech en débat

C’est en présence d’éminents experts nationaux et internationaux, que s’est tenue, hier à l’hôtel El-Aurassi, la 5e édition du Conseil scientifique de la Cosob, pour traiter des enjeux de la «Fintech».

PUBLIE LE : 17-10-2019 | 1:00
Ph. : Billal

C’est en présence d’éminents experts nationaux et internationaux, que s’est tenue,  hier à l’hôtel El-Aurassi, la 5e édition du Conseil scientifique de la Cosob,  pour traiter des enjeux de la «Fintech».

Dans son intervention, M. Abdelhakim Berrah, président de la Cosob annonce l’installation d’un groupe de travail et la disponibilité de certains experts pour accompagner le développement de cette industrie, et précise que d’autres problématiques comme la fracture numérique dans plusieurs dimensions. De son côté, le Pr Boukrami, président du Conseil scientifique de la Cosob relève la nécessité d’«adopter une autre posture», précisant que la seule issue pour l’économie nationale consiste à diminuer les coûts et avancer sur le plan technologique. En d’autres termes, remplacer les actifs matériels par le savoir. Dans son intervention, l’économiste, bifurquant sur l’intelligence artificielle, dira que le défi majeur est de «transférer l’autorité humaine à l’autorité de l’algorithme». Il relève sur sa lancée, deux appréhensions. Il s’agit de la digitalisation à tout-va. Si elle est positive, elle a aussi son «effet pervers». Comment ? Les experts et universitaires, déplore-t-il, «ne se voient plus», relevant une sorte de l’ «égoïsme suicidaire» qu’il faut transformer en «altruisme lucide». Rappelons la rentrée de la «Blockchain», l’universitaire relève également ses deux côtés, positif et négatif. Si cette technologie, soutient-il, est synonyme de perte de pouvoir de changer l’information, elle diminue tout de même les arbitrages, les coûts et les rentes». Résumant la situation, l’économiste affirme que la seule source de la croissance est d’aller vers la numérisation, relevant au passage le retard accusé par notre pays et l’ensemble des pays du Mena. D’autre part, le Pr Boukrami appelle à la valorisation du capital humain avec à la clé du rajeunissement. Sur la «Fintech», il précise qu’elle est due à la vision globale de la société, et sollicite les pouvoirs publics de ne pas se contenter des textes. Intervenant de son côté, le directeur général du Trésor, Tadinit, précise que la Fintech est, depuis un moment, au coeur de toutes les réformes du marché financier, soulignant que c’est un domaine qui associe, entre autres, la finance, la technologie et l’université. Et interpelle les pouvoirs publics, la sphère financière et les régulateurs, relevant la nécessité d’une synergie pour mener à bon port ce processus.  Notons dans ce registre que la Fintech, nouvelle industrie qui favorise le recours à la technologie, favorise l'inclusion et permet de lutter contre la cybercriminalité, comme elle améliore les activités et les performances financières, à travers l'innovation, la flexibilité, la simplicité et l'efficacité dans les services financiers. En Algérie, où la Fintech n’est qu’à son stade théorique, le secteur bancaire, majoritairement public, est censé connaître une réforme structurelle par une meilleure adaptation du cadre juridique aux besoins de modernisation des services financiers et aux nouvelles exigences de l'économie. Bien menée, la Fintech constituera un stimulateur de la croissance économique, à la faveur de la diversification et de l'amélioration des services financiers dans leur globalité. Par ailleurs, il convient de préciser qu’à l’échelle continentale, les entreprises africaines de la Fintech ont levé 320 millions de dollars de fonds depuis janvier 2015 et l’écosystème a bondi de 60 % au cours des deux dernières années. Le nombre d’entreprises de haute technologie du continent est passé de 301 en 2017 à 491 en 2019, tandis que les 132,8 millions de dollars levés en 2018 ont été les meilleurs jamais enregistrés par le secteur, selon le rapport Finnovating for Africa 2019 : Reimagining the African financial services landscape.
Fouad Irnatene

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