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Indice de compétitivité 2019 du WEF : L’Algérie, 6e en Afrique

Cent quarante-et-une économies dont trente- sept africaines ont été classées selon une série d’indicateurs répartis en 12 piliers regroupés en quatre principales catégories, dans le cadre du rapport sur la compétitivité mondiale de 2019, élaboré par le World Economic Forum (Davos)

PUBLIE LE : 16-10-2019 | 1:00
D.R

Cent quarante-et-une économies dont trente- sept africaines ont été classées selon une série d’indicateurs répartis en 12 piliers regroupés en quatre principales catégories, dans le cadre du rapport sur la compétitivité mondiale de 2019, élaboré par le World Economic Forum (Davos). Il s’agit de l’environnement des affaires (institutions, infrastructures, le niveau de digitalisation, la stabilité macroéconomique), du capital humain en référence aux progrès réalisés dans le domaine de la santé et au niveau de compétences des populations, de la structure économique par rapport au niveau de production, le système financier et la taille du marché. Enfin, la quatrième et dernière catégorie s’intéresse à la dynamique des entreprises et leur capacité d’innovation. Le rapport, qui fournit une évaluation annuelle des facteurs de productivité et de croissance économique à long terme, publié récemment, place l’Algérie en 6e position en Afrique sur 37 pays et, 89e à l’échelle mondiale sur 141 Etats. Parmi les pays africains, l’Île Maurice arrive en pole position de ce classement (52e à l’échelle mondiale) avec un score bien au-dessus de la moyenne obtenu grâce aux bonnes performances réalisées au niveau de certains indicateurs, notamment, la stabilité macroéconomique, le système financier et le système de santé. L’édition de cette année ressort qu’au niveau mondial, sur 25 pays ayant amélioré leurs performances au niveau de l’indicateur de la santé, 17 sont africains. On relève dans le rapport du WEF que les économies les plus compétitives au monde sont le Singapour, les Etats-Unis, Hong-Kong, les Pays-Bas et la Suisse. Le rapport met à l’évidence cet impératif pour l’Algérie de construire une économie compétitive, diversifiée, sur la base de réformes structurelles approfondies, à tous les niveaux, à même d’améliorer la gouvernance des affaires de l’Etat, car c’est à ce niveau que réside toute la problématique. Notre pays dispose d’importants atouts pour accroître la performance, l’attractivité et la croissance de son économie et garantir un développement durable pour le pays. Il s’agira aujourd’hui de favoriser l’émergence d’un environnement propice à la conduite de ces réformes pour une économie forte et compétitive tournée vers le marché international. En fait, notre économie accuse encore un déficit flagrant de diversification, et souffre d’un grand problème de management, d’où la faiblesse de sa compétitivité. Des défaillances aggravées par le poids de l’informel qui pèse lourdement sur les capacités budgétaires de l’Etat. En fait, la question ne se pose pas seulement en termes de potentialités, mais aussi en termes de capacités d’adaptation au changement. Les experts l’ont bien dit, la priorité doit aller à la transformation du mode de gouvernance économique. Une transition difficile, mais incontournable pour la mise en œuvre d’un modèle de croissance qui soit adapté aux objectifs de diversification et de compétitivité de l’économie nationale.
    D. Akila
 

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