mercredi 16 octobre 2019 13:22:23

Zones économiques spéciales au Sud : adosser la démarche à une politique logistique efficace

Le gouvernement prévoit la mise en place de zones économiques spéciales à Tamanrasset, à Illizi et à Tindouf pour en faire un point d’intégration économique en Afrique»

PUBLIE LE : 10-10-2019 | 0:00
D.R

Le gouvernement prévoit la mise en place de zones économiques spéciales à Tamanrasset, à Illizi et à Tindouf pour en faire un point d’intégration économique en Afrique». Joint pas nos soins pour davantage d’éclaircissements, économiste, qualifie la démarche de «très bonne», mais, prévient-t-il, sans l’asseoir à une politique de logistique efficace, elle risque de ressembler à une quadrature du cercle.
 En effet, même si la nouvelle stratégie de l’Algérie est orientée vers les exportations hors hydrocarbures et la diversification de l’économie, la logistique demeure le maillon faible. Enchaînant, le Dr Rezzig propose également un programme de remise à niveau des routes qui mènent aux pays africains comme la Mauritanie, et qui se trouvent actuellement dans un état impraticable. Aux yeux de l’universitaire, le lancement de ces zones intervient en retard, et devait intervenir il a au moins deux ans, soit dans la période où la demande des produits algériens était élevée. De son côté, le Dr Mustapha Mekidèche, vice-président du Conseil national économique et social confirme l’importance de la logistique qui sera «au cœur des échanges intra-africains», préconisant la multiplication des efforts en matière du réseau routier. A ses yeux, ces zones seront une plate-forme non seulement avec les pays frontaliers, mais avec l’ensemble du Continent.
Notons, dans ce registre, que les pays, même avec des mêmes objectifs et stratégies, qui réussiront le plus, sont ceux qui détiennent le triptyque : logistique développée, diplomatie commerciale avérée et une meilleure introduction des TIC dans le processus d’industrialisation. Ces zones, dont la création figure dans le projet de loi de finances 2020, vont créer des investissements dans les domaines de la logistique, de l’industrie et des technologies développées. L’objectif est de pérenniser cette dynamique d’œuvrer constamment à la consolidation et à la diversification des relations tant bilatérales que multilatérales dans les domaines économique et commercial. En effet, une fois en place, la Zone de libre échange commercial en Afrique couvrira un marché de 1,2 milliard d’habitants et un PIB combiné de 2.5 milliards de dollars, et créera un marché de 3000 milliards USD, sans aucun droit de douane ni restriction aux frontières. Dans leurs interventions à la conférence dédiée à la Zlecaf, les intervenants étaient unanimes à relever que sans l’industrialisation, l’Afrique qui recèle des richesses naturelles énormes ne pourra se développer, ajoutant que les transformations envisagées par la ZLECAF étaient difficiles vu l’état du Continent. La ZLECAF s’offre comme une opportunité qui permettra également l’industrialisation, le développement et la transformation structurelle du continent. Rappelons dans cette optique que l’Algérie sera parmi le groupe des 27 Etats africains qui participent à la Gouvernance de cette zone de libre-échange.
Fouad Irnatene
 

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