mercredi 16 octobre 2019 13:30:20

Clôture des travaux de la 28e assemblée générale : L’APS à la tête de l’Alliance des agences de presse méditerranéennes

S’adapter à l’ère du boom des réseaux sociaux et d’un flux d’information conséquent, en veillant à assurer la mission de service public

PUBLIE LE : 10-10-2019 | 0:00
D.R

L’agence Algérie Presse Service (APS) assure, depuis hier, la présidence de l’Alliance des agences de presse méditerranéennes (AMAN) pour la période de 2019-2020. L’annonce vient d’être faite, à l’occasion de la clôture de travaux, à Alger, de la 28e assemblée générale de l’AMAN ; une rencontre qui s’est déroulée en présence des directeurs généraux et responsables de pas moins de seize agences de presse de la Méditerranée.

Convié à prendre la parole suite à cette nomination, le DG de l’APS, M. Fakhreddine Baldi, a mis en exergue toute l’importance de poursuivre le travail de coopération entre les différentes agences de presse des deux rives de la méditerranée. M. Baldi émettra également une proposition relative à la nécessité de discuter et de débattre lors des prochaines réunions de l’alliance des nouveaux modes de travail journalistiques et particulièrement du journalisme mobile, communément appelé « Mojo».
Avant la clôture des travaux de cette rencontre qui aura duré deux jours, le directeur général de l'APS a signé un mémorandum d'entente avec son homologue chypriote, M. Georges Penintaex et une convention de coopération avec son homologue bosnien, Elmir Huremovic.
Il sera notamment révélé qu’»en vertu de ce mémorandum d'entente, l'APS et son homologue chypriote ont convenu d'échanger, à titre gracieux et via internet, les services d'informations (informations, photos, vidéos et infographie). Ces informations seront exploitées par les deux agences et leurs abonnés dans les deux pays sur leurs sites électroniques.
Les deux parties ont convenu, également, de l'échange des visites périodiques et d'expertises entre l'APS et la CNA», a-t-on expliqué. L’on apprend, d’autre part, que les deux agences échangeront des cycles de formation à court et moyen termes, tout en œuvrant à la mise en place de projets communs.
Pour ce qui est de la convention de coopération avec la FENA, les deux parties se sont mises d’accord sur le fait d’»échanger les services d'information à offrir au public, via les ressources Internet, outre la coopération en matière de couverture des évènements, avec la possibilité d'échanger les informations et les données, et l'échange de visites et de cycles de formation».
Les travaux de la 28e AG de l’AMAN ont également été couronnés par l’organisation d’une cérémonie de remise de prix et de distinctions au profit d’un certain nombre de journalistes qui ont été honorés en cette occasion et qui ont reçu les prix des meilleurs articles et photos de presse.

S’adapter à l’ère du boom des réseaux sociaux et d’un flux d’information conséquent, en veillant à assurer  la mission de service public

Il convient de rappeler qu’au premier jour des travaux, le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Hassan Rabehi, a prononcé une allocution dans laquelle, il a souligné et mis en relief le rôle des agences de presse dans l'adaptation aux «mutations positives survenues dans les pays de la région de la Méditerranée, lesquelles visent à consolider la gouvernance démocratique».
Le directeur général d'APS, Fakhreddine Beldi, a pour sa part, appelé à opérer un changement dans le mode d'information pour faire face à «l'infobésité» à travers de nouveaux services adaptés à la conjoncture.
 Il avait souligné la nécessité de s'adapter au nouveau mode de consommation de l'information générée par la prolifération des supports de réception (mobile, tablette..), au regard de la rapidité avec laquelle l'information est répandue et la multitude de sources d'où elle provient.
De son côté, le Secrétaire général de l'AMAN, Georges Penintaex, a insisté sur l’importance pour les agences de presse d'opérer des changements dans leur méthode de travail, mais aussi d'être au diapason du développement effréné des moyens technologiques de par le monde, en vue de relever les nouveaux défis et de faire face aux fake new, devenus désormais un phénomène mondial ayant une grande influence sur les citoyens.
Intervenant lors de cette importantes rencontre, nombre d’experts ont souligné que les agences de presse restent un «acteur incontournable» dans le marché international de l’information mais qu’elles doivent, cependant, s'adapter aux contraintes technologiques et économiques en investissant, notamment dans l'audiovisuel.
C’est le cas, notamment pour M. Cherif Dris, professeur à l'Ecole supérieur de journalisme et des sciences de l'information d'Alger (ESJSI). Selon M. Cherif Dris, les agences nationales sont dans l’obligation d’investir davantage dans l’audiovisuel pour ainsi compléter le travail des chaînes TV et des radios et non se substituer à elles.
Lui emboîtant le pas, le directeur de la coopération et de la formation à l'Agence tunisienne d'information TAP, Chawki Allaoui, a souligné la nécessité d'investir dans la vidéo qui réalise du profit, mais «en donnant la part du lion à la formation, notamment à l'ère du téléphone mobile, plutôt que les équipements lourds», précise cet expert qui signale d’autre part l’importance d’élaborer des stratégies marketing, pour s'adapter à l'ère du boom des réseaux sociaux et d'un flux d'information conséquent, en veillant à assurer la mission de service public.
Dans une autre communication présentée lors des travaux de cette 28e AG de l’AMAN, Mme Fella Bourennane, enseignante à l'ESJSI, a relevé quant à elle, l’impératif de connaître son public, qui est majoritairement jeune, de même qu’elle qualifie cette connaissance de «condition sine qua non», pour le fidéliser.
    Soraya Guemmouri

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