mercredi 16 octobre 2019 13:17:07

Note de lecture, L’esquif des mots, d’Ahmed Benzelikha : « La poésie n’est pas un genre, mais un état de mouvement »

Né à Constantine en 1965, le linguiste, financier et spécialiste en communication, ayant occupé plusieurs fonctions supérieures, auteur et chroniqueur de presse, Ahmed Benzelikha, vient de publier son dernier ouvrage intitulé L’esquif des mots, aux éditions «El Hibr», qui est connue pour la qualité de ses ouvrages.

PUBLIE LE : 10-10-2019 | 0:00
D.R

Né à Constantine en 1965, le linguiste, financier et spécialiste en communication, ayant occupé plusieurs fonctions supérieures, auteur et chroniqueur de presse, Ahmed Benzelikha, vient de publier son dernier ouvrage intitulé L’esquif des mots, aux éditions «El Hibr», qui est connue pour la qualité de ses ouvrages. Entre récits et poèmes plus au moins libres, mais toujours authentiques, qui, par petites touches impressionnistes, il s’interroge sur le sens du grand poème qu’est notre vie.
Après des études universitaires à Constantine et à Montpellier, Ahmed Benzelikha entame, en 1990, une carrière de journaliste indépendant. Du quotidien El-Watan à la revue internationale Afrique-Asie, il est connu pour ses chroniques  économiques et culturelles à El Watan, chroniques politiques dans Le Quotidien d'Oran, chroniques réunies sous le titre «Copeaux». Il a publié également de nombreux articles et d'autres contributions dans les domaines politiques, culturels et économiques. C'est un écrivain et analyste au «style chatoyant mais concis» d'après la presse. C’est le cas de ce recueil L’esquif des mots. Tel un petit voiler filant sur les mots, frêle esquif sur la mer-désert de l’existence, Ahmed Benzelikha démontre, encore une fois, que la poésie n’est pas un genre mais un état en mouvement.
Il a publié sa première nouvelle sous le titre «Un étrange pays» dans la revue Parcours maghrébins dans les années 1980. Il est l'auteur notamment d'un essai sur la presse algérienne, paru à Oran, sous le titre «Editoriaux et Démocratie ». Ce livre est consacré aux stratégies argumentatives et à la liberté d'expression en Algérie, et une étude sur le colonialisme intitulée «Le travail de Dignité ».
Diplômé en finances, en droit, en sciences du langage et en communication notamment, cadre supérieur, il sera chargé de mission, chef de département, directeur d'établissement financier, puis comme haut fonctionnaire, il sera chef de cabinet au ministère de la Communication et rejoint le corps des inspecteurs généraux. Il relate les événements vécus des deux poètes, Mathias et Abdelkader, qui se rendent chez leur Cheikh à B’chilga, dans le Hodna, près de M’sila, pour mêler leurs vies à travers leurs poèmes. On y retrouve des bribes de temps, d’amour, de beauté, de douleur et de contestation, de la fierté aussi et de la résistance. Abdelkader et Mathias, drôle de tandem, se dit Monsieur Frantz, qui, il y a longtemps, les avait lancés dans le domaine de la littérature. Directeur littéraire des éditions Saga, il avait été séduit par le style des deux auteurs ; un style ressemblant alors que chacun provenait d’un horizon différent. Abdelkader est Irakien alors que Mathias est Suisse et seule la langue, le français, les rapprochaient. Le premier avait été formé à Paris après la chute de Saddam, alors que le second n’avait jamais quitté Berne, sa ville natale, lit-on. L’écrivain a choisi de revisiter les poèmes accrochant par le style et la profondeur du sens, des deux poètes décédés lors des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région du Hodna. C’est là un hommage qu’il voulait leur rendre.  Tous les deux se sont donnés rendez-vous à B’chilga, près de M’sila, un endroit où l’immensité s’étalait dans ce coin perdu d’Algérie, rendant visite au cheikh Ahmed de la Hodna, qui ne les avaient pas vu depuis longtemps pour réclamer leurs mots « poésie » devant lui. Comme dans ce poème intitulé «La plume» où on peut lire : Je cherche le bonheur et ses joies - Je te vois et mon désir croit - Fou plaisir - Quand seras-tu à moi ? Je ne sais pas, je te prends ma plume, douce caresse fiévreuse découverte passion dévorante d’un feu incandescent….. La plume s’élève comme une prière dans le temps étalé et l’instant suspendu par les noms appris et le mystère insondé, elle dépasse artifices et illusions», décrivant la magie de la nature créée par Dieu.
Le petit livre, disponible chez les libraires, à un prix public de 350 DA, contient d’autres poèmes merveilleux, simples mais profonds de sens tel que «Le sens», «Rêve d’un rêve», «Il avait arrêté le moteur », «Sous le soleil de cette mer», «L’étranger» et bien d’autres...
Kafia Ait Allouache

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