mercredi 16 octobre 2019 13:28:35

Brexit : Pas d’accord en vue

Près de 2 millions d’Européens veulent rester au Royaume-Uni après le Brexit

PUBLIE LE : 10-10-2019 | 0:00
D.R

 Le négociateur de l’Union européenne, Michel Barnier, a déclaré, hier, que les Européens n’étaient actuellement pas en mesure «d’envisager et de trouver un accord» avec le Royaume-Uni, à une semaine d’un sommet crucial de l’UE. «Au moment où je vous parle, nous ne sommes pas au point d’envisager et de trouver un accord», a déclaré M. Barnier, devant le Parlement européen.  

Le négociateur en chef de l’UE a estimé que la proposition britannique   concernant la frontière irlandaise, estimant que la proposition britannique   concernant la frontière irlandaise, «que nous ne pouvons pas accepter, remplacerait une solution opérationnelle, pratique, légale, par une solution hypothétique et provisoire».  Une rencontre entre le ministre britannique du Brexit, Steve Barclay, et M. Barnier est prévue aujourd’hui à Bruxelles pour faire le point sur les négociations en cours sur le Brexit, dans le but d’aboutir à un compromis   avant un Sommet européen prévu les 17 et 18 octobre, a annoncé Downing Street. 
Les deux responsables discuteront «de l’état de la situation après une semaine de négociations techniques», a précisé le porte-parole du Premier ministre, Boris Johnson.  Le Royaume-Uni devrait quitter l’UE le 31 octobre. A moins de trois semaines de cette date, Londres et Bruxelles ne sont pas encore parvenues à conclure un accord, renforçant ainsi l’hypothèse d’un Brexit sans accord.  Bruxelles a donné au gouvernement britannique jusqu’à la fin de la semaine pour leur présenter une proposition d’accord acceptable qui permettra un retrait doux du Royaume-Uni de l’Union européenne, à la fin du mois, comme prévu.
Depuis le début de la semaine, les négociations ont lieu sur la base d’un projet présenté la semaine dernière par Boris Johnson pour tenter de résoudre le casse-tête de la frontière irlandaise, et rejeté par Bruxelles. L’enjeu de ce projet est d’éviter le rétablissement d’une frontière   physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, membre de l’UE, et de préserver par ailleurs la paix sur l’île d’Irlande qui a connu plusieurs décennies de violences.
Jusqu’à présent les pourparlers n’ont pas permis de régler les points de désaccord, tandis que des sources britanniques ont jugé mardi un accord très improbable après un entretien téléphonique difficile entre Boris Johnson et la chancelière allemande Angela Merkel.

Près de 2 millions d’Européens veulent rester au Royaume-Uni après le Brexit 
 
Près de deux millions de citoyens européens ont demandé à rester au Royaume-Uni après le Brexit, dont un demi-million uniquement au mois de septembre à l’approche de la date prévue de la sortie du royaume de l’Union européenne, indiquent des statistiques publiées mercredi par le gouvernement britannique. Le nombre total de demandes reçues fin septembre était de plus de 1,8 million, (1.860.200), dont 520.600 reçues pour le seul mois de septembre. 
Cela montre une «inquiétude», selon Nicholas Hatton, fondateur de «The3Million», association défendant les intérêts des citoyens européens au Royaume-Uni.  «Quand on fait peur aux gens, les gens s’inquiètent et ils essaient de garantir leur statut, et le gouvernement leur a fait très peur avec le   risque de ‘‘no deal’’», a-t-il déclaré.  Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, répète que son pays sortira de l’Union européenne le 31 octobre, accord ou non à la clé, et se dit prêt à un «no deal», malgré les conséquences économiques et sociales redoutées. Au total, plus de 1,5 million de demandes ont abouti, selon les statistiques officielles, 61% recevant le statut de «résident permanent» («settled status» en anglais), accordé aux personnes ayant vécu une période continue d’au moins cinq ans, ce qui leur permettra de continuer à travailler et bénéficier de prestations sociales après le Brexit. Un «pre settled status» a été attribué à 38% d’autres qui résident au Royaume-Uni depuis moins longtemps.  Ce statut leur permet de rester cinq ans supplémentaires dans le pays et de postuler pour le statut permanent  une fois le seuil de cinq ans de résidence atteint. Les Polonais, les Roumains et les Italiens étaient les plus nombreux à faire une demande. «Les citoyens européens sont nos amis, notre famille et nos voisins et nous voulons qu’ils restent», a réagi Brandon Lewis, secrétaire d’Etat au ministère de l’Intérieur, dans un communiqué, jugeant «fantastique» le   nombre de candidatures.

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