mercredi 16 octobre 2019 13:18:01

Grand angle : Y a-t-il un pilote à la Maison-Blanche ?

Alors que les bruits de bottes se font de plus en plus perceptibles à la frontière de la Turquie avec la Syrie, les échos parvenus de Washington laissent penser à l’existence d’un cafouillage dans l’entourage du pensionnaire de la Maison blanche.

PUBLIE LE : 10-10-2019 | 0:00
D.R

Alors que les bruits de bottes se font de plus en plus perceptibles à la frontière de la Turquie avec la Syrie, les échos parvenus de Washington laissent penser à l’existence d’un cafouillage dans l’entourage du pensionnaire de la Maison blanche. Du coté du Pentagone, et après avoir affirmé être pris de court par la décision de Donald Trump concernant le redéploiement des troupes américaines stationnées au nord de la Syrie, un autre son de cloche nous fait croire, cette fois-ci, qu’une telle décision a été mûrement réfléchie et prise en concertation avec le ministre de la Défense, Mark Esper, et le président du Comité des chefs d'état-major interarmées, Mark Milley. Ses derniers auraient été consultés par le locataire du bureau ovale selon le communiqué de Jonathan Hoffman, porte-parole du Pentagone, ce qui contredit donc les propos tenus par certains hauts fonctionnaires du Pentagone qui affirment tout le contraire dans une tribune publiée dans le Washington Post. Si ces « gorges profondes » disent vrai, il y a fort à craindre qu’à Washington Donald Trump ne soit plus seul aux commandes et que l’intervention des premiers responsables du Pentagone est une manière de recadrer un président quelque peu dépasser par tout ce qu’il lui arrive en ce moment. Est-ce une phase de fébrilité passagère ? Dans un Tweet, le sénateur républicain Lindsey Graham, proche de Donald Trump confirme cette hypothèse. «Au gouvernement turc : vous n'avez PAS le feu vert pour entrer dans le nord de la Syrie. Il y a une opposition bipartisane massive au Congrès, que vous devez voir comme une ligne rouge à ne pas franchir». «Si vous voulez détruire ce qu'il reste d'une relation fragile, une invasion militaire de la Syrie fera le travail», a-t-il ajouté. Une mise en garde qui pourtant ne semble pas réfréner les ardeurs d’Ankara qui ignore les atermoiements de l’entourage immédiat de Trump. Accusé jusque dans son propre camp de lâcher des alliés, le président Trump a réorienté lundi dernier discours en affirmant qu'il  «anéantirait complètement l'économie de la Turquie» si celle-ci «dépassait les bornes»…dont on ne connait pas encore les limites.                                          
M. T.

 

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