mercredi 16 octobre 2019 13:33:06

Début de l’opération militaire turque dans le nord de la Syrie : Damas - Ankara l’affrontement ?

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé hier le début d'une nouvelle opération militaire contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), soutenue par les pays occidentaux, mais bête noire d'Ankara.

PUBLIE LE : 10-10-2019 | 0:00
D.R

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé hier le début d'une nouvelle opération militaire contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), soutenue par les pays occidentaux, mais bête noire d'Ankara.

«Les Forces armées turques et l'Armée nationale syrienne (des rebelles syriens soutenus par Ankara) ont débuté l'opération ‘’Source de paix’’ dans le nord de la Syrie’, a déclaré M. Erdogan sur Twitter. Cette opération vise, selon lui, «les terroristes des YPG et de Daech’ et a pour objectif de mettre en place une ‘zone de sécurité» dans le nord-est de la Syrie. «La zone de sécurité que nous allons créer va permettre le retour des réfugiés syriens dans leur pays», a-t-il ajouté. Auparavant, le ministère turc de la Défense a indiqué que «tous les préparatifs en vue d'une opération ont été achevés». Lundi soir, l'armée turque a dépêché des renforts, notamment des chars, à sa frontière avec la Syrie, et de nouveaux véhicules blindés y ont été massés mardi. Un convoi, composé de dizaines de véhicules, a été vu dans la ville d'Akçakale. Selon l'agence de presse étatique Anadolu, il transportait notamment du matériel de construction. Dès mardi soir, les Forces démocratiques syriennes (FDS), emmenées par des combattants kurdes, affirmaient que l'attaque avait démarré. «L'armée turque bombarde l'une de nos positions», ont-elles écrit sur Twitter, en évoquant la ville frontalière de Ras al-Aïn. Il s'agit d'un des endroits dont les soldats américains s'étaient retirés lundi, selon des observateurs sur place. «Il n'y a pas eu de blessés parmi nos troupes. Nous n'avons pas répondu à cette attaque que nous n'avions pas provoquée. Nous sommes prêts à défendre le peuple», ont affirmé les FDS. Mais le directeur de communication de la présidence turque, Fahrettin Altun, écrivait dans le Washington Post que des soldats turcs allaient «franchir la frontière syro-turque sous peu». Parallèlement, les autorités de Damas se sont engagées hier à «contrecarrer toute agression» de la Turquie, selon l'agence de presse officielle Sana. «La Syrie réitère sa détermination (...) à contrecarrer l'agression turque, et ce par tous les moyens légitimes», souligne une source du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué cité par Sana. Dénonçant les «ambitions expansionnistes turques», le communiqué des Affaires étrangères syriennes condamne «les renforts militaires à la frontière». La Syrie «fait porter la responsabilité de ce qui est en train de se passer à certaines organisations kurdes», souligne par ailleurs le texte, rappelant que les autorités les ont averties de ne pas devenir «des outils au service de la politique américaine contre leur patrie». Malgré tout, Damas «est disposée à accueillir dans son giron ses enfants égarés». Assisterons-nous à l’embrasement de la région à travers une confrontation éclaire et directe entre Damas et Ankara après une guerre par procuration. ? Pour sa part, le président russe Vladimir Poutine a appelé hier son homologue turc à «bien réfléchir» avant de lancer cette offensive expliquant simplement qu’une telle démarche peut «porter atteinte aux efforts communs visant à résoudre la crise syrienne».
M.T. et agences
 

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