mercredi 16 octobre 2019 13:33:21

Travaux de la 28e assemblée générale de l’AMAN à Alger : Jeter des passerelles de communication

M. Rabehi : « Créer des passerelles de communication entre peuples, loin de toute forme de violence, de marginalisation et d’exclusion. »

PUBLIE LE : 09-10-2019 | 0:00
D.R

Le rôle important des médias, en général, et des agences de presse, en particulier a été mis en relief, hier, par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, à l’occasion de l’ouverture des travaux de la 28e AG de l’Alliance des agences de la Méditerranée (AMAN 2019). Devant un parterre de responsables d’agences et de hauts cadres de plusieurs départements réunis dans la grande salle de l’hôtel El-Aurassi, M. Hassen Rabehi a en effet insisté sur le rôle «important» des médias, et «à leur tête les Agences de presse», dans la consolidation des différentes valeurs positives ainsi que la mise en avant des expériences que «nous menons, tous, sur la voie du raffermissement de la pratique démocratique», en accompagnant les efforts menés dans ce sens, notamment dans les pays émergents de la rive sud de la Méditerranée qui croient en ce choix idoine, a-t-il indiqué. Poursuivant ses propos, le ministre fera remarquer que ces agences de presse ont un rôle «dans l'adaptation aux mutations positives survenues dans les pays de la région, lesquelles visent à consolider la gouvernance démocratique comme choix pour leurs peuples respectifs ; une conviction enracinée de leurs régimes politiques, et le résultat inévitable du progrès et du développement dont jouissent nos pays, qui a mené à la nécessaire promotion de la pratique de la bonne gouvernance».

M. Rabehi : « Créer des passerelles de communication entre peuples,  loin de toute forme de violence,  de marginalisation et d’exclusion. »

Aussi et eu égard au fait que la région méditerranéenne a eu une contribution substantielle dans la culture du vivre ensemble en paix, en offrant un espace privilégié de dialogue et de coopération, «nous sommes appelés aujourd'hui à créer des passerelles de communication entre peuples, loin de toute forme de violence, de marginalisation et d'exclusion», a indiqué M. Rabehi qui déclare, par la même, que «de lourdes responsabilités incombent aux Agences de presse en matière de prise de conscience et de dissipation des doutes quant aux processus enclenchés, mais aussi du sentiment de désespoir qui pourrait toucher une ou plusieurs franges de la société du fait du foisonnement de «fake news» qui ne reflètent nullement les bonnes intentions des gouvernements concernant la promotion de la bonne gouvernance et l'ancrage de la pratique démocratique».
«Toute personne intéressée par les développements survenus sur les scènes régionale et internationale, n'est pas sans connaître le rôle des pays méditerranéens qui font l'évènement de par leur poids et leur forte présence, d'où la mission des Agences de presse méditerranéennes qui consiste à donner à l'opinion publique une information crédible, à partir de sa source, avant même que les fabulateurs et les cercles tendancieux n'étalent leur marchandise fourvoyante», relève-t-il.
 Le porte-parole du gouvernement — tout en mettant en évidence le cumul historique de savoir-faire des agences de presse et leur professionnalisme — a qualifié ces derniers de «référence dans le monde de la Communication» ; ce qui fait de la conjugaison de leurs efforts – poursuit-il — un «garant de la diffusion des valeurs de paix, de solidarité et de tolérance envers autrui».
 L’accent sera mis d’autre part sur deux éléments clefs dans le noble métier de journalisme, à savoir «le professionnalisme et l'éthique».
Ces deux valeurs constituent «le socle de toute action médiatique intègre et la condition sine qua non de la crédibilité à laquelle se mesure la renommée et la place du journaliste et du média», a affirmé M. Rabehi ajoutant qu'il s'agit là d'un «défi auquel les Agences de presse, en particulier, sont appelés à apporter des réponses concrètes pour y faire face et contribuer à l'édification d'un système médiatique bien fondé et sérieux, notamment au niveau des pays méditerranéens, unis par des valeurs et une histoire communes».
Pour ce qui concerne notre pays, il a affirmé que «l'Algérie qui est fermement attachée aux principes de démocratie réelle, aux valeurs nationales, à la souveraineté des Etats, à la non-ingérence dans leurs affaires internes et au bon voisinage, ne ménagera aucun effort pour soutenir l'action des Agences de presse de la Méditerranée, dans l'intérêt de nos médias communs». Il précisera aussi dans ce même cadre que «l'Algérie n'a jamais eu de cesse d'être encline, de manière positive, au dialogue et la relance des traditions de concertation entre frères et amis, ce à quoi elle mise dans le domaine des médias et de la communication».
Par ailleurs, le ministre de la Communication a estimé que cette rencontre est une occasion idoine pour échanger des informations, des pratiques et des expériences au mieux de la performance des agences méditerranéennes qui ont un rôle important dans la consécration des principes qui lient l'ensemble des pays de la Méditerranée à savoir la paix, la sécurité, la stabilité et la prospérité partagée.
Le ministre notera aussi que la présence des représentants des agences de presse méditerranéennes est «une opportunité de s'enquérir de l'évolution de l'Algérie qui est en quête de stabilité et de démocratie à la faveur d'un dialogue à même de nous permettre de réaliser tous les objectifs auxquels s'attachent tous les citoyens algériens».

M. Georges Penintaex : « Adaptation des agences de presse au développement des moyens technologiques : un impératif. »

Pour sa part, le Secrétaire général (SG) de l'Alliance des agences de presse méditerranéennes (AMAN), Georges Penintaex, a souligné l’impérieuse nécessité de voir les agences opérer «des changements dans leur méthode de travail, mais aussi d'être au diapason du développement effréné des moyens technologiques de par le monde, en vue de relever les nouveaux défis et de faire face aux «fake news», devenues désormais un phénomène mondial ayant une grande influence sur les citoyens». M. Georges Penintaex a appuyé ces propos, par les résultats de récentes études qui ont «prouvé l'impact de ces fake news sur le récepteur, au regard du recours important aux réseaux sociaux», d'où l'impératif, a-t-il dit «d'agir rapidement, de façon individuelle et collective, pour y faire face».
Selon M. Penintaex, les agences de presse sont les mieux habilitées à assumer ce rôle, car constituant une source d'informations crédible et sûre. Le responsable a dans ce contexte, lancé un appel aux agences et Pouvoirs dans la région de la Méditerranée à unifier les efforts et à prendre les mesures nécessaires pour la protection des citoyens de ces pays, et se dit, cependant, «optimiste quant à la capacité des agences de presse de s'acquitter pleinement de leurs missions avant-gardistes dans les années à venir».
Pour concrétiser ce même objectif de faire face aux défis à venir, il est question notamment de «mettre de côté les disparités et divergences politiques, à travers un dialogue constructif que l'AMAN ne cesse, depuis sa création en 1991, de prôner pour l'établissement d'une plateforme commune à tous les pays de la Méditerranée». L’on apprend aussi que l’Alliance des agences de la Méditerranée dispose d’une «stratégie commune» qu’elle s'attelle à élaborer actuellement pour faire face aux défis à venir.

Le DG de l’agence APS : « Opérer un changement dans le mode d’information pour faire face à l’infobésité. »

Le directeur général d'Algérie Presse Service (APS) a indiqué, de son côté, que le choix du thème de cette rencontre : «Les Agences de presse face aux défis du siècle: opportunité de se conformer au média global» est en fait édicté par «l'environnement géopolitique et médiatique empreint d'une féroce concurrence avec l'émergence de nouveaux professionnels à la lumière des espaces ouverts, de plus en plus nombreux via Internet». M. Fakhreddine Beldi a aussi appelé à opérer un changement dans le mode d'information pour faire face à «l'infobésité» à travers de nouveaux services adaptés à la conjoncture. Donnant de plus amples éclairages à ce sujet, il mettra en exergue qu’il s'agit de «s'adapter au nouveau mode de consommation de l'information générée par la prolifération des supports de réception (mobile, tablette..), au regard de la rapidité avec laquelle l'information est répandue et la multitude de sources d'où elle provient».
S’exprimant ensuite en langage de chiffres, il donnera à titre d’exemple des chiffres effarants : «26,66 milliards d'appareils connectés en 2019 dans le monde, 1,6 milliard de sites web, 333 millions de noms de domaines enregistrés et 2 millions de blogs créés quotidiennement !»
Aussi, l'Algérie n'échappe pas à cette dynamique mondiale, comme souligné par le DG de l’APS qui évoque dans ce cadre les données de l'Autorité de régulation de la Poste et des Télécommunications qui indique que «le nombre des abonnés individuels à l'internet est passé de zéro au début de l'année 2000 à plus de 50 millions d'utilisateurs en 2018». Cette évolution — poursuit M. Beldi — a amené l'APS à «rechercher constamment les meilleurs moyens d'utilisation de la technologie au service d'une information exacte, vérifiée et étayée de vidéos, de textes, de photos et d'infographies. C'est là le défi que l'APS s'est attelée à relever ces dernières années pour préserver son statut de premier fournisseur d'information en Algérie, tout en veillant au respect du service public et en adoptant la rapidité, l'objectivité, la précision et la crédibilité». Autre remarque à retenir, l’APS s'est dotée d'un data-center avec pour objectif de «répandre toute la technologie de la nouvelle plateforme de réception, de traitement, de diffusion et d'archivage au niveau du siège central, des directions régionales et des bureaux à l'étranger». L’objectif assigné à travers l’acquisition de cet outil-plateforme (Fileworx) dédié au multimédia, c’est de «gagner de nouveaux abonnés, en plus du grand public et des abonnés habituels pour devenir un véritable média global», fait savoir M. Beldi relevant que l'APS «s'emploie à produire ses contenus sous différents formats, écrits, vidéos, sonores, photos et infographies, tout en étant actif sur les réseaux sociaux». Il fera part aussi de l’attention particulière accordée au volet inhérent à la formation, à travers des sessions spécifiques et de qualité, assurées au profit du personnel de l'audiovisuel et de l'ensemble des rédacteurs, grâce à un partenariat pérenne avec les plus importants médias internationaux.
     Soraya Guemmouri
 

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