mercredi 16 octobre 2019 13:27:06

Conjoncture : Un rôle d’intérêt économique

Le gouvernement compte sur les ressources internes ordinaires pour financer le budget de 2020.

PUBLIE LE : 09-10-2019 | 0:00
D.R

Le gouvernement compte sur les ressources internes ordinaires pour financer le budget de 2020. Le ministre des Finances a rassuré à ce propos sur la disponibilité de la liquidité bancaire et sur la «capacité du Gouvernement à couvrir les dépenses induites sous ce chapitre, «en rationalisant davantage les dépenses, en renforçant l'ingénierie financière, en élargissant l'utilisation des nouvelles technologies et en réactivant l'efficacité de l'appareil fiscal». Une démarche qui exclut le recours au financement non conventionnel, qui reste toutefois valable jusqu’en 2022, étant un «outil important mais non exclusif de financement du déficit du Trésor, jusqu'au terme de sa validité». Mais, la problématique aujourd’hui ne réside pas tant dans la disponibilité de liquidité bancaire que, dans les voies et les moyens qui permettent de canaliser cette épargne indispensable au fonctionnement de l’économie et au soutien de la croissance. Dans cette optique, la réforme des banques publiques préconisée par les pouvoirs publics ne peut que se situer dans cet objectif qui consiste à renforcer les fondements de l'inclusion financière comme étant un instrument et, un enjeu du développement du pays. Par conséquent, il s’avère essentiel, dans ce contexte difficile de raréfaction des ressources et, par conséquent, de contraintes financières que, les banques se déploient dans le sens de la diversification de leurs offres et services et de modernisation de leurs procédés de management au profit d’une démarche plus engagée envers le marché et la clientèle. En fait, le défi pour les banques aujourd’hui consiste à se mettre à niveau des nouvelles exigences du marché financier et des besoins de l’économie en matière de financement. Il s’agira de mettre en place des mécanismes spécifiques devant concourir à la mobilisation de l’épargne publique, notamment la manne informelle, qui n’est pas à négliger. Aussi, la finance participative, notamment les produits régis par la Chariaâ, considérée comme étant un véritable levier de l’essor du marché financier est de plus en plus recommandée par les experts, de par son rôle dans la bancarisation de l’argent dans la sphère économique réelle. Une orientation récente en Algérie et, qui devrait être consolidée dans la pratique bancaire pour ouvrir la voie au développement de cette branche de la finance, dont les produits ne sont pas conditionnés par la perception ou le versement d’intérêts. Une option qui donnerait l’opportunité aux banques publiques de varier leurs portefeuilles d’offres, d’optimiser leurs capacités d’épargne et de collecte des ressources au service de l’économie. Aussi, la mobilisation des financements internes devra constituer un impératif permanent de bancarisation auprès des acteurs économiques et des ménages. En fait, le rôle des banques dans la stratégie de diversification économique ne peut être que déterminant et central. Une mission qui met le système bancaire, public en particulier, face à des challenges multiples, le marché financier n’ayant pas encore atteint le niveau de performance qui permet l’émergence d’autres alternatives en support au financement conventionnel. Un processus qui doit obligatoirement passer par des réformes de fonds afin de permettre aux banques de jouer pleinement leur rôle d’accompagnateur de l’économie et du développement durable.
    D. Akila

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