mardi 10 dcembre 2019 13:27:49

Nouvelles de Mascara : Des potentialités thermales et touristiques à vau-l’eau

Coopération algéro-américaine : Les élèves de l’institut des langues « ichrek » s’illustrent

PUBLIE LE : 08-10-2019 | 1:00
D.R

 

Page animée par Abdelkader Ghomchi

La wilaya de Mascara possède de grandes potentialités thermales et touristiques dont certaines sont ignorées par la population mais aussi oubliées, à l’exemple de la source de Sidi Ahmed Benkhedda située a quelques kilomètres seulement du chef lieu de la daïra de Hachem, ou celle de la localité de Sidi Boussaid. Chacune de ces sources a ses propriétés sur le corps humain en matière de vertues thérapeutiques. La première guérit les pathologies dermatologiques selon les propos des habitants riverains et la seconde a un effet thérapeutique sur les reins. Nous avons visité le saint patron Sidi Ahmed Benkhedda qui est le septième grand-père de l’Emir Abdelkader et le père de Sidi Kada Belmokhtar. Cet homme qui a préféré élire domicile loin des siens dans le but de faire ses recherches religieuses, se trouve à mi-chemin entre le chef-lieu de la daïra de Hachem et la localité de Ain Mansour à quelques kilomètres du chef-lieu de la commune de Hachem, le mausolée installé au sommet d’une colline qui surplombe un oued et une source. C’est pourquoi un abri a été construit pour cacher la partie inférieure de la personne qui peut prendre un bain, non loin de là où se trouve un puits à partir duquel on exploite l’eau que dégage la source en excédent pour irriguer les cultures. Cette source avait séché parce que les fellahs, riverains des lieux, avaient procédé au forage àla sonde de plusieurs puits. La source était classée patrimoine thermal en même temps que celle de Bouhanifia, mais hélas aujourd’hui il n’en reste que des traces. Mais, d’après les spécialistes, l’eau se trouve a huit mètres seulement et peut être extraite une nouvelle fois mais reste à savoir si cette elle aura les mêmes effets que celle qui vient  de la source. Sidi Ahmed Benkheda est le gardien d’un grand cimetière qui renferment des milliers de tombes. Ccertaines personnes disent qu’il existe depuis plus de 700 ans, cependant a l’abandon pour ne pas avoir bénéficier d’un entourage de protection  conformément aux instructions de wilaya et de l’APC qui a construit un mur de 9 mètres en bordure de la piste qui mène au mausolée ; le reste du cimetière est sans sillage. D’autre part, ces lieux, malgré leur éloignement du tissu urbain, n’ont pas échappé à la dégradation. Le mausolée a vu ses portes saccagées alors que d’autres ont disparu, comme les toitures et les dépendances du mausolée. Ce dernier est complètement isolé faute de route, seule une piste rocailleuse mène vers les lieux, et le visiteur doit laisser son véhicule à plusieurs centaines de mètres pour y accéder àpied.  Cette wilaya a également un riche patrimoine culturel et archéologique varié qui peut faire d’elle une destination privilégiée des chercheurs et des spécialistes dans le domaine archéologique, à l’exemple de la sablière de Tighennif, lieu où fût découvert les ossements du premier homme ayant habité l’Afrique du Nord plus de 500.000 ans avant J.C, ainsi que des squelettes d’animaux et des outils en pierre utilisés par l’Atlantrope (Homme de l’Atlas). L’aqua
Sirense, l’actuelle Bouhanifia, est une ville romaine construite sur la rive d’Oued El Hammam.

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Coopération algéro-américaine
Les élèves de l’institut des langues « ichrek » s’illustrent

Les services culturels de l’ambassade des USA en Algérie, et à travers plusieurs pays dans  le monde, ont la mission de fournir des informations autorisées à jour sur la promotion de la langue anglaise au profit du public en Algérie dans le cycle secondaire et de la promotion de la compréhension mutuelle des questions politiques, économiques, commerciales, culturelles et environnementales. Et dans ce cadre l’Institut Ichrak d’enseignement de langues de la ville de Mascara, ouvert depuis en 2017 grâce à l'efficacité des professeurs de l'Institut et aux objectifs d’action éducative et pédagogique d’apprentissage est dédié à l'enseignement de l'anglais, adopté et financé par l'ambassade des États-Unis d'Amérique dans divers pays du monde. Ce programme a été accordé à l'Institut arabe pour la formation et le développement des compétences. Cette semaine, les élèves de l’Institut Ichrak ont terminé leur cursus pour l’obtention d’un «access graduation», la cérémonie de remise des diplômes s’est déroulée à  Mostaganem ,
Le programme a débuté en 2004 dans quatre wilayas pilotes puis s’est tendu à plus 28 autres wilayas du pays. Les grandes lignes directrices de ce programme éducatif porte sur plusieurs segments et la durée de la formation en question s’étale sur deux ans. Elle a concerné plus de trente enfants scolarisés sélectionnés suivant des paramètres de réussite et de compétence très rigoureux, nous dit Mme Hattab Dalila ,chargée de cette formation à raison de 480 heures d’enseignement en présentiel et à distance  ainsi que des sorties pédagogiques. Les diplômes obtenus sont reconnus dans toutes les universités  des pays anglophones et aussi aux USA soit plus de 140 pays. Cela a permis à ces lauréats de l’Institut Ichrek aux participants de bénéficier de cours d'anglais gratuitement en partenariat avec l'ambassade des États-Unis d'Algérie. Durant les semaines du programme, les futurs apprenants partagés en groupes selon leur niveau bénéficiaient de plusieurs cours par semaine. Par groupe réduit, les élèves ont eu l’opportunité de travailler l’anglais par le biais de dialogue et de supports audiovisuels, c’est ce que nous avons constaté après voir assisté aux cours dispensés dans cette école dirigée en main de maître par M. Kerbouche Mohamed. Les cours au sein de l'Institut Ichrek  ne seront pas le seul aspect de ce programme, puisque les candidats bénéficieront d'autres activités. Les participants pourront également, en plus «de perfectionner leur anglais, acquérir des aptitudes en leadership et préparer leurs dossiers d’inscriptions aux universités américaines. Le potentiel des relations entre les deux pays repose sur l’approfondissement des «liens économiques et commerciaux», tout en faisant progresser et également élargir nos relations dans les domaines culturels et éducatifs. Savoir parler et écrire une langue étrangère  sera toujours utile, elle fait partie des langues de travail et des langues officielles de l’ONU et de nombreuses institutions ou organisations internationales. Ces formations de l’enseignement supérieur sont délivrées en langue anglaise. Pour se familiariser avec la langue et la culture, elle  propose des exercices interactifs adaptés à tous ces niveaux sont proposés, également des webdocs, des jeux, des ateliers, des défis et des tests sur sa plate-forme  en ligne, conçue à la base pour les apprenants participants au programme Access, qui permet d'évaluer les connaissances et continuer l’apprentissage d'une langue. Après avoir reçu les programmes Access ayant permis à des jeunes filles et garçons de la région de Beni Chougrane d’apprendre et de maîtriser la langue de Shakespeare et d’entrer avec un bagage scientifique de haut niveau devant permettre à un important contingent de jeunes Algériens l’acquisition des nouveaux outils leur permettant d’affronter l’avenir et le monde du travail avec des têtes pleines. La cérémonie a été rehaussée à Mostaganem par la présence des représentants de l’ambassade des USA en Algérie. «Eu égard au travail accompli et aux performances enregistrées par les équipes et les élèves des programmes Access, ces encouragements nous poussent à aller de l’avant», dira l'une des 30  étudiants de ladite promotion qui étaient très heureux d’avoir réussi à décrocher ce diplôme  Access Graduation. «Nous sommes très fiers d’être les premiers à offrir un cursus américain  à Mascara et nous sommes très motivés à poursuivre notre belle aventure qui a commencé il y a deux ans », précise, non sans fierté, le patron de cet institut qui s’illustre et marque des points.

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Patrimoine
La culture archéologique reprend ses droits

Des questions de la culture archéologique et de la préservation des sites historiques et du patrimoine de la région de Beni Chougrane un état des lieux général sur le secteur de la culture.  La médiatisation de l’information à grand échelle permettrait à coup sur de donner un nouveau souffle aux efforts déployés par les responsables pour faire sortir la culture de sa léthargie. Sachant que l’Etat cherche à investir dans l’après pétrole et que le choix est vers le tourisme tout en essayant de valoriser le patrimoine existant avec l’idée d’exploiter le site qui est connu mondialement par la sablière où fut découvert les mandibules de l’homme de Palikao qui sont exposés au musée de l’homme à Paris ainsi que des ossements d’animaux comme l’éléphant, l’hippopotame, et le rhinocéros et que leur disparition, fait apparaître le changement écologique qui a marqué cette ère de l’histoire archéologique de la région et qui permet actuellement aux chercheurs sur l’environnement de se pencher sur cette question de la disparition de certaines espèces de la faune dans cette région. Les responsables animés par la volonté de frayer un chemin d'investigation de parcours historique à Mascara pour attirer les touristes vers cette région, qui possède un patrimoine diversifié et multi-civilisationnel comme Aqua Sirense (Bouhanifia) qui porte toujours l’empreinte de la présence romaine dans ces lieux, qui demeurent malheureusement de nos jours à l’abondon et dont plusieurs pièces ont tout simplement disparues. Le même problème est constaté au niveau de la localité de Benian où des pièces importantes sont exposées sans être inventoriées au niveau d’un centre culturel. Quand a la période ottomane, les bâtisses qui la caractérisent sont complètement dénaturées au point d’être méconnaissables à l’image de la mosquée antique d’El Bordj qui a fait l’objet de la visite d’une commission technique spécialisée alors que ce lieu de culte a été complètement modifié sans autorisation préalable  et a perdu pour ainsi dire de son cachet archéologique, d’une valeur inestimable sur le plan de la richesse historique. Dans le cadre de la réhabilitation de certains sites, le théâtre de Mascara a fait l’objet d’une étude pour être restauré tout en préservant son cachet d’antan, ainsi que les zaouïa de Sidi Bouskrine, Sidi Bouras, la mosquée Abdallah Ibn Messaoud à El Keurt et la mosquée El Moubayaa. D’autre part, la direction de la culture a récupéré la salle de cinéma El Feth qui sera affectée comme cinémathèque après la finition des travaux qui ont été engagés incessamment, ainsi que la salle Saâda.

 

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