Nouvelles de Tizi Ouzou, Stratégie nationale de l’économie bleue (SNEB-2030) : Exploiter toutes les potentialités

Ath Yenni : Les jeunes se mobilisent contre la prolifération des ordures
PUBLIE LE : 03-10-2019 | 1:00

Page réalisée par : Belkacem Adrar

La concertation pour le lancement de la première mouture de la stratégie nationale pour l’économie bleue (SNEB) a eu lieu, jeudi dernier, au siège de la wilaya de Tizi Ouzou. Cette rencontre, présidée par  le wali de Tizi Ouzou, Mahmoud Djemaâ, a regroupé les représentants des différents secteurs  concernés par cette nouvelle stratégie.

L’objectif de cette rencontre consiste en l’élaboration d’un plan d’action en concertation avec toutes les parties prenantes dans les activités marines, en prévision de la rencontre régionale qui se tiendra à Alger le 9 du mois d’octobre prochain, a fait savoir le directeur local de la pêche et des ressources halieutiques, Belaid Abdelhafidh,  dans une conférence de presse animée mercredi dernier et consacrée à l’explication des grandes lignes de cette nouvelle stratégie nationale  de l’économie bleue (SNEB 2030) mise en œuvre par le ministère de la pêche et des Ressources halieutiques. 
Les différents secteurs participants à cette rencontre devront répondre à un questionnaire en 12 points concernant la réglementation et feront des propositions qui seront soumises lors de cette rencontre régionale, a-t-il indiqué, ajoutant qu’elle sera,  également, une occasion de « discuter de plusieurs autres points, atouts et contraintes en relation avec l’économie bleue au niveau local ». Selon le conférencier, «ce nouveau projet consiste en une démarche engageant le pays dans une économie productive respectueuse de l’environnement qui permettra l’exploitation de plusieurs millions d’hectares vierges en mer qui sont jusque-là inexploités faute de moyens et de compétences requis pour ce genre d’activité ». Pour concrétiser  cette nouvelle stratégie de développement, le conférencier a jugé impératif le recours à la révision de la réglementation sectorielle en vigueur qui est pour lui un facteur bloquant. «La mise en œuvre de la stratégie nationale de l’économie bleue “SNEB 2030” dans le cadre de la coopération avec l’Union Européenne est en bute à des situations de chevauchement de prérogatives entre différentes lois sectorielles et, parfois même, avec des lois sans textes d’application», a-t-il relevé, en indiquant que si cette situation persistait, elle pourra même freiner la réalisation de cette stratégie.
Pour étayer son propos, le conférencier a cité comme exemple le projet de l’Air marine d’Azzefoun, déposé depuis quatre ans par une association qui bute sur une disposition réglementaire exigeant qu’il soit déposé par une institution publique, ainsi que des demandes d’armateurs désirant de se lancer dans l’aqua-tourisme, qui sont toujours pendants dans la wilaya de Tizi-Ouzou. D’où, pour lui, l’impérative nécessité de procéder à la révision de la réglementation sectorielle pour permettre l’élaboration d’un plan d’action sectoriel et aller vers la concrétisation de cette stratégie qui fait partie des engagements pris par l’Algérie avec ses partenaires européens. Au niveau local, le directeur de la pêche et des ressources halieutiques a indiqué qu’il sera nécessaire d’identifier les principales potentialités de la wilaya pour le développement de l’économie bleue et les activités marines, de les caractériser et d’évaluer leurs poids et importances et leurs perspectives de développement. Le conférencier, tout en rappelant que les 80 km de côte de la wilaya et les 100 km de large que compte la partie côtière de la wilaya de Tizi-Ouzou, a indiqué que  la mer ce n’est pas seulement le poisson mais aussi d’autres richesses, notamment la flore marine  comme les algues (Algoculture ou phycoculture)  qui peuvent être valorisées dans les domaines de la médecine et des cosmétiques, les éponges  dans la  parapharmacie et l’industrie et bien d’autres espaces non exploitées jusque-là.  «Le littoral local est des plus préservés au niveau national, de même que son relief accidenté pourra constituer un atout pour le développement de l’économie bleue, mais la wilaya souffre de l’absence de compétences et de porteurs de projets dans le domaine faute d’information et de formation» a-t-il encore souligné. Sur autre registre, le directeur local de la pêche et des ressources halieutiques a indiqué, en réponse à une question sur la mort de plusieurs centaines de poissons au niveau du barrage hydraulique Taksebt, Tizi-Ouzou, et la retenue collinaire Djebla, Ouagnoune, que les analyses effectuées au niveau du laboratoire national de contrôle et de l’analyse des produits de la pêche et de l’aquaculture et de la salubrité des milieux ont révélé une présence de coliformes due à des eaux usées déversées dans la queue du barrage, ce qui signifie, a-t-il expliqué, la présence de matière organique favorisant le développement des micro-algues, phénomènes de l’eutrophisation. La constitution de ces micro-algues provoquera la mort de tout poisson qui passe par la zone infectée, a-t-il précisé en assurant que cela ne présente aucun danger pour la population.  
 Ce phénomène qui s’est produit pour la première fois dans la wilaya de Tizi-Ouzou n’a concerné qu’une surface de 1% de l’étendue totale de ce barrage d’une capacité de stockage de près de 180 millions mètres cubes et qui alimente en eau potable des villages des wilayas de Tizi-Ouzou, Boumerdès et Alger.

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Tigzirt
21 blessés dans le dérapage  d’un bus scolaire

Vingt-et-une personnes ont été légèrement blessées dans un dérapage d’un bus de transport scolaire survenu dans la matinée de jeudi dernier à l'entrée de la ville de Tigzirt, une quarantaine de kilomètres au nord du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou. Selon la cellule de communication de la protection civile, l’accident, survenu non loin du CEM Medjber sis au centre- ville, a consisté en un dérapage d’un bus de transport assurant le ramassage scolaire du village Tifra vers la ville de Tigzirt. La cause de cet accident serait une défaillance du système de freinage. Dix-neuf élèves, dont une lycéenne, âgés entre 11 et 20 ans, ainsi que le conducteur et le receveur du bus ont été évacués à l’hôpital de la même ville où ils ont été pris en charge. 

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Ath Yenni 
Les jeunes se mobilisent contre la prolifération des ordures

Les jeunes bénévoles d'Ath Yanni, une quarantaine de kilomètres à lest du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, organisent depuis plusieurs week-ends des volontariats aux abords des routes menant de  leurs villages à leurs lieux de travail. En effet, ces jeunes, dynamiques et soucieux de l’amélioration du cadre de vie de leurs villages respectifs, se mobilisent chaque vendredi pour nettoyer les abords des routes et sentiers de leur commune afin de préserver leur environnement immédiat  et lui donner une belle image.  vendredi passé, les citoyens de cette commune pionnière dans la confection du bijou en argent, dont la renommée dépasse le territoire national, ont organisé une vaste opération de  nettoyage de la route de Takhoukht vers le lieu dit «Tranché», entrée de cette commune, soit une longueur de plusieurs kilomètres. Des tonnes de différentes ordures, principalement des cannettes et bouteilles de différentes boissons, ont été ramassées lors de cette louable opération coup-de-poing contre la prolifération de déchets jonchant les accotements de nos toutes et enlaidissant les beaux paysages naturels dont est gratifiée la wilaya de Tizi-Ouzou.

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Décharges  sauvages
Principale cause  de la rage

Cinq mille cas de morsures par des animaux, principalement des chiens et des chats, ont été enregistrés au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou du début de l’année au 31 août dernier, a-t-on indiqué à la direction locale de la santé, de la population et de la réforme hospitalière.
Ce nombre est en hausse de pas moins  500 cas de morsures d’animaux domestiques ou sauvages par rapport à  la même période de l’année précédente, a souligné Oulamara Idir, biologiste à la DSPRH, non sans préciser que
« cette situation est alarmante ».
Selon ce dernier, il s’agit dans la plupart des cas de morsures de chiens et chats errants, dont des animaux domestiques enragés. «Toute morsure est suspectée de rage et doit être impérativement suivie de traitement», a-t-il  souligné, en expliquant  que la prolifération des décharges sauvages à travers toutes les localités de la wilaya constitue l’un des facteurs principaux provoquant la rage des animaux domestiques aux contact d’animaux sauvages fréquentant ces décharges.
« Sans l’éradication de ces lieux, il est impossible d’éradiquer ce phénomène d’animaux enragés »,
a-t-il assuré, tant que ces lieux sont fréquentés aussi bien par les animaux domestiques que sauvages, notamment des chacals et singes.
C’est de ce contact quotidien que la rage est transmise entre ces animaux, a encore expliqué le biologiste de la DSPRH, en mettant en exergue l’impérative urgence de l’éradication de toutes ces décharges sauvages  qui se prolifèrent dans les coins et recoins de la wilaya et la vaccination systématique de tous les animaux domestiques.
Dans ce sens, a-t-il indiqué, une instruction a été émise récemment par le wali aux différentes directions locales, dont la santé, l’environnement,  l’éducation, les collectivités locales et les services de sécurité, pour l’intensification de la sensibilisation sur l’obligation de vaccination des animaux domestiques.
Pour les besoins de cette campagne,  près de 1.500 doses de vaccins devraient être distribuées à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la rage coïncidant
avec le 28 septembre.
Des doses qui seront distribuées selon les besoins exprimés par chacune des subdivisions locales,
a-t-il encore indiqué.
La prise en charge d’une victime d’une morsure coûte au trésor public près de 15.000 DA, alors que le prix du coffret de vaccin que reçoit le mordu gratuitement au niveau des structures de santé est de l’ordre de 7.000 DA, a par ailleurs fait savoir Oulamara Idir, non sans insister sur l’impérative nécessité de la vaccination des animaux domestiques pour diminuer et le nombre de cas de morsures et le coût des prises en charge des victimes.


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