mardi 22 octobre 2019 17:33:18

Formulaires de collecte de signatures : L’opération, lancée hier

L’Autorité nationale indépendante (ANI) pour les élections a lancé l’opération de remise des formulaires de collecte des signatures pour les candidats à la candidature de la Présidentielle du 12 décembre prochain.

PUBLIE LE : 19-09-2019 | 0:00
D.R

L’Autorité nationale indépendante (ANI) pour les élections a lancé l’opération de remise des formulaires de collecte des signatures pour les candidats à la candidature de la Présidentielle du 12 décembre prochain.
Contacté par téléphone M. Ali Draâ, responsable de la communication affirme à El Moudjahid que l’ANI entamera «dès aujourd’hui l’opération de transfert et de remise des formulaires de collecte de signatures pour les candidats».
Il faut souligner que l’amendement de la loi organique portant sur le régime électoral a réduit de 10.000 le nombre de signatures individuelles. En effet l’article 142 stipule que «le candidat doit présenter une liste comportant 50.000 signatures individuelles, au moins d’électeurs inscrits sur une liste électorale. Ces signatures doivent être recueillies à travers, au moins vingt-cinq 25 wilayas. Le nombre minimal des signatures exigées pour chacune des wilayas ne saurait être inférieur à 1.200» avec l'annulation de la liste de 600 signatures individuelles d'électeurs
L’article en question exige également que «les signatures soit portées sur un imprimé individuel et légalisé auprès d’un officier public. Lesdits imprimées sont déposés en même temps que l’ensemble du dossier de candidature auprès de l’Autorité nationale indépendante des élections».
Parmi les modifications introduites par le projet de loi, il y lieu de citer «l'obligation pour le concerné de déposer en personne «la déclaration de sa candidature au poste de président de la République auprès du président de l'Autorité nationale indépendante en charge des élections «au lieu du Conseil constitutionnel», ainsi que la condition d'être titulaire d'un diplôme universitaire ou d'un titre équivalent.
L’Autorité des élections a été installé dimanche dernier, avec à son tête l'ancien ministre de la Justice, Mohamed Charfi. Cette autorité hérite aujourd’hui des attributions de quatre départements à savoir celui de la Justice, l’Intérieur, les Affaires étrangères, et le Conseil constitutionnel. Le président de l’Autorité a expliqué sur les ondes de la radio que l’ANI a établi un programme pour le transfert des prérogatives des différents ministères envers notre autorité «selon l’urgence nous allons prendre les dispositions, pour que l’exercice de cette prérogative puisse être assumé par l’autorité».
Concernant, les représentants de l’autorité, M. Charfi a expliqué « malgré que l’autorité fera appel à des agents administratifs, ces derniers seront sous la tutelle de la commission et ne peuvent faire objet d’interférence de la part de qui que ce soit ».
Aussi, cette instance veillera «à la préparation, à l'organisation, à la gestion, à la supervision et à la surveillance des élections». Elle a pour mission de «concrétiser et approfondir la démocratie constitutionnelle et promouvoir le régime électoral conduisant à l'alternance pacifique et démocratique au pouvoir».  Son siège se trouve à Alger
L’Autorité indépendante est constituée, selon la nouvelle loi, d’un conseil, d’un bureau et d’un président.
Elle dispose de démembrements représentés par des délégations de wilayas, assistée de membres des délégations au niveau des communes et des représentations diplomatiques et consulaires. En matière de surveillance des élections, l'Autorité veille à garantir «la transparence et la régularité» du scrutin lors des étapes de sa préparation et de son organisation.
C’est dans ce contexte que son président a affirmé que l’électeur joue aussi un rôle déterminant pour la garantie de la sincérité et la transparence du scrutin. Il explique que «si les citoyens ne participent pas à l’exercice de son droit de vote et à la surveillance des bureaux de vote, comme la loi l’exige», cela compliquera la tâche de l’Autorité. La date du scrutin a été annoncée pour le 12 décembre prochain
Le chef de l’Etat a exhorté lors de son discours adressé à la nation dimanche «à la mobilisation pour faire de ce rendez-vous le point de départ du processus de renouveau de notre Nation, et à œuvrer, massivement et fortement, à la réussite de cette échéance électorale, qui permettra à notre peuple d’élire un nouveau Président qui aura toute la légitimité pour présider aux destinées de notre pays et concrétiser les aspirations de notre peuple».
Tahar Kaidi

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