mercredi 16 octobre 2019 13:36:38
D.R

Plus qu’un motif d’espoir pour des lendemains meilleurs, la prochaine élection présidentielle est «le vœu de la majorité des Algériens», a indiqué, hier à Alger,  le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Hassan Rabehi. Il estime en effet que ce rendez-vous constitue «la voie salutaire pour permettre à notre pays de consolider sa stabilité et de réunir les conditions de son développement au mieux des intérêts de notre peuple».

Présidant la cérémonie d’installation du jury de la 5e édition du Prix du journaliste professionnel, il a mis en relief l’impact important du prochain scrutin à la magistrature suprême qui intervient, dit-il, «dans un contexte d’instauration d’une véritable démocratie». «Cela exige la conjugaison des efforts de tous les citoyens pour garantir le droit des prochaines générations à la stabilité et au développement dans divers domaines», a-t-il poursuivi, mettant l’accent sur le caractère déterminant de la prochaine échéance électorale devant permettre de rebâtir le pays sur des bases saines et solides et de tracer ainsi la voie à un meilleur avenir pour tous.
Le ministre ne manquera pas aussi de rappeler les larges prérogatives dont jouit l’autorité indépendante des élections dont les membres ont été désignés cette semaine après l’adoption de la loi y afférente au Parlement. Il précisera dans sa réponse à une question d’El Moudjahid que l’invitation des observateurs internationaux relève des compétences de cette même structure ayant pour mission d’assurer l’organisation d’un scrutin honnête et crédible.
«Cette autorité est à la fois indépendante et souveraine dans ses décisions, ce qui certifie d’une réelle volonté de l’Etat de répondre aux revendications du peuple», a-t-il ajouté. Le ministre a par ailleurs rendu un vibrant hommage à l’institution militaire qui «a apporté une contribution significative et a assuré un accompagnement certain aux revendications du peuple algérien, lesquelles sont consacrées dans tous les textes légaux, administratifs et politiques». Des textes qui constituent, explique-t-il «une assise sur laquelle vont se dérouler les prochaines élections». En prévision de ce rendez-vous, il se dit aussi confiant de la capacité des médias à assurer un meilleur accompagnement de ce processus dont il est attendu de transcender un contexte de crise qui n’a que trop duré et de remettre le pays sur la voie du progrès.

Les vertus du dialogue, thème de la 5e édition du Prix  du journaliste professionnel

     La 5e édition du Prix du journaliste professionnel coïncide avec «la conjoncture cruciale» que traverse l’Algérie pour amorcer une nouvelle ère permettant une rupture radicale avec des dépassements qui auraient pu provoquer une fitna dans le pays, n’était la providence divine, la vigilance et les sacrifices de tous les fidèles, avec à leur tête les forces de l’ANP», a soutenu M. Rabehi.
     «Les premiers jalons de cette nouvelle ère ont été instaurés en adoptant le dialogue, en tant que moyen civilisé de débat et de proposition positive autour des priorités imminentes de la nation, particulièrement l’organisation de l’élection présidentielle en décembre prochain pour trouver une issue à la crise que les ennemis de l’Algérie veulent faire perdurer», a-t-il ajouté. Il enchaîne en saluant «la contribution de l’Instance nationale de dialogue et de médiation dans l’avancement du processus de dialogue qui a permis de mettre en place deux lois organiques relatives à l’Autorité nationale indépendante des élections et au régime électoral, non sans rappeler l’appui et l’accompagnement de l’institution militaire à ce processus. Il se félicite aussi de la contribution des journalistes des secteurs public et privé à la sensibilisation à l’importance du dialogue national dans la préservation de l’intérêt suprême du pays ainsi qu’à l’impératif d’aller sans délai vers une élection présidentielle démocratique. «Dans cette conjoncture sensible, la corporation a, comme à l’accoutumée, accompli son devoir national et professionnel en assurant la couverture et le suivi médiatiques des événements nationaux», a-t-il souligné.
     Il a estimé que la compétition ouverte aux journalistes professionnels des différents médias réaffirmera leur engagement «constant» à l’égard des questions nationales et leur accompagnement des aspirations du peuple, relevant que cette contribution, de par leur haut niveau de professionnalisme «hissera le niveau de la compétition soumise à l’évaluation des membres du jury».
     Présidé par le directeur de l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de l’information, le Pr Abdeslam Benzaoui, le jury est constitué de Khadidja Khelifi, représentant le ministère de la Communication, Mahdia Belmessek, représentante du ministère des Finances, Mohmmed Kechroud, représentant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et Hassen Mandjour, représentant du ministère de la Culture. Le ministre se dit convaincu que cette  édition «incitera davantage le journaliste professionnel à poursuivre sa mission, notamment en prévision de l’échéance présidentielle du 12 décembre».

Le gouvernement a accompli des réalisations cruciales

M. Hassan Rabehi s’est félicité par ailleurs des réalisations du gouvernement dirigé par le Premier ministre, Noureddine Bedoui. Des réalisations qu’il a qualifiées de «cruciales qu’aucun autre gouvernement n’a réussi depuis des années». Il réplique ainsi à ceux qui réclament le départ de l’exécutif précisant qu’une telle revendication relève d’une ingratitude eu égard, une fois de plus, aux prouesses qu’il a accomplies dans plusieurs domaines d’activité.
«Nous sommes un gouvernement de décisions et non pas uniquement de gestion des affaires courantes», a-t-il poursuivi. Autre annonce faite par M. Rabehi, celle portant sur la présentation prochaine au gouvernement des nouveaux textes de loi élaborés par son département où il est question notamment de nouveaux amendements de la loi relative à la communication et ce en vue de parer aux carences qui persistent encore dans ce domaine et de revaloriser l’aspect socioprofessionnel du journaliste que le ministre ne manquera pas de qualifié de «noble métier».
     En ce sens, il a assuré que toutes les observations et remarques émises pars les partenaires et professionnels du secteur ont été prises en considération dans le sens de cet enrichissement.
Karim Aoudia
 
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions