mercredi 16 octobre 2019 13:36:28

Nouvelles de Sétif, Le wali au cœur des Babors : La proximité au service du développement

Une Bibliothèque : Sonore pour les jeunes handicapés visuels

PUBLIE LE : 18-09-2019 | 0:00
Ph. : Dj. Krache

Le wali au cœur des Babors
La proximité au service  du développement

Babors ! Ceux qui n’ont pas connu et vécu dans leur chair les souffrances endurées par les populations de cette région montagneuse, culminant à plus de 2.000 m, aux confins des wilayas de Jijel et de Béjaïa, et frappée de plein fouet par les affres de la décennie noire, ne peuvent mesurer les effets de la paix et de la sécurité retrouvées, qui prévalent aujourd’hui sur ces hauteurs que bien des actions de développement auront également impactées.

Sur ce plan, l’état n’a pas été absent et a mis en œuvre bien des opérations dans cette région complexe, éparse, forte de surcroit de près de 26 agglomérations secondaires, à l’instar de Beni Bezaz, Beni Meloul, Chorfa, Djaâfra, El Djouada, Oued Afra et Tazrout où les populations aspiraient sans répit au progrès dans ces zones, mais que visiblement un déficit de communication aura affecté. C’est sans doute à ce titre que le wali Mohamed Belkateb, abondant dans le sens de sa dynamique de proximité et d’une démarche tendant à sillonner les différentes contrées de la wilaya, s’est rendu dans cette zone montagneuse pour constater de visu la situation du développement local, aller au contact des citoyens et prendre les mesures qui s’imposent.
Dans la commune de Serdj el Ghoul, le wali, accompagné du secrétaire général de la wilaya et de directeurs du conseil de wilaya, inspectera un lycée édifié en 2016, d’une capacité de 1.000 places dont 200 en régime demi-pension. Un établissement d’une telle envergure que n’occupent pour le moment que 140 élèves, dont 84 filles, avec de très bons résultats au baccalauréat. Une infrastructure pédagogique dotée de toutes les commodités qui permet ainsi de stabiliser les élèves de cette commune et celles environnantes, leur épargner les déplacements vers le chef-lieu de daira et surtout inciter les parents à scolariser leurs filles. Un établissement où le wali écoutera les citoyens qui n’en demandaient pas tant quand ce même responsable leur annoncera que l’opération de raccordement du village de Timedouine au gaz naturel était inscrite et que les travaux financés sur le budget de wilaya pour plus de 10 milliards de centimes allaient débuter dans les jours à venir. pour le renforcement de l’AEP de Bourdim, le directeur des ressources en eau se rendra sur les lieux pour lever cette contrainte. Il mettra à profit cette rencontre pour faire état des vertus du dialogue et de la nécessaire  mobilisation de toutes les forces vives de la nation dans cette conjoncture, avant de visiter, non loin de là, une salle de sport achevée à 100% et rattachée au lycée. Comme il visitera le nouveau complexe sportif de proximité de Serdj el Ghoul doté de toutes les commodités et donnera son accord pour la réalisation d’un second terrain à Timedouine. Il prendra connaissance du projet d’amélioration urbaine de ce chef-lieu de la commune, qui date du programme complémentaire de 2013 où le wali déplorera ce retard et instruira l’entreprise à renforcer ce chantier dans une commune où le programme en cours compte 10 opérations pour les PCD pour une enveloppe de 123 476 000 DA.
Dans la commune de Babor, le wali, qui se rendra sur le projet de réhabilitation sur le CW 137 pour un montant de 14 milliards de centimes, insistera particulièrement sur l’aspect qualitatif des travaux et sera dans ce contexte sans concession sur le volet inhérent à la finition de ce projet qui s’étale sur 14 km. Il instruira,  par ailleurs, les responsables concernés pour la remise des 90 logements LPL le premier novembre, et ne manquera pas d’exprimer sa satisfaction face à cette initiative de transformer un ancien hangar en salle de sport où il assistera aux premiers entraînements des enfants de cette commune. Des rencontres consacrées par la même aux citoyens dont les préoccupations porteront sur le renforcement de l’alimentation en eau potable, la reprise du stade qui a subi d’importants glissements et la réalisation d’un hôpital.

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Une Bibliothèque
Sonore pour les jeunes  handicapés visuels

si la dernière rentrée scolaire a permis a près de un demi-million d’élèves, dont plus de 43 000 nouveaux inscrits en première année fondamentale et 22.676 dans l’enseignement préparatoire, de rejoindre les bancs du savoir, elle a été également marquée par l’accueil d’un nombre important d’élèves aux besoins spécifiques qui sont structurés au niveau des différentes écoles et parviennent chaque année à réaliser d’excellents résultats aux examens scolaires. Dans ce contexte, l’école des jeunes handicapés visuels est un exemple en la matière, autant par ses commodités, ses équipements que par la volonté que ces jeunes potaches, filles et garçons, venus de tous les coins de cette wilaya, déploient pour relever chaque année bien des défis dans leur scolarité mais surtout s’imposer sur ce terrain au même titre que ceux qui ont toutes leurs facultés. Comment sinon expliquer que sur les 188 lauréats qui se sont distingués aux différents examens scolaires de fin d’études primaires, du BEM et du baccalauréat et qui ont été honorés cette année, 33 d’entre eux sont des élèves aux besoins spécifiques qui sont parvenus à décrocher des résultats bel et bien supérieurs à la moyenne. L’accueil qui a été réservé récemment au wali Mohamed Belkateb, accompagné de la directrice de l’action sociale et de la solidarité et du directeur de l’éducation, par ces jeunes aveugles dans leur école, implantée à la cité Tilden, à Seti, était hautement significatif de cette volonté et cette détermination. Dans une ambiance débordant d’émotion, une élève, sublimement bien habillée et coiffée, comme une grande, s’est dirigée vers le premier responsable de cette wilaya pour lui offrir un bouquet de roses. Le sourire débordant d’espoir, elle exprimera sa gratitude à ce responsable qui la prendra dans ses bras pour ensuite faire un bout de chemin avec elle. Un moment symbolique à l’issue duquel les 20 élèves de l’enseignement primaire et les 23 autres du moyen seront d’autant plus heureux de cette bibliothèque sonore que leur offrira le wali en guise de cadeau.

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De Timelouka à Aïn Messaoud
Déficit de Communication

Timelouka est une des agglomérations secondaires de la daira de Ain Arnet où le developpement local semble visiblement avoir marqué le pas au moment où des enveloppes conséquentes sont pourtant consenties aux communes sur les PCD, le FCCL  et le sectoriel. Il se trouve que les lenteurs induites par des attitudes bureaucratiques subsistent parfois, tout comme l’absence de proximité et surtout de communication qui mènent à des incompréhensions que seul le dialogue constamment entretenu avec les populations peut aider à rétablir cette relation de confiance entre l’élu et le citoyen. Un déficit de communication qui a donc conduit ces derniers jours les citoyens de cette agglomération secondaire à fermer, se souvient-t-on, la route menant vers l’aéroport du 8-Mai 1945 et faire état d’une série de revendications dont le projet de l’aménagement urbain. La visite effectuée récemment dans cette agglomération de quelque 2.000 habitants par le wali, qui ne cesse depuis son arrivée dans cette wilaya à faire dans la proximité et aller au contact des populations, a permis de lever le voile sur cette faille et entendre dire par le président d’APC de Ain Arnet que «l’assemblée a inscrit 4 milliards de centimes pour Timelouka sur les PCD et le reste, soit 1,5 milliard de centimes, sera déboursé par la commune». les procédures suivent normalement leur cours, ajoutera-t-il. Visiblement excédé, le wali déplorera ces lenteurs et ordonnera —à la grande satisfaction de la population— que les travaux soient entamés le plus vite possible en faisant état de sa disponibilité à agir en cas de besoins supplémentaires sur le budget de wilaya, non sans ajouter que l’environnement de l’aéroport devait en effet être du niveau requis. Une rencontre qui ne manquera pas de susciter la satisfaction des citoyens de ce village avec lesquels le wali s’entretiendra longuement dans un climat de respect mutuel. il se rendra également à Ain Messaoud, un autre village de cette même daira, où il prendra les décisions qui s’imposent suite aux préoccupations exposées, ordonnant par la même le début des travaux d’un projet d’amélioration urbaine de 14 milliards de centimes pour la première tranche. Mohamed Belkateb, là où il passera, insistera particulièrement sur l’impact du dialogue et fera état de sa disponibilité à rencontrer autant de fois qu’il le faudra les citoyens, appelant par la même les élus et les responsables exécutifs à aller constamment vers les populations, car la nature a horreur du vide.

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L’Université Lamine-Debaghine Sétif 2 rayonne

L’université Mohamed-Lamine Debaghine Sétif 2, qui a mis le cap sur l’international ces dernières années, aussi jeune soit-t-elle, vient de se distinguer une nouvelle fois avec une coordination principale du projet de création des capacités institutionnelles d’intégration des réfugiés dans l’enseignement supérieur (Ci–Res), un des programmes les plus convoités en Europe, Erasmus+.
Cette distinction fait suite à la rédaction et la soumission de ce projet par le professeur Naouel Abdelatif Mami, vice-recteur chargée des relations extérieures de cette université, après l’appel à candidature ouvert durant la période s’étalant entre les mois d’octobre et février 2019 et une sélection rigoureuse parmi les 840 projets internationaux, et sur lesquels 132 présentés par des professeurs du monde entier ont été acceptés pour un financement.
Visiblement fière d’une telle réalisation qui s’inscrit dans la dynamique qu’elle a su imprégner à l’université Sétif 2 et qui lui a valu plus d’une reconnaissance sur le plan international, Naouel Abdelatif Mami, qui passe pour être un élément dynamique dans la réalisation du programme ABDEM à la tête d’une équipe résolument ouverte sur l’international, souligne que «ce projet, qui démarrera au mois de janvier à venir, a été développé avec un ensemble de partenaires, 5 d’Algérie, parmi lesquels les université de Ouargla, Tizi Ouzou, Béjaia, avec le ministère de l’enseignement supérieur comme partenaire à part entière  et 5 d’Europe. il s’agit des universités espagnoles de Coruna et de la Rioja, Bergamo et UNIMED (Italie) ainsi que l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (France).
Notre interlocutrice explique  que les motivations pour l’élaboration d’un tel projet structurel émanent des priorités nationales développées dans les sciences humaines et sociales et la nécessité de prendre action au profit des réfugiés par la création de capacités institutionnelles qui vont dans le sens de la régularisation de leur statut et partant, leur intégration effective au sein des établissements de l’enseignement supérieur algérien.
Comme elle souligne que le Ci-Res répond à l’urgence et la nécessité de traiter le problème de l’intégration des réfugiés dans les universités algériennes à travers la reformulation et /ou la création de capacités institutionnelles visant l’accès et l’intégration de ces derniers dans l’enseignement supérieur. Un projet dont la pertinence passe par le travail en amont qu’il apportera dans l’enseignement supérieur avec la participation des étudiants algériens pour renforcer le dialogue interculturel et le respect des droits de l’homme au sein de l’université algérienne.

 

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