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1er colloque national d’hygiène et de gestion des déchets hospitaliers : Les professionnels tirent la sonnette d’alarme

La problématique de l’hygiène et de la gestion des déchets de soins à risques infectieux (DASRI) en milieu hospitalier a été au centre des débats, hier, lors de l’ouverture du premier colloque qui lui a été consacré.

PUBLIE LE : 10-07-2011 | 19:15

La problématique de l’hygiène et de la gestion des déchets de soins à risques infectieux (DASRI) en milieu hospitalier a été au centre des débats, hier, lors de l’ouverture du premier colloque qui lui a été consacré.
Selon le président de l’Association nationale des laboratoires d’analyse médicale, Dr Ould Hachmi,  l’ ancienne méthode d’incinération des déchets hospitaliers, une méthode qui continue d’être utilisée en Algérie, va créer, sans aucun doute un danger pour la santé publique.
Il a souligné le fait que si les déchets spéciaux ne sont pas transportés et éliminés correctement, «ceux-ci vont devenir un véritable danger pour la santé des citoyens», ceci d’autant que, selon lui, la population hospitalière augmente de plus en plus.
Allant plus loin,  le Dr Ould Hachmi a expliqué le fait, qu’en plus de l’augmentation des déchets hospitaliers, à cause du nombre de plus en plus important d’interventions en tous genres, c’est le personnel des milieux de soins qui est particulièrement exposé aux risques d’infections, ce que l’on appelle communément, «les risques professionnels» et qui peuvent se produire, par simple contact avec les patients, «du fait d’une manipulation imprudente ou simplement parce qu’il vit dans une ambiance particulièrement malsaine», dira-t-il précisant que l’infection n’est pas due uniquement au simple contact, mais également aux déchets issus des activités de diagnostic.
Aussi, afin de venir à bout de ce problème qui menace la santé des citoyens, les spécialistes du secteur préconisent, «l’utilisation de la haute technologie dans l’incinération des déchets». D’ailleurs, à l’ouverture du colloque, l’organisateur de l’événement M. Benbetka a souligné que celui-ci a pour objectif de sensibiliser les risques qui menacent la santé humaine et l’environnement.
4.000 tonnes de déchets traités en 2010  
Dans ce contexte, Ait Chalal Zoulikha, ingénieur au niveau de la direction de l’environnement de la wilaya d’Alger, a déclaré qu’une étude sur la gestion des déchets de soins DAS a été lancée récemment au niveau de la capitale, l’objectif principal de celle-ci  est de proposer une solution intégrée de gestion de déchets d’activité de soins. Cette étude a, selon elle, mis en évidence, la méthode la mieux adaptée à la wilaya d’Alger et ce, conformément aux dispositions réglementaires et les lois en vigueur  à  savoir la loi N° 01.19 du 12 décembre 2001 relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des déchets et le décret N03-477 du 9 décembre 2003 fixant les modalités de gestion des déchets d’activités de soins.  Ceci pour dire l’importance qu’accordent les pouvoirs publics à cet aspect de la santé publique.  Elle a fait savoir que, le nombre d’installation de traitement des déchets d’activité de soins dans l’ensemble des établissements de santé de la capitale, tant privés que publics, sont constitués, pour la plupart, fours traditionnels.
Concernant, la quantité des déchets d’activité de soins à risque infectieux (DASRI) générée en 2010,  Ait Chalal a souligné que celle-ci est estimée 4.000 tonnes . La quantité des déchets toxiques est pour sa part, non quantifiée, comme c’est le cas pour le rejet dans l’évier sans traitement préalable.
 Quant à la réglementation sur la gestion des DAS au niveau des hôpitaux, elle a indiqué que  celle-ci n’est malheureusement pas complète, «elle doit donc être révisée et complétée».  Au niveau des pratiques de gestion des DAS, notre interlocutrice a signalé que les enquêtes ont mis en évidence des pratiques non conformes aux pratiques universelles d’hygiène hospitalière et des lacunes graves et importantes ont été mises à jour, telles que l’absence de collecteurs fiables, l’inexistence de tri, ce qui handicape, selon lui, l’identification et la quantification des déchets notamment les déchets d’activité de soins, etc.
Par ailleurs, afin de répondre à cette problématique l’ingénieur nous a indiqué qu’il faut réviser et renforcer le dispositif réglementaire et normatif actuel et son application, la formation du personnels et protocole de tri, etc.
Makhlouf A.

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