lundi 23 septembre 2019 03:42:48

LPP : Les souscripteurs montent au créneau

Retard dans la réalisation, mauvaise qualité des travaux, affectations des sites d’une façon anarchique et prix excessif du m2, sont parmi les doléances présentées par les souscripteurs.

PUBLIE LE : 12-09-2019 | 0:00
D.R
Retard dans la réalisation, mauvaise qualité des travaux, affectations des sites d’une façon anarchique et prix excessif du m2, sont parmi les doléances présentées par les souscripteurs. 
La Coordination nationale des souscripteurs LPP, sous tutelle de l’Organisation algérienne de protection et d'orientation du consommateur (APOCE), a organisé, hier, un point de presse portant sur le secteur de l'Habitat, et notamment les programmes de logement des formules AADL et LPP. Une rencontre consacrée pour présenter les doléances et préoccupations des souscripteurs, et qui s’est tenue au siège de l'Union nationale des personnels de l’Éducation et de la formation -UNPEF à Alger.
«La coordination, à travers ce point de presse, a voulu rendre publics le désarroi et le calvaire des souscripteurs du programme LPP qui s’estiment lésés par les pouvoirs publics», a ainsi indiqué le président de cette instance. Selon lui, ceux-ci «ne respectent pas vraiment le cahier des charges». Dans son intervention, Reda Melat a appelé les pouvoirs publics à revoir les conditions d’acceptation des dossiers des souscripteurs, particulièrement pour les personnes exclues, «surtout lorsque l’on sait que la formule LPP est purement commerciale. Il faut revoir également la tarification du mètre carré selon le coût réel de la réalisation du logement qui devrait répondre d’une manière équitable aux normes selon les régions. Il faut aussi imposer un contrôle strict sur la qualité de la réalisation». 
Dans ce contexte, il précise que le ministère de tutelle devrait également revoir les conditions d’orientations et des choix des sites selon les vœux des souscripteurs, et autoriser la catégorie des retraités et les recalés de la formule AADL 1 à s’inscrire dans la formule LPA.
De son côté, Akli Belhocine, chargé de la communication de la coordination, précise que «la coordination regrette cependant que le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville ait fermé toutes les portes du dialogue pour trouver des solutions aux problèmes des souscripteurs des logements LPP», soulignant que «le gouvernement appelle continuellement à dynamiser le dialogue pour solutionner tous les problèmes sociaux, économiques et politiques du pays». Une situation qui poussera le bureau exécutif de la coordination, suite à un sondage effectué auprès des souscripteurs, à prendre certaines mesures, telles que le boycott des souscripteurs convoqués pour payer la dernière tranche du processus de paiement, afin de réexaminer les demandes des abonnés.
La coordination a également décidé de porter plainte devant la justice, pour «corruption et mauvaise gestion des projets au niveau du ministère et de l’ENPI (Entreprise Nationale de Promotion Immobilière). Une plainte appuyée par des preuves et des dossiers étayés». 
Djamel Touati, avocat et membre de la coordination, parlera, lui, des critères d’affectation vers les sites. Selon lui, «l’entreprise n’a respecté aucun critère dans l’attribution des sites, notamment l’adresse de résidence et du lieu de travail du souscripteur».
En effet, les critères du lieu de travail et de résidence n’ont pas été respectés, contrairement à ce que le ministre avait assuré. «L’ENPI a pris uniquement en compte la date du paiement.» 
Concernant la qualité des logements, le président de cette coordination n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, pour expliquer que «cette formule, censée être de haut standing, est très loin du standing qu’on a promis. C’est même du très bas standing. Les logements sociaux sont de qualité meilleure», a-t-il indiqué.
Selon lui, les matériaux utilisés ne sont pas de haut de gamme. «Rien à voir avec le rêve que l’on nous a vendu», expliquant que «la faïence et le carrelage sont de qualité basique, les finitions laissent à désirer et la tuyauterie est apparente».
«La cuisine est censée être toute équipée, alors que ce n’est pas le cas !» poursuit-il.
La coordination appelle tous les souscripteurs du programme LPP à «serrer les rangs» et à être «solidaires», pour concrétiser les mesures prises par le bureau exécutif sur terrain. 
 D’autre part, la coordination espère «une intervention des hautes sphères de l’État, afin de reconsidérer les revendications légitimes des souscripteurs qui ont déjà payé des sommes considérables de leurs salaires». 
Pour rappel, 121 projets ont été inscrits par le ministère de l’Habitat concernant le programme LPP, destiné à 45.000 souscripteurs dans 37 wilayas. Depuis 2013, l’année de lancement de la formule, 20.000 logements ont été réalisés. 
Mohamed Mendaci
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