lundi 23 septembre 2019 03:39:32

GRAND ANGLE : Pour quelle finalité ?

Décidément, le président américain ne finira pas de surprendre. Sa dernière décision annoncée, comme de coutume, via son canal préféré, twitter, le confirme.

PUBLIE LE : 12-09-2019 | 0:00
D.R
Décidément, le président américain ne finira pas de surprendre. Sa dernière décision annoncée, comme de coutume, via son canal préféré, twitter, le confirme. D’un simple twitt, il a annoncé le limogeage de son conseiller à la sécurité. «J'ai informé John Bolton hier soir que nous n'avions plus besoin de ses services à la Maison Blanche», a tweeté M. Trump. «J'étais en désaccord avec nombre de ses suggestions, comme d'autres au sein de cette administration». «J'ai demandé à John sa démission, elle m'a été remise (…)», a ajouté le président, assurant qu'il nommerait son successeur la semaine prochaine. Sauf que les désaccords entre les deux hommes ne datent pas de ce mardi, date du limogeage. Ils sont anciens et portent principalement sur les dossiers les plus sensibles de l’heure : Iran, Afghanistan, Corée du Nord, Venezuela. Dès lors que s’est-il passé pour que le président en arrive à cette extrême ? Donald Trump a-t-il estimé que John Bolton est finalement de mauvais conseil et que son approche préconisée pour des dossiers stratégiques n’était pas la plus appropriée ? Peut-être. D’autant que le président américain, en dépit de ses envolées verbales et de ses tweets menaçants, n’a jamais franchi la ligne rouge. Il serait plus partisan de la surenchère. Sa gestion de la relation avec la Corée du Nord en est le parfait exemple. Est-ce la raison pour laquelle il a fini par se séparer de son conseiller à la sécurité, partisan lui d’une ligne dure ? A-t-il fini par admettre que le belliciste Bolton risquait de la pousser vers l’irréparable ? 
«Depuis le début, deux voix murmuraient à l'oreille de Donald Trump : celle recommandant la diplomatie et mettant en garde contre le conflit, et celle poussant à la belligérance et mettant en garde contre le risque d'apparaître faible», résumait Robert Malley, président de l'International Crisis Group. Et d’ajouter qu’ «avec le départ de Bolton, la deuxième a incontestablement perdu son principal avocat. Cela pourrait créer de nouvelles opportunités diplomatiques sur l'Iran, l'Afghanistan, la Corée du Nord et le Venezuela. Espérons que le président les saisira». L’annonce d’un responsable américain selon laquelle le président Trump est disposé à rencontrer son homologue iranien «sans conditions préalables» est aussi un autre signe qui tendrait à faire croire à un recentrage, sur certains dossiers du moins, de la politique étrangère américaine. Les prochains jours diront si cette analyse s’est avérée juste.
Nadia K.
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