Virée dans la mégalopole américaine (3) : Cap sur Miss Liberty

Après avoir visité Wall Street, l’un des centres les plus importants de la finance mondiale (qui se trouve au cœur même de «Lower Manhattan» ou «Downtown Manhattan» “le sud de l’île”)
PUBLIE LE : 12-09-2019 | 0:00

Après avoir visité Wall Street, l’un des centres les plus importants de la finance mondiale (qui se trouve au cœur même de «Lower Manhattan» ou «Downtown Manhattan» “le sud de l’île”), de même que le mémorial national du 11 septembre sur le site des «défuntes» tours jumelles du World Trade Center, nous pouvons disposer à nouveau d’un peu de temps libre pour nous promener dans les quartiers légendaires de SoHo, Chinatown et «Little Italie» (Petite Italie). 
 
En se dirigeant à pied vers le sud de l’île, bien entendu dans ce qu’on appelle ici «Lower Manhattan», ou «Downtown Manhattan (le sud de l’île), on commence d’abord par le quartier dit SoHo : Ici on a pu savoir, grâce à notre guide canadienne, que l’appellation en question —»South (sud) de Houston Street», contractée en SoHo— émarge au nord de Canal Street, entre l'»Hudson River» (la rivière Hudson) et Lafayette Street. Toujours selon notre guide, SoHo a été un quartier industriel jusqu'aux années 60, puis de nombreux artistes sont venus y occuper d'anciens dépôts transformés en spacieux lofts bradés. Dans le sillage de ces artistes se sont installés des galeristes, puis des boutiquiers. Désormais le secteur est très visité, même si la plupart des artistes sont entretemps partis ailleurs. Ce qu’il y a de remarquable dans SoHo, c’est qu’il est paré, notamment sur Greene Street, d'une remarquable architecture en fer forgé.
Après SoHo, et au fil de la promenade dans le Dowtown (sud de Manhattan), voici l’autre quartier adjacent, celui de Chinatown. Ah, Chinatown ! Quelle Histoire, quelle épopée…, en tout cas de celles qui confinent à la légende, car elles ont tant bercé notre jeunesse de cinéphiles précoces. De notre «embardée» à Chinatown donc, où on a pu faire quelques emplettes abordables pour les bourses respectives, que peut-on retenir si ce n’est, un peu comme on s’y attendait, l’atmosphère exotique et mystérieuse de ce quartier. Un peu comme si on avait été en Chine même, sauf qu’ici ça parle plutôt anglo-américain, surtout aux alentours de Mott et Canal Streets, qu’on a malgré tout parcouru allègrement et pour cause : il s’agissait de se rendre aussitôt dans un autre quartier adjacent et tout aussi attractif : la soi-disant «vieillissante Little Italy» ; et cela, tenez-vous bien, selon un commentaire émanant d’un voisin canadien de siège dans le bus. 
La statue de la liberté, un cadeau légendaire offert par la France
 
La «vieillissante Little Italy» donc, certes quelque peu grignotée par Chinatown ; ce qui n’est pas du tout surprenant. Mais de là à dire «vieillissante»… Il faudrait vraiment avoir visité le quartier d’un bout à l’autre, quartier qui n’est pas juste une rue, pour s’apercevoir que les Italo-américains sont partout dans ce quartier—»leur»— quartier, et qu’il suffit de se trouver à n’importe quel endroit, dans Little Italy, pour se croire vraiment à Naples, à Rome ou à Florence… Preuve en est, le restaurant dans lequel nous avons déjeuné. D’abord l’enseigne : «Nico», autrement dit tout ce qu’il y a de plus italien comme appellation. Et puis le menu : spécialités italiennes à 90%. Mais quels plats ! Un véritable délice, du reste reconnu unanimement par les six commensaux que nous étions ce jour-là. On n’ira pas tout de même jusqu’à dire que c’est mieux qu’en Italie mère, mais… c’est presque… Faut pas oublier qu’en matière de gastronomie, avec les Italiens, ça ne plaisante pas… Même à Manhattan. Alors…
Reste maintenant la cerise sur le gâteau : eh bien, elle viendra encore une fois du sud de l’île de Manhattan, où se trouve notamment —sur une autre île— la Statue de la Liberté, porte d’entrée obligatoire pour les émigrants, il est vrai ; et ce, jusqu’à l’avènement de l’avion. Pour approcher le plus possible cette statue légendaire, qui elle-même, disions-nous, se situe sur une autre île au sud du sud de Manhattan, il nous a fallu emprunter un car-ferry qui fait régulièrement la navette entre l’île de Manhattan et cette île en question. Bien entendu la traversée a été des plus agréables, compte tenu du beau temps qui, ce jour-là, régnait partout sur les lieux. Il faut dire, de ce côté-là, que le ciel a été plutôt clément envers nous. 
Et nous voilà enfin, après quelques minutes qui nous ont entretemps permis d’admirer Manhattan à partir de la mer, tout près —quelques mètres à peine— de ce dont on a toujours rêvé de voir, depuis notre plus tendre adolescence : la Statue de la liberté ! Quelle majestueuse et impressionnante sculpture ! A la mesure, faut-il l’admettre, de la grande nation étasunienne. Ici il faut savoir que l’un des réalisateurs de cette statue, car il en a conçu l’armature métallique, n’est autre que Gustave Eiffel, le réalisateur de la tour qui porte son nom à Paris. Voilà pour ce qui est de la statue de la liberté, dont on retiendra un souvenir impérissable. En attendant, bien sûr, d’autres grandes surprises à venir, concernant notre fabuleux séjour new-yorkais.
Kamel Bouslama

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